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Un début de semaine

Une balade bien planifiée

En ce début de semaine j’avais prévu un grand tour en auto jusqu’à la Nouvelle Orléans. Près de 3000 km en une semaine. Finalement, au vu de la météo, j’ai opté pour une balade plus courte, une simple visite sur la côte du Golfe du Mexique.

Destination Naples

Pas vraiment avenant le temps. Le jour choisi coïncide avec l’arrivée d’un front froid sur une atmosphère chaude et humide. Voila le résultat.Arrivé sur place, la pluie reste présente, en revanche les pélicans s’en foutent, ils pêchent.Dépité, j’ai quitté Naples pour Port Richey où j’avais réservé un hôtel. Peu avant le coucher du soleil, une escadrille de pélicans descend vers le sud, probablement chassée par la vague de froid : au coucher du soleil, par un glacial vent de nord, il ne fait plus que 22°.Reste à apprécier le coucher de soleil et dîner sur le bord de la plage.

Voyage retour

Le lendemain matin, j’abandonne l’idée de retourner à Naples, le temps s’est certes amélioré, l’envie n’y est plus. Retour à la maison par les chemins vicinaux.

Rappel de ce que Jean Yann pensait des chemins de travers.

Résultat d’un choix douteux

Erreur funeste, Jean Yann affirmait “J’aime pas les départementales”, il avait raison. Ce n’est pas sur l’autoroute que des clous malveillants auraient attaqué un pôvre pneu.

Cet incident conclut un voyage raté pour cause de météo peu favorable.
Cerise sur le gâteau, la roue de secours est naturellement dégonflée. La Totale.

Heureusement Mc Giver dispose d’un petit compresseur. “Be prepared” comme ils disent ici. J’ai pu gonfler la roue de secours et rejoindre mon fournisseur de pneus préféré. Le clou mal placé ne permettra pas la réparation du pneu. Résultat, un train de pneus neufs à l’arrière.

Si pour certains Capri c’est fini, pour moi Naples c’est à refaire.

Ça plane pour moi

Un jour comme un autre

Ce matin, vendredi  27 octobre, vague de froid sur la Floride, la température est tombée en dessous de 25°. Malgré des averses de ciel bleu, j’ai décidé de pointer le museau dehors.

Direction Homestead et son terrain. Une petite heure de route de ma base pour rejoindre une école de pilotage planeur. J’y suis allé au flanc, même pas téléphoné. Coup de bol, une permanence était assurée.

Tarifs clairement affichés. Pas si onéreux, j’aurais peut-être dû débuter par là : écolo, politiquement correct.D’accord, le Club-House n’est pas aussi sympa que celui de l’ACHC de Visan, pas de bar, pas de salle pilotes, pas de cuisine. Un peu rustre.Après le planeur, le tracteur, un machin agricole reconverti.Avant de me lancer, j’ai laissé de courageux aviateurs tenter leur chance. Vent pile dans l’axe, 10 à 15kt, pas de turbulences. Je me sens prêt à tenter ma chance.Si en avion je suis assis à gauche, ici je prends la place avant.YAPLUKA. Pas de panique, le tronc d’arbre entre le tracteur et moi n’en est pas un, c’est le brin de laine qui donne la symétrie des écoulements. Donc décollage pris en charge par le moniteur assis derrière.C’est parti. Le tableau de bord change de mon CTLS. Super simplifié le planeur. Rien pour le moteur, normal, il n’y en a pas. Le minimum syndical, un badin, un horamètre, le vario, l’altimètre, un compas plus que rustique et pas de trim. Ok, je n’ai pas fait le décollage ni la montée. J’ai pris la main une fois le largage effectué. Ce jour là, pour mon premier vol en planeur, les pompes étaient avec moi. Veuillez noter SVP que le vario indique +200ft/min. Tout seul comme un grand, avec l’aide des rapaces du coin qui tournaient dans les ascendances,  j’ai réussi à gagner près de 500 pieds. Le PIED !Fier comme un petit ban, l’Artaban aura aussi essayé de piloter au manche, sans le palonnier. Une cata, le lacet inverse me rappelle les règles élémentaires et m’impose de mettre du pied. Je me plie donc à la mécanique de vol du jouet, du pied coordonné au manche. Fastoche.Plat comme la main, cela me change des paysages du Vaucluse.Après une petite demi-heure à faire des ronds dans l’air, je rends le manche pour le poser. Pas de remise de gaz possible, je laisse l’instructeur faire l’atterrissage. Je pense que si je décidais de remettre le couvert, au troisième vol je dois pouvoir poser le jouet. Mais le là à faire un comming out, c’est pas gagné.

Bilan financier 120$, instructeur compris. Je vais probablement remettre ça.