Liberté d’expression

5 mai 2021

English version in the second half


Aujourd’hui à 9:00, heure de New York, le conseil de surveillance a rendu son avis : le compte FarceBouc de Pinocchio reste suspendu. Cette suspension appelle une réflexion sur la Liberté d’Expression et sur ses éventuelles limites. Et au delà de la censure, quelles sont les autorités qui devraient pouvoir l’exercer, dire le droit, sanctionner l’expression.

Rappel du contexte
Le prédécesseur de l’actuel président, Joe Biden élu en 2020, Pinocchio utilisait Twitter et Facebook pour informer, en temps, réel l’univers de l’Internet de ses irritations. Une vraie caisse de résonance amplifiée sans aucune censure par les chaînes d’informations qui trouvaient là matière à remplir, à bon marché, les 24 heures journalières mises à leur disposition par la rotation de la terre sur elle-même. Certaines chaînes, Fox News par exemple, y trouvaient matière pour louer le héro manichéen de la lutte du bien contre le mal. D’autres, CNN ou MSNBC, plus ouvertes sur une pensée moins étroite, y trouvaient matière à virulente critique. Tant qu’à faire que de choisir, ces dernières ont encore aujourd’hui mon oreille.
Mais que quoi s’agit-il ?

Depuis l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle de 2016 celui que je nomme Pinocchio, n’aura de cesse de distordre la réalité, en français mentir, de promouvoir des contre-vérités. Ceux qui suivent la politique US connaissent les détails, les modalités de fonctionnement cet apprenti autocrate. Pour les autres, il suffira de rappeler qu’à travers la déformation de la réalité au mensonge en bonne et due forme, Pinocchio aura envahi et, non pas simplement brouillé l’horizon médiatique mais complètement détruit les piliers de l’appréhension rationnelle de la réalité des motifs de l’action politique. L’ultime preuve de la perversion promue par Pinocchio se trouve dans son refus d’accepter le verdict des urnes au motif que les élections ont été truquées. Pendant plus de cinq années, Twitter et Facebook auront été les vecteurs de l’expression des mensonges de Pinocchio. Pendant plus de cinq années, Twitter et Facebook auront diffusé à une audience de plus en plus large les mensonges d’un Narcisse parvenu à la présidence bien qu’ayant perdu le vote populaire en 2016. Et comme les revenus se mesurent à l’audience, que cette dernière était plus que large, les hits généraient de superbes revenus. Au nom de la liberté d’expression ces deux sociétés auront refusé toute forme de censure pendant près de quatre années. A l’approche de l’élection présidentielle de 2020, Twitter et Facebook se sont senti une obligation morale de marquer les publications de Pinocchio qui distordaient de façon outrancière la réalité d’une discrète note de bas de page. On peut marquer une réticence mais faut pas toucher au revenus fussent-ils payés par le diable.

Après avoir perdu toutes les élections, y compris celle qui l’a fait nommer à la présidence en 2016, Pinocchio a largement perdu celle de 2020. Or depuis plus d’une année il clamait que s’il perdait l’élection de 2020 c’est que celle-ci serait truquée. Une rengaine chez les autocrates, soit ils truquent les élections soit ils les déclarent nulles et se maintiennent en place. Le 6 janvier 2021, dans l’après-midi, le Congrès se réunissait pour certifier l’élection de Joe Biden. Dans une ultime tentative de perversion du processus de certification de l’élection, Pinocchio et ses sbires organisent pour le 6 janvier en fin de matinée une prise de parole non loin du Capitole. Pendant plusieurs semaines, Twitter et Facebook en feront la publicité et en fin de matinée, le succès est avéré, plusieurs milliers d’ardents admirateurs se pressent pour écouter les orateurs qui chauffent la foule afin qu’elle prenne d’assaut le Capitole et interdise la certification des résultats de l’élection de novembre 2020. Dès la fin des harangues, la foule se presse vers le Capitole. Les autorités, paralysées ou complices, n’ayant pas pris la mesure de la menace n’auront pas mis en place les moyens pour protéger le Capitole qui est envahi, saccagé. Inutile de revenir sur cet événement qui a été abondamment décrit. Dans la nuit, une fois la situation rétablie, Twitter et Facebook mesurent l’impact de leurs plateforme. Effrayées, elles ferment les comptes de Pinocchio. Ce faisant, si elles acceptent une perte de revenu immédiate, cette fermeture tente de redorer leur blason moral. Tentative dérisoire après cinq années de collusion avec le mensonge et un discours démagogue peu conforme à la tradition démocratique.

Aujourd’hui, quatre mois après avoir fermé l’accès de Pinocchio aux plateformes, Facebook et Twitter maintiennent leur exclusion. Cette exclusion n’est rien d’autre qu’une censure opérée par une société privée. Depuis leur création ces deux sociétés se refusaient d’opérer la moindre censure au motif hypocrite qu’elles se considèrent support gratuit mis à la disposition du public et non organe d’information ayant une responsabilité sur le contenu publié. Et une fois Pinocchio battu, elles deviennent soudain sensibles aux excès qu’elles avaient jusque là ignorés. Or ces deux sociétés se trouvent dans une situation de monopole, leurs décisions, leurs procédures pour censurer ou laisser faire relèvent du plus parfait arbitraire. La privation de l’accès à ces plateformes, que cette exclusion soit justifiée par le mensonge, la provocation ou l’appel au crime, la sanction relève de la loi, en aucun cas celle-ci ne doit être déléguée au privé. Aujourd’hui, dans le domaine lié à l’Internet plusieurs sociétés ont atteint une taille critique qui interdit la libre concurrence, parmi celles-ci on peut citer Amazon, Google, Microsoft, Apple, Facebook et Twitter. Ces sociétés, Google, Apple, Amazon, Facebook, Twitter…, peuvent, par la nature même de leur mode de fonctionnement, échapper à l’impôt et s’appuyer sur le dumping fiscal et les niches. Législateurs du monde entier, unissez-vous ! Prenez vos responsabilités, harmonisez les fiscalités, liquidez les niches fiscales, éclatez ces sociétés au nom de la loi anti-trust. Soyons réalistes, ce n’est pas gagné.


Today at 9:00, New York time, the Supervisory Board issued its opinion: Pinocchio’s Facebook account remains suspended. This suspension calls for a reflection on Freedom of Expression and its possible limits. And beyond censorship, only the law should be able to exercise it, say the right, sanction criminal expression.

Background Reminder
The predecessor of the current president, Joe Biden elected in 2020, Pinocchio used Twitter and Facebook to inform, in real time, the world of the Internet of his irritations. A real resonance box amplified without any censorship by the news channels that found there material to fill, at low cost, the daily 24 hours put at their disposal by the rotation of the earth on itself. Some channels, Fox News for example, found there material to praise the Manichaean hero of the fight of good against evil. Others, CNN and MSNBC, more open to a less narrow way of thinking, found there subject to virulent criticism. Even though the later are not always perfect, they still have my ear today. But what is it all about?

Since the announcement of his candidacy for the 2016 presidential election the Clown I name Pinocchio, will not cease distorting the reality, in French lie, to promote untruths. Those who follow the US political show know the details, the operating modalities of this autocratic apprentice. For the others, just remember that from the distortion of reality to the true lie, Pinocchio will have invaded the medias. Ono by one he has destroyed the pillars of rational apprehension of the reality of the motives of political action. The ultimate proof of the perversion promoted by Pinocchio lies in his refusal to accept the verdict of the ballot box on the false grounds that the elections were rigged. For more than five years Twitter and Facebook have been the vectors of the expression of Pinocchio’s lies. For more than five years, Twitter and Facebook did broadcast to a wider audience the lies of a Narcissus who came to the presidency despite having lost the popular vote in 2016 and all the following elections. And since the revenues of Facebook and Twitter are measured by the audience ,and the audience is more than broad, the hits generated superb revenues. In the name of freedom of expression, these two companies have refused any form of censorship for nearly four years. In the run-up to the 2020 presidential election, Twitter and Facebook felt a moral obligation to mark Pinocchio’s publications that grossly distorted the reality of a discreet footnote. They felt a need to mark a reluctance without touching the revenues even if they are paid by the devil.

After losing all the elections, including the one that got him appointed to the presidency in 2016, Pinocchio has largely lost the 2020 election. For over a year now, he has been claiming that if he lost the 2020 election, it would be rigged. The autocrats are either rigging the elections or declaring them null and void and holding on to their groundless power. On January 6, 2021, in the afternoon, Congress was scheduled to meet to certify the election of Joe Biden. In a final attempt to pervert the certification process of the election, Pinocchio and his henchmen organized for January 6 in the late morning a demonstration not far from the Capitol. For several weeks, Twitter and Facebook advertised it and, in the late morning, the success is proven, several thousand ardent admirers flock to listen to the speakers who motivated the crowd to storm the Capitol and ban the certification of the results of the November 2020 election. As soon as the harangues were over, the crowd rushed to the Capitol. The authorities, paralyzed or complicit, having not taken the measure of the threat did not put in place the means to protect the Capitol which got invaded, ransacked. Needless to go back over this event which has been extensively described. At night, once the Capitol secured, Twitter and Facebook measured the impact of their platforms. Scared, they close Pinocchio’s accounts. In doing so, if they accept an immediate loss of income, this closure is a desperate attempt to improve their moral image. A past the last hour attempt after five years of collusion with falsehood and demagoguery that does not conform to democratic tradition.

Today, four months after having closed Pinocchio’s access to the platforms, Facebook and Twitter maintain their exclusion. This exclusion is nothing more than censorship by a private company. Since their creation these two companies refused to carry out any censorship on the hypocritical ground that they consider themselves free support made available to the public and not an organ of information having therefore a responsibility on the published content. And once Pinocchio is beaten, they suddenly become sensitive to the excesses they had previously ignored. But these two companies are in a monopoly situation, their decisions, their procedures for censoring or letting things go are the most arbitrary. The ban to these platforms, whether this exclusion is justified by lies, provocation or the call to crime, the sanction must falls under the law, in no case should it be delegated to the private sector. Today, in the Internet-related field, several companies have reached a critical size that prohibits free competition. These companies are Amazon, Google, Microsoft, Facebook and Twitter. These companies, by the very nature of their operation, can and do escape paying their fair share, they rely on tax dumping and niches. Law maker all around the World all unite, you must finally assume your responsibilities: harmonize World wide taxation, kill loop holes these companies use to evade paying taxes, apply the anti-trust law to suppress the monopoly they own on the electronic communication market. Let’s face it, it’s a high mountain to climb, but should we succeed, the World will be a better place to live.


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