Turquie

1980 Turquie en N&B

Je ne suis ni Nadar, ni Ara Güler.
Pourtant, je vous propose des photos N&B, très couleur locale de la Turquie en 1980.
Sans noircir le tableau ni faire semblant : un témoignage.

2010 Turquie de l’Ouest / Les provinces romaines

Lorsque en 2010, avec Jean-Luc, nous avons décidé de retourner en Turquie pour explorer les anciennes provinces romaines, c’était aussi pour revoir Bodrum et saluer notre ami Senger. La fois précédente en 1992, les côtes étaient moins bétonnées, mais cette fois nous avons apprécié la climatisation dans nos hôtels. En dehors de Bodrum, d’Ephèse et un peu d’Aspendos et Perge, nous n’avons jamais été confrontés aux hordes de touristes. Il est vrai que nous choisissions des hôtels n’ayant pas la capacité d’accueillir ces groupes. Les magnifiques sites ou nous sommes allés, en dehors des circuits touristiques, mériteraient pourtant plus d’égards. Ainsi à Xanthos nous avons vu passer devant nous plusieurs 4 x 4 jaunes dans lesquels, debout et sans même s’arrêter, des abrutis “prenaient des photos”, à leur retour ils ont pu montrer qu’ils y étaient allés. Á notre programme 30 théâtres, odéons et autres bouleutérions : une leçon d’Histoire.


2013 la Turquie de l’Est

J’ai pour la Turquie un intérêt qui date de 1972, année de ma découverte.
Á l’époque, la photo n’était pas numérique, je faisais beaucoup de diapositives et de noir et blanc. J’espère un jour pouvoir les numériser et présenter les meilleurs.
Lorsqu’en 2013 mon ami Jean-Luc me propose d’aller explorer l’Est du pays, je mets une condition que bien sûr il accepte : être à Artvin pour le kafkasör le dernier W.E. de juin.

Depuis Trabzon, en 26 jours, nous avons parcouru 5 050 km avec notre voiture de location, sur des routes à 4 voies quasi-désertes, mais parfois sur des chemins de terre, sans GPS.
Dans la région kurde, le climat était apaisé et la population accueillante. Lorsque nous approchions de l’Iran, de l’Irak ou de la Syrie, les contrôles étaient de plus en plus fréquents, mais toujours sans problème. Les militaires devaient bien se demander ce que ces deux français venaient faire dans le coin !
De très nombreux sites méritent à eux-seuls le voyage. Je citerai Ani, Ishak Paşa Sarayi, le mont Ararat, l’îlot d’Akdamar, mais surtout le musée de Gaziantep et sa mosaïque de la gitane, sans oublier le Nemrut Dagi d’Antiochos Ier. Le final de notre périple à Artvin je l’avais voulu, parmi les très, très nombreux spectateurs, je n’ai repéré que deux touristes étrangers : des japonais. Pendant notre exploration, j’ai pu faire toutes les photos que je voulais, sans presque jamais subir l’obstruction des sans-gêne équipés de téléphones, ou pire de tablettes, tenus à bout de bras. Ils étaient ailleurs !


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