Avignon Motor Festival 2018/2

Une journée aux enchères

Lors du précédent reportage, je vous avais informé de la mise en vente de deux de mes jouets, la Lincoln et la Deuche.
Dimanche donc, jour de vérité.              La foule des grands jours, de belles autos un peu partout.Du petit populaire.Du gros en bel état.Du bizarre, ici une Fiat 500 des années 70 modifiée en limousine.Là une superbe Rosengard Supertraction sortie dans les dernières semaines avant guerre.Des Porsche de course, celle du deuxième rang, à droite, une 904 a mes faveurs.En fait, je suis venu vendre la Lincoln. Trop grosse et pas assez belle pour les honneurs du hall de vente, toutefois fort bien placée à l’entrée pour attirer l’attention des visiteurs, elle a été couverte de la poussière levée par le vent.Venu pour vendre aussi la Deuche et qui sait m’offrir un nouveau jouet.

A côté de la Deuche, l’Avantime de Matra-Renault aurait pu attiser mon désir car elle raconte une histoire, en particulier celle des erreurs, j’allais dire les conneries, qu’il faut éviter dans l’industrie automobile. Les retards de mise sur le marché ajoutés à un positionnement marketing peu orthodoxe ont tué sa commercialisation et l’ont fait surnommer l’Aftertime. Un échec lamentable qui la rend presque désirable aujourd’hui.Je me suis donc inscrit pour pouvoir enchérir.Parmi les autos à vendre il y avait du beau, du désirable.Du plutôt récent et inabordable. Inabordable peut-être, enfin pas pour tous, certaines autos sont parties à des prix à six chiffres.Dans une cabine, un prestataire assurait la transmission des ordres de vente venus par l’Internet. Cela me rappelle qu’il y a plus de dix ans, nous avions organisé pour Drouot les premiers couplages de ventes salle<->Internet. Trop en avance peut-être pour rencontrer un franc succès commercial, nous avions eu un succès d’estime. Mais, une fois encore, sur la centaine de lots, peu d’enchères sont venues par ce canal.Le commissaire priseur, le crieur, le téléphone et la salle auront animé la vente.

Résultat des courses

Si la Deuche a été vendue en salle pour 3500€, la Lincoln a fait l’objet d’une enchère unique à 5500€ venue du crieur. Vu mon manque d’expérience dans ce domaine, pas certain que l’auto soit vendue. Reste à attendre le verdict de la maison de vente.

Si les ventes se font, elles auront été inférieures aux estimations basses de 500€ pour chacune de mes autos. Un peu déçu mais je ne m’attendais pas à une envolée des prix.