Archives de catégorie : Politique

Immunité présidentielle

6 février 2024

Même en anglais, les mauvaises nouvelles concernant Trump sont de bonnes nouvelles. Le document pointé est le jugement unanime de la cour d’appel de Washington composée de trois juges, dont deux ont été nommés par Trump.

Pour faire simple, Trump clamait qu’il disposait d’une immunité totale pour l’ensemble de ses actions alors qu’il était président. La cour en a décidé autrement.

Even in English, the bad news about Trump is good news for democracy. The document linked is the unanimous judgment of the Washington Court of Appeal, composed of three judges, two of whom were appointed by Trump.

Simply put, Trump claimed he had full immunity for all his actions while he was president. The court decided otherwise.

 

Va-t-on enfin lui botter le cul ?

Même si ce n’est pas encore le moment, le commencement de la fin, les chaînes d’info n’en peuvent plus de le voir avancer vers la Roche Tarpéienne. Enfin, il marche vers son Enfer.

Will we finally kick his ass?

Even though it is not yet time to celebrate, the beginning of the end, the news channels can no longer see him moving towards the Tarpeian Rock. Finally, he walks towards his Hell.

Pour le fun, dès que je le peux, je traduirai le deuxième paragraphe de la page 38.

Just for kicks, read the second paragraph of page 38, I love it.

Floride / La démocratie recule

2 Février 2024

Afin d’offrir à chacun le droit de se ruiner facilement, la Floride promeut désormais la liberté de parier sur les événements sportifs. Il était déjà possible de faire faillite pour cause de dettes médicales, dorénavant, l’addiction aux jeux et paris ouvre enfin, à la demande populaire, une nouvelle voie vers la pauvreté.

In order to offer everyone another easy access to bankruptcy, Florida now promotes the freedom to bet on sporting events. It was already possible to go bankrupt because of medical debts, henceforth, gambling addiction finally opens, at popular demand, a new path to poverty.

Dans une optique similaire, afin d’élargir le cadre des libertés individuelles, en particulier celle des femmes, l’avortement est désormais interdit au-delà de six semaines. Constatons que, par cette mesure, les droits de l’embryon sont protégés car combien de femmes prennent conscience de leur grossesse avant le terme des six semaines.

Merci de Santis, le protecteur des minorités et des femmes.

In a similar vein, in order to broaden the scope of individual freedoms, in particular that of women, abortion is now prohibited beyond six weeks. Let us note that, by this measure, the rights of the embryo are protected because how many women become aware of their pregnancy before the end of the six weeks.

Thanks to Santis, the protector of minorities and women.

La fin approche

26 janvier 2023

Peter Navarro, un économiste sorti de Harvard, farouche critique de la Chine, servait en tant que conseiller économique dans le gouvernement de Trump avant de participer à la en charge de l’épidémie COVID.
(Sur ce dernier point, il aura été de ceux qui auront alerté Trump et son gouvernement, dès le début, de la dangerosité de l’épidémie à venir.)

Un des acolytes de la Citrouille obèse, un gugusse qui sera resté jusqu’au dernier jour à la Maison-Blanche, prétendait disposer d’une immunité totale. De ce fait, il refusait de témoigner, malgré des convocations en bonne et due forme, devant le Congrès. Ce sycophante vient d’échopper d’une peine de prison de 4 mois.

Peine légère, me direz-vous, certes la peine est légère, mais les conséquences lourdes. Le gugusse est ruiné, frais de justice et perte de crédibilité.

Et pendant ce temps, le Fléau de la Justice s’approche de Pinocchio.

One of the acolytes of the obese Pumpkin, a gutless asshole who remained until the last day in the White House got his day in court. He claimed to have full immunity and therefore refused to testify, despite numerous subpoenas, In front of Congress. This sycophant has just been served a four-month prison sentence.

Light sentence, you might say to me. True the sentence is light, but the consequences heavy. The asshole is now bankrupt, thanks to the costs of justice and loss of credibility.

Meanwhile, the Wheels of Justice moves closer to Pinocchio.

Pierre Dac : le visionnaire

1 décembre 2023

Le titre de cet article aurait dû être : Critiquer le gouvernement d’Israël, est-ce faire preuve d’antisémitisme. Un tel titre ne pouvait résumer ce qui suit. En revanche, ce qu’affirmait Pierre Dac, ce précurseur, fait toujours sens : « Les prédictions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir. »

The title of this article should have been: Criticizing the government of Israel, is it anti-Semitism. Such a title could not summarize the following. On the other hand, what Pierre Dac, this precursor, said always makes sense: « Predictions are difficult, especially when they refer to the future. »

Le populisme guidé par la démagogie à tendance autocratique conduit toujours aux erreurs de jugement. Le mythe de l’homme fort guidé par la main divine permet aux faibles de s’éviter la remise en cause des affirmations du moment. Afin de pouvoir agir efficacement, l’homme fort exige de pouvoir court-circuiter les contre-pouvoirs qui contrôlent son action. Une fois au pouvoir, l’homme fort les élimine et se trouve en prise directe avec la réalité. Il devient, de facto, responsable de tous les événements, bons ou mauvais, qui surviennent.

C’est probablement pourquoi, même en temps de guerre, Sir Winston affirmait : La démocratie est la pire forme de gouvernement dès que l’on exclut tous les autres. L’actuel premier ministre d’Israël l’a oublié.

Populism guided by demagogy with an autocratic tendency always leads to errors of judgment. The myth of the strong man guided by the divine hand allows the weak to avoid questioning the affirmations of the moment. In order to be able to act effectively, the strong man demands to be able to short-circuit the checks and balances that control the political action in a democratic environment. Once in power, the strong man eliminates them and is in direct contact with reality. It becomes de facto responsible for all events, good or bad, that occur.

This is probably why, even in wartime, Sir Winston said, Democracy is the worst form of government when all others are excluded. The current Prime Minister of Israel has forgotten that.

Lorsque les contre-pouvoirs ne peuvent être entendus, tout ce qui contredit le discours de l’homme fort est éliminé. Sur ce sujet, le N.Y.T, journal de référence, vient de publier un article que je partage aujourd’hui avec vous. Pour mes lecteurs non anglophones, je vais tenter de résumer le contenu de l’article.

Les services de renseignements ont publié il y a plus d’un an un document référencé : « Le Mur de Jéricho ». Ce document décrit en détail les préparatifs du Hamas pour conduire la criminelle attaque du 7 octobre 2023. Ce document fut ignoré au motif que le Hamas ne pouvait en aucun cas conduire une attaque de telle ampleur. Certes, la date de l’attaque n’était pas documentée, mais la menace était, elle, bien réelle. En fait, si ce document fut ignoré, c’est qui contredisait la doxa de l’extrême droite au pouvoir en Israël. La priorité de l’extrême droite est de maintenir un régime d’apartheid en Cis-Jordanie, faciliter le non-droit qu’imposent les colonies juives sur ce territoire. 

C’est pourquoi, le gouvernement d’Israël avait ordonné à l’armée de protéger en Cis-Jordanie une manifestation religieuse.  Considérant que le Hamas ne présentait aucun risque, l’armée a prélevé l’ensemble des forces chargées de la protection des Kibboutz frontaliers de Gaza. Ce vide donnera au Hamas la liberté d’assassiner tranquillement mille deux cents individus.

When the counter-powers cannot be heard, everything that contradicts the speech of the strong man is eliminated. On this subject, the N.Y.T, reference newspaper, has just published an article that I share with you today. For my French readers, I summarize the content of the article.

Autocrats act only on their self-interest. Trump for money and narcissism to satisfy his belly button, Netanyahu to escape corruption trials. To achieve their goals, they try to escape check and balances. This how Fascism accesses power. And when Fascism holds the driver seat, war is around the corner. 

En mettant en perspective les actions délétères de l’extrême-droite au pouvoir en Israël, en critiquant ce gouvernement, est-ce faire preuve d’anti-sémitisme ?

Comme l’affirmait Pierre Caron de Beaumarchais :
Sans Liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur.

By putting into perspective the deleterious actions of the extreme right in power in Israel, by criticizing this government, is it anti-Semitism?

As Pierre Caron de Beaumarchais stated:
Without Freedom to blame, there is no flattering praise.

Monopoles et Privatisation

9 novembre 2023

Les grands mythes structurent notre approche de la société. Le capitalisme en fait partie. Vers la fin du XXᵉ siècle, cette forme d’organisation de la société aura gagné la Guerre Froide en faisant tomber le Marxisme-Léninisme et la Dictature du Prolétariat.

Vrai, le capitalisme semblait offrir une vision optimiste de progrès pour tous. Accepter cette vision d’éternel progrès sans l’aiguillon d’une alternative crédible, c’était ignorer que seule une concurrence réelle et honnête est l’unique moteur de progrès. Et il est exact que, durant une grande partie du XXᵉ siècle, lorsque le capitalisme se trouvait en compétition avec les fascismes italien et allemand, afin de s’attirer les faveurs des masses, il aura accepté de partager avec elles les gains de productivité de l’économie. Force est de constater qu’alors l’écart des revenus était inversement proportionnel à l’impôt payé par les plus riches. Au début des années 50, le taux marginal de l’impôt des tranches élevées était de 90%, les PDG ne recevaient pas plus de 30 fois le revenu moyen des sociétés qu’ils dirigeaient.

Big myths do structure our approach to society. Capitalism is one of them. Towards the end of the XXth century, this form of organization of society won the Cold War by bringing down Marxism-Leninism and the Dictatorship of the Proletariat.

True, then capitalism seemed to offer an optimistic vision of progress for all. To accept this vision of eternal progress without the sting of a credible alternative was to ignore that only real and honest competition is the only engine of progress. And it is true that for much of the 20th century, when capitalism was in competition with the Italian and German fascisms, in order to attract the favor of the masses, it did agree to share with them the productivity gains of the economy. During this area it is obvious that the income gap was inversely proportional to the tax paid by the richest. In the early 1950s, the marginal tax rate for high tax brackets was 90%, CEOs received no more than 30 times the average income of the companies they ran.

Lorsque les mécanismes de régulation du capitalisme sont abrogés au motif qu’ils ralentissent le progrès, les deux tendances profondes, l’augmentation des profits et le désir d’élimination de la concurrence prennent le dessus.

En Europe nous avons éliminé les monopoles d’état en privatisant leurs domaines d’activité, en introduisant la concurrence. Parmi les succès de la destruction des monopoles, celle des télécom est un évident succès. Comparer coûts et services des fournisseurs de télécom aux US et en Europe ne laisse aucune place au doute, Les consommateurs européens sont gagnants. En revanche, l’introduction de la concurrence dans l’électricité ou les transports pose de vrais problèmes en Europe. Si en Europe c’est parfaitement exact, cela dit les problèmes issus de la tentation de concentration monopolistique pose aux US les mêmes problèmes.

Ici, devant une sous-station de distribution d’électricité, deux salariés manifestent pour que les contrats de travail des nouveaux embauchés soient semblables à ceux des anciens, en particulier pour la couverture santé, retraite… Si cela ne vous rappelle pas les revendications qui ont secoué la France il y a peu, vous êtes à la fois sourds et aveugles.

Il est temps que le capitalisme retrouve ce qui avait fait sa force le siècle dernier, qu’il accepte de partager les gains de productivité, que les élites financières cessent de prétendre que la confiscation de la croissance à leur profit représente le progrès de tous.

When the mechanisms that regulate capitalism, when these regulations are eliminated on the grounds that they slow progress, the two natural tendencies, the increase of profits and the desire to eliminate competition, these tendencies take over.

In Europe, we have eliminated state monopolies by privatizing their fields of activity, regulations introduced competition. Among the successes linked to the destruction of monopolies, the new structure of the telecom market is an obvious success. Comparing costs and services of telecom providers in the US and Europe leaves no room for doubt, European consumers are the real winners. On the other hand, the introduction of competition in electricity or railroad poses real problems in Europe. If in Europe the problems linked to monopoly suppression are real, that said, the problems arising from the temptation of monopolistic concentration poses the US the same problems.

Here, in front of an electricity distribution substation, two employees demonstrate to promote that the employment contracts of new workers are similar to those of issued previously, especially for health coverage, retirement… If this does not remind you of the demands that shook France recently, you are both deaf and blind.

It is time for capitalism to regain the strength displayed during the last century, it is time to agree to share productivity gains, it is time for the financial elites to stop pretending that the confiscation of growth for their sole benefit represents the progress of all.

Les Cimetières racontent l’Histoire

6 Novembre 2023

Si les impôts sculptent les paysages urbains, l’essence bon marché crée une ville étendue, le coût peu élevé du terrain, hors du cœur des villes US, permet d’offrir aux défunts des cimetières paysagers. Lors de mes passages dans le New Jersey, le dimanche, j’accompagne MaryAnn et me recueille sur la tombe de son époux qui fut un de mes très chers amis. 

If taxes sculpt urban landscapes, the cheap gasoline creates an extended city. The low cost of land, outside the heart of US cities, allows offering the deceased, large landscape cemeteries. During my visits to New Jersey, on Sundays, I accompany MaryAnn and gather at the grave of her husband, who was one of my dearest friends. 

Ce cimetière présente deux sections distinctes. Dans la première, parfaitement horizontale, les tombes sont identifiées par une plaque. Souvent les couples y sont enterrés côte à côte.

Dans l’arrière-plan, on trouve un arrangement plus proche de notre tradition avec des stèles de formes plus individualisées.

This cemetery has two distinct sections. In the first, perfectly horizontal, the graves are identified by a plaque. Couples are often buried side by side.

In the background, we find an arrangement closer to our European traditions with head-stones of more individualized forms.

Ici, pas de ségrégation, pas de carré juif et sur ces tombes, pas d’étoile de David, tout juste quelques rituels cailloux.

Here, no segregation, no Jewish square and on these graves, no Star of David, just a few stony rituals.

La tombe de mon ami se trouve tout au fond, sous les arbres. Notez le petit cube, au fond de l’allée. Celui-ci contient les cendres de défunts incinérés. Une forme moderne de traitement du dernier voyage qui devient, aujourd’hui, plus fréquent.

My friend’s grave is in the back under the trees. Notice the little cube at the back of the driveway. It contains the ashes of cremated dead. A modern form of treatment of the last journey that is becoming more common today.

Critique de Netanyahu et Antisémitisme

4 novembre 2023

Aujourd’hui, plus que jamais, il convient de montrer que critiquer le gouvernement d’Israël ne relève pas d’une participation à une propagande antisémite. Sur ce sujet, un groupe d’intellectuels et écrivains juifs viennent de publier une lettre ouverte. Il était important que je traduise et partage cette lettre avec vous.

En cliquant sur le lien, vous pourrez accéder à cette lettre.

Today, more than ever, it must be shown that criticizing the government of Israel is not a participation in anti-Semitic propaganda. On this subject, a group of Jewish intellectuals and writers have just published an open letter. It was important that I translate and share this letter with you.

You can access the site where the letter is published, click on the following link.

NOUS SOMMES DES ÉCRIVAINS, des artistes et des activistes juifs qui souhaitent désavouer le récit répandu selon lequel toute critique d’Israël est intrinsèquement antisémite. Israël et ses défenseurs ont longtemps utilisé cette tactique rhétorique pour protéger Israël de la responsabilité, dignifier l’investissement de plusieurs milliards de dollars des États-Unis dans l’armée israélienne, occulter la réalité mortelle de l’occupation et nier la souveraineté palestinienne. Maintenant, ce bâillon insidieux de la liberté d’expression est utilisé pour justifier le bombardement militaire continu d’Israël sur Gaza et pour faire taire les critiques de la communauté internationale.

Nous condamnons les récentes attaques contre les civils israéliens et palestiniens et pleurons ces pertes de vie atroces. Dans notre douleur, nous sommes horrifiés de voir la lutte contre l’antisémitisme utilisée comme prétexte pour des crimes de guerre avec une intention génocidaire déclarée.

L’antisémitisme est une partie douloureuse du passé et du présent de notre communauté. Nos familles ont échappé aux guerres, au harcèlement, aux pogroms et aux camps de concentration. Nous avons étudié les longues histoires de persécution et de violence contre les Juifs, et nous prenons au sérieux l’antisémitisme qui menace la sécurité des Juifs dans le monde. Ce mois d’octobre marquait le cinquième anniversaire de la pire attaque antisémite jamais commise aux États-Unis : les onze fidèles de Tree of Life – Or L’Simcha à Pittsburgh. qui ont été assassinés par un homme armé qui a épousé des théories du complot qui blâmaient les Juifs pour l’arrivée de migrants d’Amérique centrale et, ce faisant, déshumanisaient les deux groupes. Nous rejetons l’antisémitisme sous toutes ses formes, y compris lorsqu’il se fait passer pour une critique du sionisme ou de la politique d’Israël. Nous reconnaissons également que, comme l’a écrit le journaliste Peter Beinart en 2019, « l’antisionisme n’est pas intrinsèquement antisémite et prétend qu’il utilise la souffrance juive pour effacer l’expérience palestinienne ».

 

Nous trouvons cette tactique rhétorique contraire aux valeurs juives, qui nous apprennent à réparer le monde, à remettre en question l’autorité et à défendre les opprimés sur l’oppresseur. C’est précisément à cause de l’histoire douloureuse de l’antisémitisme et des leçons tirées des textes juifs que nous défendons la dignité et la souveraineté du peuple palestinien. Nous refusons le faux choix entre la sécurité juive et la liberté palestinienne, entre l’identité juive et la fin de l’oppression des Palestiniens. En fait, nous croyons que les droits des Juifs et des Palestiniens vont de pair. La sécurité de chaque peuple dépend de celle de l’autre. Nous ne sommes certainement pas les premiers à le dire, et nous admirons ceux qui ont modelé cette ligne de pensée à la suite de tant de violence.

Nous comprenons comment l’antisémitisme et la critique d’Israël ou du sionisme ont été confondus. Pendant des années, des dizaines de pays ont confirmé la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste. La plupart de ses onze exemples d’antisémitisme concernent des commentaires sur l’État d’Israël, avec une certaine ouverture à l’interprétation suffisante pour limiter la portée de la critique acceptable. De plus, l’Anti-Defamation League classe l’antisionisme dans la catégorie de l’antisémitisme, malgré les doutes de beaucoup de ses propres experts. Ces définitions ont renforcé les relations du gouvernement israélien avec les forces politiques antisémites d’extrême droite, de la Hongrie à la Pologne, en passant par les États-Unis, mettant en danger les Juifs de la diaspora. Pour contrer ces définitions radicales, un groupe d’érudits de l’antisémitisme a publié la Déclaration de Jérusalem en 2020, offrant des lignes directrices plus spécifiques pour identifier l’antisémitisme et le distinguer des critiques et des débats autour d’Israël et du sionisme.

Les accusations d’antisémitisme à la moindre objection à la politique israélienne ont longtemps permis à Israël de maintenir un régime que les groupes de défense des droits de l’homme, les universitaires, les analystes juridiques et les organisations palestiniennes et israéliennes ont appelé apartheid. Ces accusations continuent de jeter un froid sur notre politique. Cela a signifié la répression politique à Gaza et en Cisjordanie, où le gouvernement israélien confond l’existence même du peuple palestinien avec la haine juive dans le monde entier. Dans sa propagande interne à ses propres citoyens et externe à l’Occident, le gouvernement israélien affirme que le grief palestinien ne concerne pas la terre, la mobilité, les droits ou la liberté, mais plutôt l’antisémitisme. Au cours des dernières semaines, les dirigeants israéliens ont continué d’instrumentaliser l’histoire des traumatismes juifs pour déshumaniser les Palestiniens. Pendant ce temps, les Israéliens sont arrêtés ou suspendus de leur emploi pour des publications sur les réseaux sociaux défendant Gaza. Les journalistes israéliens craignent des conséquences pour avoir critiqué leur gouvernement.

Qualifier toutes les critiques d’Israël d’antisémites confond également Israël et tout le peuple juif dans l’imagination populaire. Au cours des deux dernières semaines, nous avons vu des démocrates et des républicains garder l’identité juive sur la base du soutien à Israël. Une lettre vague signée par des dizaines de personnalités publiques et publiée le 23 octobre a confirmé le positionnement du président Biden en tant que défenseur du peuple juif sur la base de son soutien à Israël. Lorsque le 92NY a reporté un événement avec l’auteur Viet Thanh Nguyen, qui avait récemment signé une lettre appelant à la fin des attaques israéliennes contre Gaza, sa déclaration a commencé par mettre en avant son identité en tant qu’« institution juive ». Comme d’autres l’ont observé, les outils pour historiciser les attaques du 7 octobre sont considérés comme une répudiation de la souffrance juive plutôt que comme une nécessité pour comprendre et mettre fin à cette violence.

L’idée que toute critique d’Israël est antisémite étend une vue des Palestiniens, des Arabes et des musulmans comme intrinsèquement suspects; des agents de l’antisémitisme jusqu’à ce qu’ils disent explicitement le contraire. Depuis le 7 octobre, les journalistes palestiniens font face à une répression sans précédent. Un citoyen palestinien d’Israël a été licencié de son emploi dans un hôpital israélien pour une publication Facebook de 2022 qui citait le premier pilier de l’islam. Les dirigeants européens ont interdit les manifestations pro-palestiniennes et criminalisé l’affichage du drapeau palestinien. À Londres, un hôpital a récemment retiré des œuvres d’art d’enfants de Gaza après qu’un groupe pro-israélien a affirmé que cela avait fait en sorte que les patients juifs se sentaient « vulnérables, harcelés et victimisés ». D’une manière ou d’une autre, même les œuvres d’art d’enfants palestiniens étaient accompagnées d’une hallucination de violence.

Les dirigeants américains ont salué cette occasion de confondre davantage la sécurité juive avec un financement militaire incontestable et inébranlable pour Israël sans intention de faire la paix. Le 13 octobre, le Département d’État des États-Unis a fait circuler une note interne exhortant les fonctionnaires à ne pas utiliser le libellé « désescalade/cessez-le-feu », « mettre fin à la violence/à l’effusion de sang » ou « rétablir le calme ». Le 25 octobre, Biden a douté du nombre de morts palestiniens et l’a qualifié de « prix » de la guerre d’Israël. Une telle logique cruelle continuera de favoriser à la fois l’antisémitisme et l’islamophobie. Le département de la Sécurité intérieure se prépare à une augmentation prévue des crimes haineux contre les juifs et les musulmans — cela a déjà commencé.

Pour chacun d’entre nous, l’identité juive n’est pas une arme à utiliser dans une lutte pour le pouvoir étatiste, mais une source de sagesse générationnelle qui dit que la justice, la justice, vous devez poursuivre. Tzedek, tzedek, tirdof. Nous nous opposons à l’exploitation de notre douleur et au silence de nos alliés.

Nous appelons à un cessez-le-feu à Gaza, à une solution pour le retour en toute sécurité des otages à Gaza et des prisonniers palestiniens en Israël, et à la fin de l’occupation continue d’Israël. Nous appelons également les gouvernements et la société civile aux États-Unis et dans tout l’Occident à s’opposer à la répression du soutien à la Palestine.

Et nous refusons de permettre que des demandes aussi urgentes et nécessaires soient supprimées en notre nom. Lorsque nous disons plus jamais, nous le pensons.

WE ARE JEWISH WRITERS, artists, and activists who wish to disavow the widespread narrative that any criticism of Israel is inherently antisemitic. Israel and its defenders have long used this rhetorical tactic to shield Israel from accountability, dignify the US’s multibillion-dollar investment in Israel’s military, obscure the deadly reality of occupation, and deny Palestinian sovereignty. Now, this insidious gagging of free speech is being used to justify Israel’s ongoing military bombardment of Gaza and to silence criticism from the international community. 

We condemn the recent attacks on Israeli and Palestinian civilians and mourn such harrowing loss of life. In our grief, we are horrified to see the fight against antisemitism weaponized as a pretext for war crimes with stated genocidal intent.

Antisemitism is an excruciatingly painful part of our community’s past and present. Our families have escaped wars, harassment, pogroms, and concentration camps. We have studied the long histories of persecution and violence against Jews, and we take seriously the ongoing antisemitism that jeopardizes the safety of Jews around the world. This October just marked the five-year anniversary of the worst antisemitic attack ever committed in the United States: the eleven worshipers at Tree of Life – Or L’Simcha in Pittsburgh, who were murdered by a gunman who espoused conspiracy theories that blamed Jews for the arrival of Central American migrants, and in so doing, dehumanized both groups. We reject antisemitism in all its forms, including when it masquerades as criticism of Zionism or Israel’s policies. We also recognize that, as journalist Peter Beinart wrote in 2019, “Anti-Zionism is not inherently antisemitic—and claiming it is uses Jewish suffering to erase Palestinian experience.” 

We find this rhetorical tactic antithetical to Jewish values, which teach us to repair the world, question authority, and champion the oppressed over the oppressor. It is precisely because of the painful history of antisemitism and lessons of Jewish texts that we advocate for the dignity and sovereignty of the Palestinian people. We refuse the false choice between Jewish safety and Palestinian freedom; between Jewish identity and ending the oppression of Palestinians. In fact, we believe the rights of Jews and Palestinians go hand-in-hand. The safety of each people depends on the other’s. We are certainly not the first to say so, and we admire those who have modeled this line of thinking in the wake of so much violence. 

We understand how antisemitism and criticism of Israel or Zionism have been conflated. For years, dozens of countries have upheld the International Holocaust Remembrance Alliance’s working definition of antisemitism. Most of its eleven examples of antisemitism regard comments on the state of Israel, with some open to interpretation enough that they limit the scope of acceptable critique. What’s more, the Anti-Defamation League classifies Anti-Zionism as antisemitism, despite the misgivings of many of its own experts. These definitions have scaffolded the Israeli government’s deepening relationships with far-right, antisemitic political forces, from Hungary to Poland to the United States and beyond—endangering Jews in diaspora. To counter these sweeping definitions, a group of scholars of antisemitism published the Jerusalem Declaration in 2020, offering more specific guidelines for identifying antisemitism and distinguishing it from criticism and debate around Israel and Zionism. 

Accusations of antisemitism at the slightest objection to Israeli policy have long allowed Israel to uphold a regime that human rights groupsscholarslegal analysts, and Palestinian and Israeli organizations have called apartheid. These accusations continue to cast a chilling effect across our politics. This has meant political suppression in Gaza and the West Bank, where the Israeli government conflates the very existence of Palestinian people with Jew hatred the world over. In propaganda aimed internally at its own citizens and externally toward the West, the Israeli government asserts that Palestinian grievance is not about land, mobility, rights, or freedom, but instead, antisemitism. In the last weeks, Israeli leaders have continued to instrumentalize the history of Jewish trauma to dehumanize Palestinians. Meanwhile, Israelis are arrested or suspended from their jobs for social media posts defending Gaza. Israeli journalists fear consequences for criticizing their government.

Characterizing all critiques of Israel as antisemitic also conflates Israel and all Jewish people in the popular imagination. In the last two weeks, we’ve seen Democrats and Republicans alike gate-keep Jewish identity on the basis of support for Israel. A vague letter signed by dozens of public figures and published on October 23 parroted President Biden’s positioning of himself as an advocate for Jewish people based on his support for Israel. When the 92NY postponed an event with author Viet Thanh Nguyen, who had recently signed a letter calling for an end to Israel’s attacks on Gaza, its statement began by forefronting its identity as “a Jewish institution.” As others have observed, tools to historicize the October 7 attacks are seen as a repudiation of Jewish suffering rather than necessary to understand and end such violence. 

The idea that all criticism of Israel is antisemitic extends a view of Palestinians, Arabs, and Muslims as inherently suspect; agents of antisemitism until they explicitly say otherwise. Since October 7, Palestinian journalists have faced unprecedented suppression. A Palestinian citizen of Israel was fired from his job at an Israeli hospital for a Facebook post from 2022 that quoted the first pillar of Islam. European leaders have banned pro-Palestine protests and criminalized displays of the Palestinian flag. In London, a hospital recently took down artwork by children from Gaza after a pro-Israel group claimed it made Jewish patients feel “vulnerable, harassed and victimized.” Somehow, even artwork by Palestinian children was accompanied by a hallucination of violence. 

US leaders have welcomed this chance to further conflate Jewish safety with unquestioning, unwavering military funding for Israel with no intention of making peace. On October 13, the US State Department circulated an internal memo urging officials not to use the language of “de-escalation/ceasefire,” “end to violence/bloodshed,” or “restoring calm.” On October 25, Biden doubted the Palestinian death toll and called it the “price” of Israel’s war. Such cruel logic will continue to foster both antisemitism and Islamophobia. The Department of Homeland Security is preparing for an expected rise in hate crimes against both Jews and Muslims—it has already begun

For each of us, Jewish identity is not a weapon to wield in a fight for statist power but a fount of generational wisdom that says justice, justice, you shall pursueTzedek, tzedek, tirdof. We object to the exploitation of our pain and the silencing of our allies. 

We call for a ceasefire in Gaza, a solution for the safe return of the hostages in Gaza and Palestinian prisoners in Israel, and an end to Israel’s ongoing occupation. We also call on governments and civil society in the United States and across the West to stand up against the repression of support for Palestine. 

And we refuse to allow such urgent, necessary demands to be suppressed in our names. When we say never again, we mean it.

L’Hydre relève la tête

1 novembre 2023

Le 30 novembre 2023, Chris Wray le directeur du FBI, a comparu devant la commission sénatoriale sur la Sécurité Intérieure sur les menaces sur la société US. Dans ce témoignage, il a fourni une information qui révèle l’état de la société US. 

Dans les recensements, les enquêteurs posent une question illégale en France, ils demandent à quel groupe religieux appartiennent les recensés. Lors de sa comparution, Christopher Wray a fourni l’information suivante : si aux US 2,5% de la population se déclare « Juive », les incidents raciaux antisémites représentent 65% des agressions raciales.

Depuis 1945, l’antisémitisme faisait profil bas. L’horreur que provoquait la Shoah avait interdit toute forme d’agression et même d’expression antisémite, au moins dans la sphère publique. L’hydre relève la tête, l’antisémitisme n’est plus frappé d’interdit. 

Le pire redevient possible.

On November 30, 2023, FBI Director Chris Wray appeared before the Senate Committee on Homeland Security on threats to US society.  In this testimony, he provided information that reveals the state of US society. 

In the censuses, the investigators ask a a question that cannot be legally asked in France, they ask which religious group the people interviewed belong to. At his appearance, Christopher Wray provided the following information: if in the US 2.5% of the population declares themselves « Jewish », anti-Semitic racial incidents represent 65% of racial assaults.

Since 1945, anti-Semitism has kept low profile, it had become politically unacceptable in the public sphere. The horror of the Holocaust had prohibited all forms of aggression and even anti-Semitic expression. Hydra raises its head, anti-Semitism is no longer forbidden. 

The worst becomes possible again.

Israël / La Guerre

8 octobre 2023

Hier, les commandos du Hamas, en partant de la bande de Gaza, ont lancé un raid meurtrier dans le sud d’Israël. Ce raid qui aura massacré des civils, en aura aussi aura pris en otage et les aura regroupés à Gaza en monnaie d’échange. Ces actions qui relèvent du crime de guerre sont la conséquence d’une guerre asymétrique, la guerre du Faible au Fort. Dans ce type de conflit, le Faible utilise des règles d’engagement non conventionnelles. Par ces actions, le Faible tente de déstabiliser le Fort qui, au moins dans un premier temps, s’oblige à respecter les lois d’engagement des forces. Placé dans l’incapacité de résoudre, par des moyens conventionnels, le conflit, le Fort utilisera sa force ainsi que l’ensemble des moyens dont il dispose pour écraser le Faible. Le Fort justifiera sa brutalité en arguant des crimes initiaux commis par le Faible. 

Le déclenchement de ce conflit trouve son origine dans deux éléments.

Il y a tout d’abord l’incapacité initiale d’Israël d’avoir prévu cette action qui rappelle le début de la Guerre de Kippour. Cette dernière a débuté il y a 50 ans, quasiment jour pour jour, et Israël n’était pas prête. Dans les deux cas, l’actuel conflit et la Guerre de Kippour, il est possible de pointer une défaillance désastreuse des services de renseignement.

Si la défaillance des services de renseignement se règlera par une réorganisation des services et par l’ajustement des modalités de leur emploi, la réelle cause de ce déclenchement de fureur ne doit par être recherché ailleurs qu’en Israël même. 

Dans les années 50 et jusqu’à la guerre des Six Jours en juin 67, Israël se gouvernait à gauche. Certes, de nombreux palestiniens qui, à l’instigation des belligérants arabes, lors de la guerre d’Indépendance, avaient fui le territoire qui deviendrait Israël, se voyaient exclus de leur terre natale, ceux qui étaient restés avaient acquis la nationalité israélienne de plein droit.

La guerre de 1967 avait rendu à Israël la possibilité de réunifier Jérusalem et prendre le contrôle de la Cis-Jordanie, territoire placé sur la rive ouest du Jourdain. Les accords d’Oslo, en imposant à Israël de donner une autonomie plus ou moins fictive à une autorité palestinienne plus ou moins corrompue, ces accords ouvraient une possible avenue vers la paix. En installant des colonies de peuplement juif dans ces territoires, Jérusalem est et la Cis-Jordanie, les différents gouvernements auront mis en place un apartheid fonctionnelle qui ne pouvait que générer des frustrations.

Cerise sur le gâteau, face à l’impossibilité de trouver une majorité avec un vrai programme de gouvernement, Netanyahu en tentant de transformer la démocratie israélienne en une autocratie de type « White Supremacy », ce gouvernement aura détruit le sentiment d’unité de la nation. D’imposantes manifestations se déroulent chaque semaine pour contester la modification du fonctionnement de la république, modification qui consiste à faire basculer la primauté du judiciaire en faveur de l’exécutif. Cette contestation se retrouve y compris chez les militaires qui refusent de servir. 

Tant que la menace autocratique tentera de s’imposer, tant que l’apartheid fonctionnel s’exercera, tant que le gouvernement d’Israël favorisera l’appropriation illégitime de territoires, tant que les moyens d’une paix réelle n’auront pas été mis en place, lorsque la pression sera trop forte, le chaudron explosera. Vrai, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais laisser à un autocrate corrompu les clés du pouvoir, cet aveuglement égoïste entretiendra les causes des prochaines explosions.

Aujourd’hui Israël est dans une impasse et tant que la droite d’apartheid sera au pouvoir, Israël ne pourra devenir une république apaisée. Et en cela, elle n’est malheureusement pas seule.

Yesterday, Hamas commandos, operating from the Gaza Strip, launched a deadly raid in southern Israel. This raid that massacred civilians, also took them hostage and gathered them in Gaza as a bargaining token for an exchange. These war crimes are the result of an asymmetrical war, the war from the Weak to the Strong. In this type of conflict, the Weak uses unconventional rules of engagement. Through these actions, the Weak tries to destabilize the Strong, which, at least initially, feels obligated to respect the laws of force in the battle engagement. Unable to resolve the conflict by conventional means, the Strong will use its strength and all the means at its disposal to crush the Weak. The Fort will justify its brutality, including war crimes, by arguing the initial crimes committed by the Weak. 

The origin of this conflict lies in two elements.

First of all, there is Israel’s initial inability to foresee this aggression, which recalls the beginning of the Yom Kippur War. It started 50 years ago, almost to the day, and Israel, then, was not ready. In both cases, in the current conflict and in the Kippur War, it is possible to point to a disastrous failure of the intelligence services.

If the failure of the intelligence services will be resolved by a reorganization of the services and by the adjustment of the terms of their employment, the real cause of this fury’s outbreak must not be sought elsewhere than in Israel itself. 

In the 1950s and until the Six-Day War in June 67, Israel government was leaning on the left. Certainly, many Palestinians who, at the instigation of the Arab belligerents during the War of Independence, had fled the territory that would become Israel, were excluded from their homeland, they were barred from returning home. The Palestinians who had not fled acquired Israeli nationality by right, rights somewhat almost identical to the rights granted to the Jews.

The 1967 war made it possible for Israel to reunify Jerusalem and take control of the Jordan territory on the west bank of the Jordan River. The Oslo agreements, by requiring Israel to give more or less fictitious autonomy on the West bank territories to a more or less corrupt Palestinian authority, created a fiction of a possible autonomy for the Palestinians. By enabling Jewish settlements in these territories, East Jerusalem and the West Bank of the Jordan River, the various governments will have established a functional apartheid that could only generate frustration.

Icing on the cake, faced with the impossibility of finding a majority with a real government program, Netanyahu by trying to turn Israeli democracy into an autocracy of the « White Jewish Supremacy », this government will have destroyed the feeling of unity of the nation. Massive demonstrations take place every week to challenge the change in the functioning of the republic, a change that involves shifting the primacy of the judiciary branch in favor of the executive branch. This challenge is also found among soldiers who refuse to serve. 

As long as the autocratic threat tries to impose itself, as long as functional apartheid is exercised, as long as the government of Israel promotes the illegitimate appropriation of territories, as long as the means for a real peace have not been put in place, when the pressure is too high, the boiler will explode. True, it is easier said than done, but leaving the keys of power to a corrupt autocrat, this selfish blindness will maintain the causes of the next explosions.

Today, Israel is at an impasse and as long as the apartheid right is in power, Israel cannot become a peaceful republic. And in this, she is unfortunately not alone.

Pas joyeux la Slovaquie / Israel un peu mieux

1 octobre 2023

 

Après un mois de psychodrame, les US se sont donnés un sursis budgétaire pour éviter jusqu’au 15 novembre le défaut de paiement. Le populisme de Pinocchio aura trouvé des relais fascistes à la chambre des représentants, les députés à Washington. Vivement que l’ex-président soit enfin mis hors d’état de nuire. Heureusement, le Sénat et Biden auront temporairement repoussé les clowns MAGA dans leur fange.

After a month of psychodrama, the US has given itself a provisional budget stay to avoid government shut-down until November 15. Pinocchio’s populism will have found fascist relays in the House of Representatives in Washington. I can’t wait for the ex-president to finally be put out of business and nuisance. Fortunately, a solidly bi-partisan Senate and Biden have temporarily pushed the MAGA clowns into their mud.

Mauvaise nouvelle dans l’Union Européenne, la Slovaquie rejoint la Hongrie dans le camp de Putaline. Dans des élections à la proportionnelle intégrale, les populistes auront obtenu un peu plus de 23% des voix. Pas de quoi solidifier une majorité nuisible, mais le risque est élevé.

Mauvaise nouvelle si l’on met en perspective que la Slovaquie était un bon élève et suivait les directives de l’U.E. à la lettre.

Bad news in the European Union, Slovakia joins Hungary in the camp of Putaline. In full proportional elections, populists will have won just over 23% of the vote. Not enough to solidify a harmful majority, but the risk is high.

Bad news if we put into perspective that Slovakia was a good student and followed the E.U. guidelines to the letter.

Israël enfin. La résistance à la tentative de coup d’État judiciaire de Netanyahu ne faiblit pas. Si ce coup d’État réussissait, Israël basculerait dans le camp honteux des républiques bananières au populisme autocratique. 

Finally, Israel. Resistance to Netanyahu’s attempted judicial coup is not waning. If this coup succeeded, Israel would fall into the shameful camp of banana republics with autocratic populism. 

Certains vieux slogans restent d’actualité, croisons les doigts pour que ce dernier éclaire l’avenir :

Le fascisme ne passera pas !

Some old slogans remain relevant, let us cross our fingers so that it sheds light on the future:

Fascism will not win!