Archives mensuelles : février 2021

Et maintenant

15 février 2021

Merci à Uschi et Sam pour leur contribution.

Après quatre années de mensonges, liquider les miasmes s’impose.

Je vois un trou de quatre années dans votre CV.
Non, je ne bossais pas pour Trump, j’étais en prison !

Et enfin un test automatique pour tester non votre Q.I. mais votre Q.S. (Quotient de Stupidité). Si vous pensez que l’élection a été truquée, mettez 100$.


English version useless. No translation needed.


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13 février un nouveau Stalingrad

14 février 2021

  • Le 13 février 2021 fut, pour citer FDR lors de la déclaration de guerre au Japon, “A Day of Infamy”. En ce 13 février qui clôt le procès en Impeachement, les couilles molles sénatoriales, femmes comprises, ont soit baissé leur froc ou relevé leur jupes. Un manque total de conscience politique. Malgré leur expérience, leur vécu de la tentative de Coup d’Etat clownesque dans laquelle ils ont failli perdre la vie, sur les 50 sénateurs, 7 seulement ont voté “Guilty”, en français coupable. Sir Winston, vous savez ce fêlé qui osa dire NON à cette crapule d’Hitler, en évoquant en février 1943 la défaite de Stalingrad, affirmait, “Ce n’est pas le commencement de la fin, c’est la fin du commencement”.
    En ce qui concerne le clown, les emmerdes vont arriver en escadrille.
    Ce 6 janvier / 13 février seront son Stalingrad.
    Paulaus, une fois les flancs enfoncés fut encerclé par Joukov perdit la bataille.
    Le clown, une fois acquitté en Impeachement est désormais encerclé par la Justice.
    1- Une enquête criminelle sur la fraude électorale débute en Georgia.
    2 à 9(??) – Le district sud de New York est sur le point de le poursuivre là où ça fait mal : le pognon, le blé, le flouze, les ronds, les joncs, le brouzouf, la thune…
    Un fois condamné, et là les pressions politiques n’auront aucune prise,
    une fois condamné donc, impossible de se présenter à une élection.
    Peace at last / Enfin tranquille.

  • February 13, 2021 was, to quote FDR during the declaration of war in Japan, “A Day of Infamy”. The gutless Senators, women included, have either dropped their pants or raised their skirts. What an humiliation. What a lack of self respect. A total denial of political conscience. Despite their painful experience, their survival of Pinocchio’s coup attempt in which they almost lost their lives, of the 50 QOP senators, only 7 voted “Guilty”, in French coupable. Sir Winston, you know that crackpot who dared to say NO to Hitler, Sir Winston evoking in February 1943 the defeat of Stalingrad, asserted, “This is not the beginning of the end, this is the end of the beginning”. As far as the clown is concerned, trouble is ahead.
    This January 6 will be his Stalingrad.
    Paulaus, once the flanks were sunk, was surrounded by Zhukov.
    The clown, once acquitted in Impeachment is now surrounded by Justice.
    1- A criminal investigation of electoral fraud begins in Georgia.
    2 à 9(?) – The southern district of New York is about to sue Pinocchio where it hurts: the money, the greens…
    Once sentenced, and there the political pressures will have no grip,
    once sentenced impossible to run in an election.
    Politically dead.
    Peace at last.

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Sport & Gloire aux Vieux

11 février 2021

  • Le Super Bowl LV aura vu un athlète remporter ce trophée pour le septième fois à l’âge de 43 ans. Du jamais vu dans ce sport réputé violent. Cet athlète se nomme Tom Brady. En cette époque où le jeunisme relève de la Doxa dominante, il est réconfortant de voir que l’âge n’est pas une limite infranchissable.
    Mais qu’en est-il en ce qui concerne les sports moins violents tels que le tennis par exemple. Un nom remonte spontanément à la surface, celui de Rodger Federer. Ce remarquable joueur aura 40 ans cet été, il aura été numéro un mondial à 33 ans. Le plus vieux numéro 1 mondial est Novak Djokovic, il est âgé aujourd’hui de 34 ans.
    Etonnant, non ?
  • The Super Bowl LV saw an athlete win this trophy for the seventh time at the age of 43. Never seen before in this notoriously violent sport. This athlete’s name is Tom Brady. At a time when “Young is Beautiful” is the dominant Buzz, it is comforting to see that age is not an insurmountable limit.
    But what about less violent sports such as tennis, for example. Rodger Federer, a remarkable player who turns 40 this summer, still number 3 today at the ATP, Federer reached the number one ranking at the age of 33. The oldest ever to rank number 1 is Novak Djokovic, who is, as of today, 34 years old.
    Amazing, isn’t it?

Pour les aficionados / In case you missed the game

https://www.youtube.com/watch?v=zuLHQi3e1po


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COVID et Voyages

9 février 2021

Note to my English speaking readers / For each paragraph the English version follows the French one.


La COVID vous cloue à la maison, ce n’est pas une raison pour ne pas voyager. Il suffit de voyager différemment, adopter un point de vue original, ne pas se complaire dans la répétition, sortir des sentiers battus. Pour cela prenons deux exemples, la Statue de la Liberté et le Christ.


COVID is keeping you home, it’s no reason not to travel. You just have to travel differently, adopt an original point of view, do not indulge in repetition, think outside the box. For this let us take two examples, the Statue of Liberty and Christ.


La Statue de la Liberté, depuis le 6 janvier nous tourne le dos, la démocratie n’est plus ce qu’elle était. Vrai, l’avenir c’était mieux avant.


The Statue of Liberty, since January 6 has turned its back on us, democracy is not what it used to be. True, the future was better before.


Quant au Christ, à force de le voir nous prendre de haut, si pour une fois nous inversions la perspective. Nous l’avions probablement rêvé, Avida Dollar, pardon Salvador Dali l’aura peint.


As for Christ who usually looks down on us, if for once we reversed the perspective. Some among us probably dreamed of it, Avida Dollar, sorry Salvador Dali painted it.


Donc si pour une fois nous tentions de voyager différemment. L’ami André, personnage rencontré dans la fin des années 1970, a fait de la photographie et des voyages un quasi sacerdoce. Il se propose de les partager avec vous. Pour vous envoler, pas de test PCR, pas de visa, pas de vaccin contre variole et autre fièvre jaune, ces voyages sont garantis sans virus, il suffit de cliquer sur le lien suivant. Profitez bien de ces huit voyages, et n’oubliez pas le guide en lui laissant un message.

Pour faire parvenir vos commentaires à l’auteur, cliquez ICI.


So if for once let us try to travel differently. The friend André, a character. We met in the late 1970s, made photography and travel a quasi-priesthood. He intends to share them with you. To reach destination, no PCR test, no visa, no vaccine against smallpox and other yellow fever, these trips are guaranteed without virus. Just click on the following links. Enjoy these seven trips, and don’t forget the guide by leaving a message.

Last but not least, do not forget to go Full Screen when watching the Show. It is worth it.

To leave André a message, please click HERE.


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Live TV / 1984 / Big Brother / Google

8 février 2021

English version below the French one.


Comme tout un chacun je teste les frontières ; que celui qui ne les teste jamais me jette la première pierre. Pour des raisons culturelles, j’allais écrire presque cultuelles, j’aime regarder la TV US, CNN et MSNBC en particulier. Certes la pub, d’une stupidité affligeante, envahit les écrans. Certes durant les quatre dernières années, le clown de la Maison Blanche aura pollué, je devrais dire pourri, la communication politique. Mais la présence rassurante de ses stupides mensonges, ses contre-vérités avérées me donnaient l’impression de parvenir au Nirvana de l’éthique. Avec Biden, le nouveau président, j’ai perdu ce merveilleux sentiment de supériorité. Ce type est normal, il affronte la réalité de façon rationnelle, je m’ennuie à nouveau, redescendu de mon pied d’estale.

Il est possible de trouver des sites qui diffusent de façon plus ou moins pirate mes deux chaînes de référence. En revanche pour regarder la TV US et les grandes diffusions tels qu’événements sportifs, Super Bowl, 60 Minutes, Saturday Night Live, il me fallait trouver une solution. Une recherche via Google m’en propose de nombreuses. Toutes ces solutions sont vouées à l’échec : mon adresse Internet, à savoir celle de mon modem, me localise en France donc étonnamment hors des frontières US. En conséquence je me vois interdire l’accès à ces réseaux de diffusion pour cause de viol de copyright. Premier échec.

Cela dit, il existe une technique pour tromper la vigilance de l’ennemi. Cette technique se nomme le Réseau Privé Virtuel, VPN en anglais. Ces solutions légales vous permettent de prétendre résider ailleurs que chez vous. Des sociétés proposent officiellement ce type de solution, NordVPN en fait partie. Devenu client de cette société, je me suis localisé aux US. La barrière des interdits initiaux étant franchie il restait à se connecter à un service de diffusion.

Google propose via YouTube TV de recevoir de nombreuses chaînes US sans exclure la cerise sur le gâteau, à savoir les grands événements sportifs. J’ai donc souscrit à ce service, service facturé 65$ par mois au delà de la période d’essai. Lors de l’inscription j’ai prétendu résider à Fort Lauderdale. Ce n’est pas totalement faux, c’est l’adresse de Susan. Miracle, ce service diffuse le Super Bowl à partir de minuit trente. Une balade sur les différentes diffusions en direct (Live TV) montre que n’ai réussi à tromper l’ennemi. Les étapes suivantes sont la mise au frais de la bière et le réglage du réveil à une heure du matin pour attaquer le Super Bowl dans les meilleures conditions.

A l’heure dite, frétillant du bonheur vaseux d’un réveil au milieu de la nuit, je branche ma TV sur YouTube TV. Et là catastrophe. Big 1984 Brother Google repère que je passe par un VPN et me demande de confirmer ma localisation au moyen de mon Smart Phone. J’ai beau prétendre disposer des pouvoirs magiques de McGyver, je ne sais pas encore leurrer le GPS de celui-ci. Il me sera donc impossible de regarder le Super Bowl en direct. Big Brother a, pour le moment, gagné.

Pour le moment seulement car il me semble qu’il existe deux solutions pour tromper Big 1984 Brother Google. Pour la première solution il me faut disposer d’un Smart Phone aux US qui, en prétendant être le mien donnera sa position, celle où je ne suis pas. L’autre solution consiste à disposer d’une application qui singe le GPS et fournit la position que j’ai choisi. Allez Google, dis moi où je peux la trouver cette application. En cela tu deviendras la clé de l’évasion de la prison dans laquelle tu tentes de m’enfermer.


Like everyone else, I test the borders, whoever never tests them throw the first stone at me. For cultural reasons I like to watch US TV, CNN and MSNBC in particular. Admittedly the ads of a distressing stupidity invades the screens. Obviously for the last four years the clown of the White House will have polluted the News cycle, I should say rotten it, but the reassuring presence of his stupid lies, his proven untruths gave me the impression of reaching the Nirvana of ethics. With Biden, the new president, I lost this wonderful feeling of superiority, this guy is normal, he faces reality in a rational way, I am bored again, demoted from my standing, my complex of superiority.

If it is possible to find sites that broadcast kind of bootleg my two reference channels, CNN & MSNBC. To watch US TV Live and major broadcasts such as sporting events, Super Bowl, 60 Minutes, Saturday Night Live, I had to find a solution. A search via Google offered me many solutions. All these solutions are doomed to failure, my Internet address, that of my modem, locates me in France, which is surprisingly outside the US borders. So I am denied access to these broadcasting networks for copyright infringement. First failure.

However, there is a technique to deceive the vigilance of the enemy. This technique is called the Virtual Private Network, namely VPN. A VPN is a solution to pretend to reside elsewhere than at home. Companies officially offer this type of solution, NordVPN is one of them. Having become a client of this company, I moved to the US while staying at home. The barrier of initial prohibitions being crossed, I had to connect to a broadcasting service.

Google offers via YouTube TV to receive many US channels without excluding the icing on the cake, the Major Sporting Events. So I subscribed to this service, service billed $ 65 per month beyond the trial period. I claimed to reside in Fort Lauderdale, this is not totally wrong, it is Susan’s address. Miracle, this service broadcasts the Super Bowl starting at 12:30 AM. A browse on the various live broadcasts (Live TV) shows that I have succeeded in deceiving the enemy. The next steps are chilling the beer and setting the alarm clock to hit the Super Bowl in the best possible way.

At the appointed time, wriggling with the muddy happiness of waking up in the middle of the night, I plug my TV into YouTube TV. And there starts the Disaster. Big 1984 Brother Google notices that I’m using a VPN and asks me to confirm my location using my Smart Phone. No matter how much I pretend to have McGyver’s magical powers, I can’t fool the GPS. It will therefore be impossible for me to watch the Super Bowl live. Big Brother has won for the moment.

For the moment only because it seems to me that there are two solutions to escape the copyright prison. To deceive Big 1984 Brother Google, for the first solution I need a Smart Phone in the US which, by pretending to be mine, will give its position where I am not. The other solution is to have an application that mimics the GPS and provides the position I have chosen. Go Google, tell me where I can find it this application. Therefore, you will become the key to the escape from the prison in which you are trying to lock me.


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Système de Santé / AVC / Urgences

Février 2021

English version below the French one


Les différents systèmes de santé sont l’objet permanent de débats politiques. Entre les tenants de la médecine gratuite pour tous et ceux de la médecine privée adossée à des assurances librement choisies, le fossé est infranchissable. Sur le papier, les deux options fonctionnent au plus grand plaisir des discussions de comptoir. Au plan théorique aucun des deux systèmes ne peut s’échapper des ornières dans lesquelles les tenants des deux bords l’y font tomber. Pour éclairer la lanterne de chacun, rien de vaut une plongée obligée dans le milieu hospitalier.

A mon corps défendant, pour mon 72ième anniversaire je me suis offert un séjour hospitalier en urgence à l’Hôpital public d’Orsay en pleine période de COVID. Tant qu’à faire, autant monter la barre de stress au plus haut pour mesurer les faiblesses du système. L’élément déclenchant fut une perte momentanée de motricité et sensibilité de mon bras gauche. Mon Médecin référent m’aura fourni un viatique sous la forme d’une ordonnance pour un Scanner / IRM en urgence.

Entré le 26 janvier à 10:00 par la porte des urgences, j’en suis sorti le 6 février après avoir subi tous les examens possibles exigés par les causes qui m’avaient expédiées à l’hôpital. Sorti et accompagné par une ordonnance qui, si je la comprends et la suis, devrait me permettre de vivre au moins centenaire. Pas vraiment idéal si mes héritiers sont pressés.

Mais entre l’entrée et la sortie se sont déroulés de nombreux événements sur lesquels il est possible d’apporter un jugement qui, sans être objectif, mérite d’être rapporté. Un séjour hospitalier se compose de deux éléments indissociables, le séjour et les actes médicaux. Un séjour grinçant ne saura être compensé par des actes médicaux irréprochables, un patient n’est pas simplement un cas, c’est aussi une personne. Un accueil souriant et attentif participe à la guérison. Toutefois, un séjour délicieux, s’il n’est pas le support de l’exercice d’une expertise médicale, ne justifie ni l’un ni l’autre.

Si en matière médicale mon expertise ne dépasse pas ma cheville, aussi enflée soit-elle, en matière de ressenti, particulièrement en ce qui concerne l’accueil, disons la partie hôtelière de l’hospitalisation, comme tout un chacun il m’est possible de porter un jugement. Deux éléments participent chacun à leur manière à la guérison : l’hygiène et la nourriture. L’hygiène tout d’abord. Dans cet hôpital, les chambres disposaient toutes d’un petit cabinet de toilette avec lavabo et WC. Une douche à l’étage offre à chacun des patients aptes au déplacement un accès à la propreté corporelle. La propreté redonne au patient le sentiment de normalité. Reste la restauration. Les repas servis ne relèvent pas de la haute gastronomie, en revanche ils sont complets, fromage et desserts, mais aussi et surtout les plats principaux sont servis chauds. Pour le pain, sous forme de mini baguettes qui arrivent dans un sachet de plastic, la croûte croustille, la consistance de la mie est mieux qu’acceptable. Ces détails montrent les soins apportés tout au long de la chaîne, de la cuisine à la livraison en chambre. Sur l’ensemble des repas servis, je n’ai jamais laissé une assiette vierge. Cela peut sembler un détail, mais pour le patient, ce type d’attention participe, à l’évidence, à la thérapie. Irréprochable.

Les soins infirmiers sont, eux aussi, irréprochables. Non seulement les soins sont prodigués de façon professionnelle, le patient n’en attend pas moins, mais aussi et surtout le personnel soignant les prodigue à un individu, pas à un cas. L’approche des soins au quotidien ouvre la possibilité de la mise en place d’une relation interpersonnelle pour peu que le patient sache recevoir les sourires et attentions. Une telle relation redonne au patient le sentiment de redevenir un individu en voie de retour vers la normalité. Etre appelé par son nom, ressentir un accompagnement compassionnel face la quasi panique que génèrent des gestes techniques perçus comme anxiogènes, cet accompagnement à travers des mots et gestes apaisants participe lui aussi à la thérapie en rendant acceptables donc acceptés les actes médicaux anxiogènes. A ce sujet, l’expérience d’une ponction lombaire aura mobilisé à la fois le discours apaisant du médecin mais aussi, et je dirais presque surtout, la présence et la voix d’une infirmière qui absorbait, par sa main posée sur mon bras, les excès de tension liés à la réalisation du geste technique, la ponction lombaire. Remarquable.

Je me dois toutefois de mentionner un point, le seul en réalité, qui m’aura perturbé : l’absence de visibilité sur le déroulé du séjour. L’attente est destructrice d’espoir et de visibilité. Si l’on comprend parfaitement que l’horaire de début de la réalisation d’un examen, un Scan ou un Doppler, ne relève pas de la chronométrie, une urgence décalera un examen prévu, c’est évident, la mise à disposition d’une feuille de route, même si celle-ci peut et sera modifiée, offre au patient le sentiment de progresser vers un retour à la normalité. La feuille de route peut et doit être ajustée au fil de l’interprétation des examens. En fait sa présence rassure et accompagne. Dans mon cas, cette absence de visibilité m’aura rendu impatient. Au sortir de chaque examen, j’avais l’impression d’être au bout du tunnel, ne ressentant plus aucun symptôme de ma maladie. Pensant en avoir terminé avec les examens, je n’avais qu’une seule envie, celle de quitter l’hôpital. Cette absence de visibilité sur le chemin du retour à la normale se retrouve aussi dans des examens tels que l’IRM pour lequel le patient est placé pour une durée inconnue dans un environnement fortement contraint. Savoir que l’examen va durer cinq ou vingt minutes, que nous en sommes à mi-chemin, qu’il reste encore deux minutes, permet de gérer crampes, douleurs, claustrophobie, furieuses envies de se gratter. Ces informations, oh combien gratuites, participeraient à l’acceptation positive de l’examen.

Cette impatience à quitter l’hôpital, une fois la feuille de route remise par le médecin, m’a fait commettre un détestable impair. Que ce médecin soit remercié de m’avoir permis de réparer une sinistre gaffe potentielle. Valise faite, je me rue dans l’ascenseur.  Le médecin me rappelle qu’il est de bon ton de prévenir les infirmières de mon départ. Qu’elle soit remerciée de m’avoir évité une disparition méprisante en totale dissonance avec mon ressenti.

S’il est certain que le système médical français peut et doit s’améliorer, l’immobilisme est en soi une régression, je ne peux dire quelles sont ces améliorations et où elle doivent s’appliquer. En revanche l’expérience vécue montre que, au moins dans cet hôpital, le patient n’est pas un cas, le patient reste un humain qui porte un problème, problème dont l’institution se donne pour mission de le libérer et lui éviter, autant que faire se peut, un retour pour une cause similaire. Le fait que le profit ne soit pas le moteur de cette organisation garantit que la guérison reste au centre des préoccupations de l’institution. Deux dangers menacent celle-ci, le profit d’un côté, l’explosion des coûts de l’autre. En se focalisant sur l’efficacité thérapeutique le risque de l’inflation des coûts est bien réelle. En se focalisant sur les coûts le risque de voir chuter la qualité des soins est tout aussi bien réel. Mesdames et Messieurs les politiques, en écoutant les professionnels de Santé, sachez trouver les bonnes solutions. Souvenez-vous de cette contradiction qui mine les fonctions opérationnelles de l’industrie privée, à savoir,
le client (le but à atteindre) à toujours raison, le patron (la maximalisation du résultat) aussi.


The different health systems are the subject of permanent political debate. Between the supporters of free medicine for all and those of private medicine backed by freely chosen insurance, the gap is insurmountable. On paper, both options work to the delight of fat chewers. In theory, neither of the two systems can escape the ruts into which the supporters of the two sides cause it to fall. To give you a clue, nothing beats a compulsory dive into the hospital environment.

Reluctantly, for my 72nd birthday, I treated myself to an emergency hospital stay at the NHS Orsay Hospital in the midst of COVID. Doing this at this very moment raises the stress bar as high as possible. The trigger was a momentary loss of control and sensitivity in my left arm. My referring doctor wrote a prescription for an emergency CT / MRI.

Entered on January 26 at 10:00 by the emergency room door, I left on February 6 after having undergone all the possible examinations required by the causes which had sent me to the hospital. Taken out and accompanied by a prescription which, if I understand and follow it, should allow me to live at least a hundred years. Not really ideal if my heirs are in a hurry.

But between the entry and the exit many events took place on which it is possible to make a judgment which, without being objective, deserves to be reported. A hospital stay is made up of two elements that remain inseparable, the stay and the medical acts. A squeaky stay cannot be compensated for by irreproachable medical acts, a patient is not just a case, it is also a person and a smiling, attentive welcome contributes to the healing. A delicious stay, if it does not support the exercise of a medical expertise, does not justify either.

If in medical matters my expertise does not fly high. When it comes to the feelings regarding the reception, let’s say the boarding part of the hospitalization, like everyone else it is possible for me to express an opinion. Two elements each participate in their own way in healing: hygiene and food. Hygiene first of all. In this hospital, the rooms all had a small bathroom with sink and toilet. A shared shower near by gives each of the able patients access to personal hygiene. Cleanliness gives the patient a feeling of normalcy. Food finally. The meals served are not part of haute cuisine, however they are complete, cheese and desserts, but also and above all the main dishes are served hot, bread, in the form of mini baguettes, even if they delivered in a plastic bag, offer a crispy crust, crumb consistency is better than acceptable. These details show the care taken throughout the chain, from the kitchen to delivery to your room. Out of all the meals served, I never left a plate untouched. It may seem like a detail, but for the patient, this kind of attention is obviously part of the therapy. Irreproachable.

Nursing is also flawless. Not only is care provided in a professional manner, the patient expects no less, but also and above all the nursing staff provides it to an individual, not to a case. The daily care approach opens up the possibility of establishing an interpersonal relationship as long as the patient knows how to receive smiles and attentions. Such a relationship gives the patient the feeling of once again becoming an individual on the way back to normalcy. To be called by your own name, to feel compassionate support in the face of the virtual panic generated by technical gestures perceived as anxiety-inducing through soothing words and gestures, this support also enhanses the therapy by making the necessary anxiety-inducing acts acceptable and therefore accepted. In this regard, the experience of a lumbar puncture will have mobilized both the soothing speech of the doctor but also, and I would say almost above all, the presence and the voice of a nurse who was absorbing, with her hand resting on my arm the excess tension linked to the technical procedure, lumbar puncture. Remarkable.

However, I must mention one point, the only one in reality, which disturbed me: the lack of visibility over the short term. If we fully understand that the start time for carrying out an exam cannot be clock worked, an interleaved emergency shifts, it is obvious, the start of my exam, the provision of a sheet of route, even if it can and will be changed, offers the patient the feeling of progressing towards a return to normality. In my case, this lack of visibility will have made me impatient. I felt like I was at the end of the tunnel, no longer feeling any symptoms of my illness. Thinking I was done with the exams, I only wanted to leave the hospital. This lack of visibility on the way back to normal is also found in examinations such as MRI for which the patient is placed for an unknown duration in a highly constrained environment. Knowing that the exam will last five or twenty minutes, that we are halfway there, that there are still two minutes left, allows us to manage cramps, pain, claustrophobia, furious urges to scratch. This information will contribute at no cost to the acceptance of the exam.

Upon the Doctor’s final visit, this impatience to leave the hospital, once the roadmap was handed over by the doctor, made me commit a terrible odd. I must thank this doctor for allowing me to fix a sinister blunder. Suitcase packed, I rush into the elevator. The doctor reminded me that it is fashionable to inform the nurses of my departure. Thank you Doc for saving me from a contemptuous disappearance.

While it is certain that the French medical system can and must improve, standing still is in itself a regression, I cannot say what these improvements are and where they should apply. On the other hand, lived experience shows that, at least in this hospital, the patient is not a case, the patient remains a human being who carries a problem, The institution’s mission is to cure and avoid, as much as possible, a return for a similar cause. The fact that profit is not the engine of this organization ensures that healing remains at the center of the institution’s concerns. Two dangers threaten this one, profit on the one hand, exploding costs on the other. By focusing on therapeutic efficacy the risk of cost inflation is very real. By focusing on costs, the risk of seeing a drop in the quality of care is just as real. Ladies and gentlemen politicians, by listening to health professionals, find the right solutions. Remember this contradiction which undermines the operational functions of private industry, namely,
the customer (the goal to be reached) is always right, the boss (the maximization of the result) too.


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Le paradoxe du Caviar

5 février 2021

  • Le parti dit républicain accueille dans ses rangs une conspirationniste, MTG. Elle adhère à Q ANON, ce groupe de dangereux fêlés qui participe activement à tous les crimes négationnistes possibles parmi lesquels, et ce qui suit n’est pas exhaustif,
    – les Démocrates (le parti politique) est composé de socialistes pédophiles,
    – les juifs allument les feux en Californie avec les Lasers montés sur des satellites,
    – il faut liquider physiquement les opposants par pendaison ou une balle dans la tête,
    – les massacres dans les écoles sont des coups montés.
    Il faut arrêter ici l’énumération. Cette conspirationniste avait réussi  se faire nommer dans différents groupes de travail législatif dont le Travail et l’Education.
    La présidence du parti Démocrate a déposé une motion pour la virer des comités.
    La motion est adoptée à l’unanimité des Démocrates, unanimité à laquelle se sont joints SEULEMENT onze républicains, cent quatre vingt dix-neuf s’y sont opposés.
    Le parti dit républicain est devenu le Q parti.
    Alors vous allez me demander que vient faire le caviar du titre dans ce POST ?
    La réponse est facile.
    Les républicains ont voté 11/199 pour virer la conspirationniste. Soit un ratio 1/18.
    Le ratio once/livre, deux unités de mesure de poids est 1/16, proche du ratio précédent.
    Que se passe-t-il si l’on ajoute une once de caviar (33g) dans une livre de merde (500g) ?
    La réponse est intuitive, la merde étant majoritaire, on obtient une livre de merde.
    Et que se passe-t-il si l’on renverse la proposition précédente ,
    à savoir une once de merde dans une livre de caviar ?
    Nous savons tous que cette fraction minoritaire absorbe l’ensemble.
    C’est pourquoi le parti dit républicain est devenu le Q parti des négationnistes trumpiens.


  • The so-called Republican Party welcomes into its ranks MTG, a crazy Q ANON conspirationist. She adheres to Q ANON, this group of dangerous crackpots who actively participates in all possible negationist crimes among which, and the following is not exhaustive,
    – the Democrats (the political party) is made up of pedophile socialists,
    – Jews light fires in California with lasers mounted on satellites,
    – the opponents must be physically liquidated by hanging or a bullet in the head,
    – School massacres are set-ups.
    The list must stop here. This conspirationist MTG had succeeded in being appointed to various legislative working groups including Labour and Education.
    The Democratic Party Presidency has tabled a motion to remove her from the committees.
    The motion was passed unanimously by the Democrats, joined by ONLY eleven Republicans, one hundred and ninety-nine opposed her committee’s removal.
    The so-called Republican Party has become the Q Party.
    So you are going to ask me why caviar belongs to this POST title.
    The answer is easy.
    The Republicans voted 11/199 to fire the conspirationist. That’s a 1/18 ratio.
    The ounce/pound ratio, two units of weight, is 1/16, close to the previous ratio.
    So what happens if you add an ounce of caviar to a pound of shit?
    The answer is intuitive, the shit being majority, we get a pound of shit.
    And what happens if you reverse the previous proposal, an ounce of shit in a pound of caviar? In this case the minority fraction takes over the whole.
    That is why the so-called Republican Party became the Q party.

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Un jeu de loi et du vaccin

4 février 2021

  • Reçu de mon précieux contributeur Uschi une version COVIDO-US du jeu de l’oie, jeu que je croyais français mais qui semble avoir atteint l’universalité.
  • Received from my precious contributor Uschi a COVIDO-US version of the game that I believed French but that seems to have reached universality.


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Gastronomie et Testament

3 février 2021

  • L’immortel testament de Pinocchio est parfaitement résumé dans l’icône que l’amie Uschi m’aura fait parvenir. Elle résume parfaitement une présidence parfaitement indigeste.
  • The forever living testament of the clown is wrapped up in the iconography below. Thank you Uschi for this recap of a flamboyant and absolutely indigestible presidency (no caps).


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Remise en perspective

2 février 2021

Caricature expédiée par Uschi

  • Cette caricature remet en perspective l’importance de la liberté individuelle.
  • This cartoons puts in perspective Freedom, COVID nuisance, Second Amendment and Freedom.

2021-02-02-juif
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