USA / Autocracy

27 septembre 2020


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Madame Madeleine Albright nous avait prévenu il y a déjà quatre années. A cet effet, elle publiait un livre de réflexions : Fascism a Warning. De mon côté, si j’espérais que le multi-failli, une fois arrivé à la présidence, prendrait conscience des responsabilités liées à la charge, j’avais surtout la conviction qu’il serait incapable d’exercer le pouvoir dans le cadre de la vertu des mécanismes démocratiques.

L’histoire, pardon l’Histoire, montre que mes craintes étaient justifiées. Démission des élites conservatrices, corruption des institutions et délits d’initiés, doubles discours et mensonges d’état permanents auront ponctué les quatre dernières années. L’avant dernier épisode, la nomination d’un juge dans les derniers instants d’une présidence détruit deux cents années de traditions. Cette tradition non écrite interdisait la nomination d’un juge à la Cour Suprême dans les derniers moments d’une présidence. En mettant en avant cet argument, la droite conservatrice avait interdit à Barack Obama de présenter, dès le mois de mars 2016 soit plus de 10 mois avant l’élection de novembre, le juge Merrick Garland. Quatre années plus tard, cette argumentation est oubliée, piétinée. Par leur double discours et la falsification des traditions, les conservateurs devenus populistes ouvrent les portes à la destruction de la Démocratie. Désormais l’Amérique n’est plus ce qu’elle était, les graines de la dictature fasciste ne demandent qu’à pousser. A la fin du XIXième siècle la France aura offert à l’Amérique la Statue de la Liberté. Ce cadeau ayant perdu son lien symbolique avec la réalité, devrons-nous demander prochainement son retour en Europe ?

Il ne reste plus qu’à espérer que la prochaine élection chassera sans aucune ambiguïté le triste clown que désormais je nomme Donaldo Trumpolini qui copie avec un certain talent un exemple italien arrivé au pouvoir par un viol des institutions. (Voir le clip en bas de page)


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Mrs Madeleine Albright warned us four years ago. She then published a book of reflections: Fascism a Warning. For my part, one one hand I hoped that the multi-bankrupt, once in charge, would become aware of the responsibilities linked to the position. On the other hand, I was above all convinced that he would be unable to exercise power within the framework of the virtue of democratic mechanisms.

History, capital H, shows that my fears were justified. Resignation of conservative elites, corruption of institutions and insider trading, double talk and permanent State lies have punctuated the last four years. The penultimate episode, the appointment of a judge in the last moments before the presidential election, destroys two hundred years of tradition. This unwritten tradition prohibited the appointment of a judge to the Supreme Court in the last moments of a presidency. By putting forward, in 2016 this argument, the conservative right has banned Barack Obama from presenting, from March on, more than 10 months before the November election, judge Merrick Garland. Four years later, this argument is forgotten, trampled on by the same people. By their double speech and the falsification of traditions, the conservatives have become populists, they open the doors to the destruction of Democracy. Today, America is not what it used to be. The seeds of the fascist dictatorship are just waiting to grow. At the end of the 19th century, France offered America the Statue of Liberty. This gift having lost its symbolic link with reality, will we soon have to ask for its return to Europe?

All that remains is the hope that the next election will unambiguously kick Corrupt Pinocchio and his cronies out the circles of power. He should now be named Donaldo Trumpolini as he impersons with a certain talent an Italian example who came to power through a rape of institutions in the early 1920.


Et souvenez vous comment ce dictateur aura terminé sa course.

And remember how this dictator ended his life.

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