Archives de catégorie : France

Ostalgie

19 septembre 2022

 
Où se trouve le Leica

En novembre 1989 le Mur de Berlin est tombé. Depuis Portland Oregon où je subissais un stage de formation je l’ai vu tomber et je m’en réjouissais.

Je m’en réjouissais mais pas pour moi, je pensais à ma famille restée en Tchécoslovaquie qui rêvait de Liberté, d’économie de marché, de voyages. Avec eux, bien avant la chute du mur, nous en avions déjà parlé, ils pensaient le mur inamovible, définitif. Ils nous enviaient pour notre liberté d’expression et de voyage, pour l’abondance des biens disponibles, pour notre apparent niveau de vie.

Si dans le monde occidental des pays riches, Europe, USA, le principal problème des classes dites moyennes était l’arbitrage des dépenses pour satisfaire au mieux les envies face à une offre pléthorique, de l’autre côté du mur, dans la monotonie de la vie, face aux étagères des magasins souvent vides, l’absence de tentations consuméristes rendait l’épargne facile.

En fait, à l’Est, on vivotait, petits logements, cuisines et salles de bain partagées, ce qui manquait en biens matériels se voyait remplacé par une vie sociale structurée, Théâtres, Opéras, Bibliothèques mais aussi activités de loisir d’entreprise organisées par les syndicats auxquels tous se devaient d’adhérer.

Une vie calibrée, simple, prévisible. Mais chacun exige de pouvoir disposer, même en dictature, d’espaces de liberté. Et dans les pays de l’Europe communiste, ces espaces existaient. La photographie en était, elle offrait à chacun de pouvoir figer à tout jamais d’heureux moments et de pouvoir les revivre à la demande.

A la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, les soviétiques, en se payant sur la bête, avaient confisqué les outillages des usines d’appareils photographiques et les avaient remontés en URSS. Ces appareils photo, bien que relativement onéreux, grâce à l’épargne forcée, trouvaient preneur. Aujourd’hui, pour cause de révolution numérique dans la photographie, ces objets d’anciens désirs se retrouvent bradés sur les étagères de magasins spécialisés dans la brocante.

Si je disposais déjà d’une jolie petite collection d’appareils photo anciens, lors de mes deux derniers voyages en Hongrie, j’ai complété ma collection avec deux plagiats, l’un de Leica, l’autre de Zeiss. A ces deux plagiats j’ai ajouté une paire d’appareils inspirés, pas copiés, de Leica.

Sauriez-vous trier le bon grain de l’ivraie et nommer ces objets d’anciens désirs ? Par un sans-fautes, vous gagnerez le Gros Lot de mon admiration, sinon, consolez-vous, ma connaissance de ces pépites est à la fois fort récente et totalement superficielle.

Enfin, pour conclure, que vient faire dans le titre le mot Ostalgie ? L’Ostalgie est un néologisme euphonique qui se rapporte à la Nostalgie, sentiment qui se retrouve souvent chez les anciens mais surtout chez les jeunes qui idéalisent ce qu’était la vie derrière le Rideau de Fer en oubliant les manques et privations.

Vu d’aujourd’hui, on pourra caractériser le désir de basculement de la vie d’avant 1989 vers la société de consommation et gaspillage, par cette sentence en forme d’aphorisme :
« L’avenir, c’était mieux avant. »

In November 1989 the Berlin Wall fell. From Portland Oregon where I was undergoing a training course I saw it fall and I was delighted. 

I was glad but not for myself, I was thinking of my family in Czechoslovakia who dreamed of Freedom, market economy, travel. With them, long before the fall of the wall, we had already talked about it, they thought the wall permanent, permanent. They envied us for our freedom of expression and travel, for the abundance of goods available, for our apparent standard of living.

If in the western world of the rich countries, Europe, USA, the main problem of the so-called middle classes was the arbitrage of the expenses to satisfy the desires in the best face of a plethora supply, on the other side of the wall, in the monotony of life, Facing the shelves of often empty stores, the absence of consumer temptations made saving easy. 

In fact, in the East, we were living in small dwellings, kitchens and shared bathrooms, what was lacking in material goods was replaced by a structured social life, Theatres, Operas, Libraries but also corporate leisure activities organized by the unions to which all had to belong.

A calibrated life, simple, predictable. But everyone demands to be able to have, even in dictatorship, spaces of freedom. And in the countries of communist Europe, these spaces existed. Photography was, it offered everyone to be able to freeze forever happy moments and to be able to relive them on demand.

At the end of World War II, the Soviets, had confiscated the tools of the camera factories and brought them back to the USSR. These cameras, although relatively expensive, thanks to forced savings, found takers. Today, because of the digital revolution in photography, these objects of old desires are sold on the shelves of shops specialized in flea markets.

If I already had a nice little collection of old cameras, during my last two trips to Hungary, I added to my collection two plagiarisms, one from Leica and the other from Zeiss. To these two plagiarisms I added a pair of devices inspired, not copied, by Leica.

Do you know how to sort the wheat from the chaff and name these objects of old desires? By a no-fault, you will win the Jackpot of my admiration, otherwise, console yourself, my knowledge of these nuggets is at the same time very recent and totally superficial.

Finally, to conclude, what does the word Ostalgia do in the title? Ostalgia is a euphonic neologism that refers to Nostalgia, a sentiment that is often found in the ancients but especially among the young who idealize what life was like behind the Iron Curtain by forgetting the shortcomings and privations.

From today’s point of view, we can characterize the desire for a change of life from before 1989 towards a society of consumption and waste, with this sentence in the form of aphorism:
« The future was better before. »

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Voyage en Société

17 septembre 2022

 

Habituellement, lorsque je prends l’avion ou lorsque je reviens de voyage, mon moyen de transport préféré pour rejoindre ou quitter l’aéroport est le train. Sauf incident majeur, les durées de transport sont garanties, le coût minimal, j’habite à proximité d’une gare qui dessert les deux aéroports qui disposent d’une gare : une situation idéale aussi longtemps que tout se déroule comme prévu.

Sauf que parfois, la machine se grippe. Cette fois le grain de sable est une grêve du controle aérien.

Parti de Paris avec deux heures de retard, en attente de plan de vol, l’avion aura quitté Budapest avec trois heures de retard. Arrivée à Paris une fois le dernier train parti. Restait deux solution pour rentrer à la maison, le taxi ou les bus nocturnes. Le taxi étant rare et cher, il restait le bus.

Usually, when I get on a plane or when I come back from a trip, my favourite way to get to or from the airport is by train. Unless there is a major incident, transport times are guaranteed, the cost is minimal. As I live near a station that serves the two major Paris airports that have a station: an ideal situation as long as everything goes as planned.

Sometimes Murphy’s law strikes.
For my last trip, it was the case.
An air trafic controler strike created schedule havoc.

The plane left Paris two hours behind schedule. Waiting for a flight plan, the plane left Budapest three hours late. Once in Paris, after lugage delivery, the last train had left. There were two options for getting home, taxi or night buses. Taxis were rare and expensive, so there was still the bus.

Ascenceur, Niveau 5, miracle les bus attendent les voyageurs.

J’achète un ticket, 4€, pas de billet, juste un reçu, destination unique, la Gare de l’Est. Les voyageurs sont pour une moité des passagers d’avion, pour l’autre des employés ayant terminé leur journée. Tous silencieux, certains fatigués, d’autres clairement épuisés.

Il est près de 2 heures du matin, le bus ratisse la zone de fret, rejoint l’autoroute, récolte dans la zone industrielle de Saint Denis une brigade d’employés DHL tous noirs, passage par la porte de la Chapelle, quelques voyageurs embarquent, un court arrêt Gare du Nord, un unique taxi en maraude semble attendre le client, je choisis de rester dans le bus, enfin Gare de l’Est, tous descendent.

 

Elevator, Level 5, miracle buses are waiting for passengers.

I buy a ticket, 4€, no ticket, just a receipt, unique destination, the Gare de l’Est. Half of the passengers are air passengers, while the other half are employees who have completed their day. All silent, some tired, others clearly exhausted.

It’s almost 2:00 in the morning, the bus sweeps the cargo area, joins the highway, harvests in the industrial area of Saint Denis a brigade of DHL employees all black, passage through la Porte de la Chapelle to enter Paris, some travelers board, a short stop Gare du Nord, a single taxi seems to wait for the client, a risky choice, I choose to stay on the bus, finally Gare de l’Est, all get off.

Sorti du bus, ma valise à la main, je ne sais comment poursuivre mon voyage. Pas de taxis en vue, hors de propos de marcher jusqu’à la maison. Je me sens un rien perdu. 

Perdu, certes mais pas seul. La place devant la Gare de l’Est ressemble à un immense terminal où les bus, prêts à partir, attendent les voyageurs. De nombreux bus, oui, mais lequel. A proximité d’un îlot central, trois employés de la RATP discutent. Lorsque je les interroge sur le meilleur moyen de rejoindre Bourg la Reine, la réponse fuse, instantanée, prendre le bus N14, même trottoir à 50 mètres d’ici.

L’information est précise, il y a un arrêt marqué N14, j’y rejoins un Africain, ensemble, silencieusement nous attendons. Nous n’attendrons que 5 minutes, le bus se présente, afin de payer mon voyage, je signale au chauffeur que je n’ai pas de ticket. Avec l’amabilité d’une porte de prison, il m’informe qu’il n’en a pas non plus. Il est déjà 3 heures du matin, je ne vais pas négocier, sans titre de transport, je me prends place, debout, ma valise entre les jambes, calé contre une barre. Toutes les places assises du bus sont occupées, une jeune fille d’un groupe anglophone me propose sa place, je décline, les voyageurs sont plutôt jeunes, des deux sexes. Le chauffeur conduit son bus comme s’il courait le Paris Dakar, brutal. Chacun des voyageurs debout tente de garder son équilibre en s’agrippant aux poignées de barres disponibles.

Out of the bus, with my suitcase in my hand, I don’t know how to continue my journey. No cabs in vehicles, out of the question to walk home. I feel a little lost. 

Lost, of course, but not alone. The square in front of the Gare de l’Est looks like a huge terminal where buses, ready to go, wait for passengers. Many buses, yes, but which one. Near a central island, three RATP employees discuss. When I ask them about the best way to reach Bourg la Reine, the answer is instant, take the N14 bus, even on the sidewalk 50 metres from here.

The information is accurate, there is a stop marked N14, I join an African, together, silently we wait. We will only wait 5 minutes, the bus arrives, in order to pay for my trip, I tell the driver that I have no ticket. With the courtesy of a prison door, he informs me he doesn’t have one either. It’s already 3 o’clock in the morning, I’m not going to negotiate, without a ticket, I take my place, standing, my suitcase between my legs, set against a bar. All the seats of the bus are occupied, a young girl of an anglophone group offers me her place, I decline, the travelers are rather young, both sexes. The driver drives his bus as if he were running the brutal Paris Dakar. Each of the standing travelers tries to keep their balance by grasping the handles of available bars.

Les voyageurs montent et descendent du bus et alors que nous arrivons sur Châtelet, un groupe de contrôleurs de la RATP déguisés en Tortues Ninja bloquent les issues et demandent les billets. Chacun présente qui son passe Navigo, qui son ticket. Je me sens pris en faute, je n’ai pas de billet, pas de titre de transport, tout juste le reçu du premier bus.

The passengers get on and off the bus and as we arrive on Châtelet, a group of RATP controllers disguised as a DEA SWAT team block the exits and ask for the tickets. Each presents who his Navigo pass, who his ticket. I feel like I’m at fault, I don’t have a ticket, I don’t have a Pass, I don’t have any travel document, I just got the receipt from the first bus.

En désespoir de cause, afin de prouver ma bonne foi, je montre le reçu du premier bus prêt à lui expliquer que le chauffeur du second bus a refusé de me vendre un ticket. Le type sourit et à mon plus grand étonnement, avant même que je ne lui fournisse la moindre explication, passe au voyageur suivant.

Le reste du voyage sera consacré à surveiller le nom des prochaines stations. Non loin de ma destination, j’appuie sur le bouton de demande d’arrêt à la prochaine station que je pensais être la gare du RER à 500 mètres de la maison. Miracle, le bus me débarque à 50 mètres de chez moi.

Soulagé, je retrouve mon Nid d’Ecureuil. Il me faudra plus de deux heures pour sentir la pression retomber et m’endormir vers 5:30 du matin, fatigué comme après un vol transatlantique avec ses 6 heures de décalage pour rejoindre Susan.

In desperation, in order to prove my good faith, I show the receipt of the first bus ready to explain to him that the driver of the second bus refused to sell me a ticket. The guy smiles and to my astonishment, even before I give him the slightest explanation, moves on to the next traveller.

The rest of the trip will be spent monitoring the names of the next stations. Not far from my destination, I press the stop request button at the next station that I thought was the RER station 500 meters from the house. Miracle, the bus lands me 50 meters from my home.

Relieved, I find my Squirrel Nest. It will take me more than two hours to feel the pressure drop and fall asleep around 5:30 in the morning, tired as after a transatlantic flight with its 6 hours delay to reach Susan.

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Les Dons du Professeur

31 août 2022

Pour une fois l’article ne sera pas bilingue, il se concentre, l’article, sur une information déposée dans ma boite à lettre. Elle vous est proposée ci-dessous. Méfiez-vous, je pense que ce personnage est un faux Marabout, un voyant de pacotille.

Cher Professeur, je ne sais où vous avez suivi votre formation mais si celle-ci était payante, vous vous êtes fait escroquer, en particulier en ce qui concerne la grammaire et la structuration de la syntaxe.

GUÉRISSEUR CAPABLE D’UNE GRANDE PROTECTION.
Pouvez vous en préciser les dimensions.

MARABOUT VOYANT DES DONS PRODIGIEUX.
En tant que Marabout, si je comprends bien, vous voyez des dons chez vos clients.
Plutôt que Marabout, vous devriez vous convertir dans le recrutement des cadres,
on parle de chasseur de têtes, les rémunérations sont significativement plus élevées.

Une réputation mondiale, je pense que vous vous vantez,
je suis bien informé, avant cette annonce j’ignorais votre existence.
Si écrire « j’ai réussi là » est correct, « j’ai réussis la » ne l’est pas. Deux erreurs, pas bien.
« J’ai résoudre quel que problèmes« , sans vouloir vous choquer est ce que l’on nomme du « Petit Nègre ». Il convient d’écrire « J’ai résolu quelques problèmes ».
« retour de l’être aime » aura avalé l’accent de « retour de l’être aimé ».
« N’HERITEZ PLUS A ME CONTACTER »  tiens donc.
Ce Marabout pratique-t-il le Vaudou et s’affirme à même tuer mes ascendants.
Enfin, le « SOURIR » bien que masculin mérite un E final.

Monsieur le Marabout soit vous êtes un escroc menteur,
avec les dons que vous prétendez posséder,
votre orthographe devrait être irréprochable,
soit votre Maître a omis de vous enseigner les fondamentaux de la communication.

Pour un Marabout professionnel, c’est fort fâcheux.
Toutefois, si vous me communiquez 5 bons numéros d’un prochain tirage du LOTO, je me ferais un plaisir de vous assister gratuitement pour une rédaction irréprochable de votre prochaine annonce.

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La dèche / Stagflation

27 juillet 2022

 

Depuis mon retour en France je constate avec désespoir que les étagères Moutarde des allées « Epices » des super et hyper-marchés sont vides. La cause universellement évoquée est une très mauvaise récolte au Canada.

Le Saskatchewan a fort bon dos, mais je ne peux vérifier sur place.

Cela dit, depuis quelques jours, dans mon Carrefour Market, j’ai pu trouver l’objet de mes désirs gastronomiques, de la vraie Moutarde de Dijon probablement fabriquée en Chine.

Trouver de la Moutarde, c’est bien. Observer que la taille des emballages a diminué, c’est mieux. Et arrivé à la caisse, avec effarement, force est de constater que si le prix d’un pot de Moutarde n’a pas augmenté, c’est rassurant, la quantité a significativement diminué.

A quand grâce à Josef Poutaline, la Moutarde au prix du Caviar.

Sur la moutarde, un fort bel article du NYT.

Since my return in France I find with despair that the Mustard shelves of the « Epices » aisles of super and hyper-markets are empty. The universally mentioned cause is a very poor crop in Canada.

Saskatchewan has a very good back, but I can’t check on the ground.

That said, in the last few days, at my Carrefour Market, I was able to find the object of my gastronomic desires, the real Dijon mustard probably made in China.

Finding Mustard is good. Observing that the size of the packages has decreased is better. And when checking checkout, with dismay, it is clear that if the price of a pot of mustard has not increased, it is reassuring, but the quantity has decreased significantly.

This must be Josef’s Poutaline responsability if Mustard tops the price of Beluga Caviar.

On this very subject, a link to a superb article published in the New York Times.

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Le poids des mots

12 avril 2022

 

Vrai, je regarde trop les chaînes de news US. C’est à la fois déprimant mais aussi une source de compréhension des différentiels de mentalité. Ces différentiels sont perçus dans l’utilisation des mots.

Exécution.

Lorsque l’armée russe commet des crimes de guerre, tue des résidents non militaires, les journalistes qualifient ces meurtres « d’Exécutions ».

Définition du mot Exécution.

En dehors des sens de réalisation d’actions prévues en vue d’atteindre un objectif, ici le mot « Exécution » est synonyme de donner la mort suite à un jugement rendu par un tribunal.

Si le mot « Exécution » n’est pas adapté à la situation, quel mot utiliser ? Facile, et le choix est large. Meurtre, assassinat, crime, sont de superbes candidats. Dans le cas des actions de guerre russe, pour un acte collectif, « Crime de Guerre » convient. Dans le cas d’actes individuels, « meurtre » ou  » assassinat » feront l’affaire. Utiliser le mot « Exécution » donnera au crime une coloration justifiée par une volonté de justice.

True, I watch too many US news channels. It is both depressing but also a source of understanding the differences in mentality. These differentials are perceived in the use of words.

Execution.

When the Russian army commits war crimes, kills non-military residents, journalists call these murders « executions ».

Definition of the word Execution.

Apart from the meaning of carrying out actions intended to achieve a goal, here the word « Execution » is synonymous with giving death following a judgment rendered by a court.

If the word « Execution » is not suitable for the situation, what word to use? Easy, and the choice is wide. Murder, murder, crime, are superb candidates. In the case of Russian war actions, for a collective act, « War Crime » agrees. In the case of individual acts, « murder » or « murder » will do the trick. Using the word « Execution » will give the crime a color justified by a will of justice.

Incident

Lorsque qu’un criminel utilise une arme et tue une dizaine de petits monstres dans une école, les chaînes US qualifient cet événement « d’Incident ».

Cette requalification me semble relever du bizarre. Un incident est une divergence dans l’exécution d’un process. Par exemple, lors d’un transport en automobile, la crevaison d’un pneu est un incident. En dehors du clou qui aura percé le pneu, il n’y a pas de coupable. La collision avec un autre véhicule est un accident. Dans le cadre d’un accident, divergence plus grave qu’un incident, on cherche un responsable. Dès lors qu’il a mort d’humain, on cherche un coupable.

Qualifier d’incident un meurtre multiple, montre la trouille des journalistes à nommer un chat un chat.

Incident

When a criminal uses a weapon and kills a dozen small monsters in a school, the US News Channels call this event an « Incident ».

This seemingly politically correct way of naming a mass murder seems to me to be a bizarre distortion of reality. An incident is a divergence in the execution of a process. For example, during a car ride, a flat tire is an incident. Apart from the nail that pierced the tire, there is no culprit. The collision with another vehicle is an accident. In an accident, a discrepancy more serious than an incident, we look for a responsible person. As soon as death of human occurs, we’re looking for a culprit.

Calling a multiple murder an incident shows the fear of journalists to name a cat a cat.

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Présidentielles 2022 / 01

11 avril 2022

 

Pour faire court, l’analyse par les chaînes US des résultats de ce scrutin est la suivante :

1- Fin du duopole Droite-Gauche
2- Désormais les tensions, les choix sont en les populismes des deux extrêmes et un centre qui tente de maintenir une cohésion républicaine.

 

To make a long story short, the US channels’ analysis of the results of this election is as follows:

1- End of the Right-Left duopoly
2- From now on tensions and choices are in the populisms of the two extremes and a centre that tries to maintain a republican cohesion.

L’histoire prend-elle un tournant ?

Les élections présidentielles françaises font la une des chaînes d’info, CNN, MSNBC…

Ces chaînes répercutent les craintes de la Maison Blanche d’une victoire, non de la Gauche mais de l’extrême droite. Les résultats du premier tour offrent un soulagement.

La crainte principale des US était une arrivée de l’extrême droite, Le Pen, qui avait montré une tolérance pour ne pas dire attirance avec le criminel Josef Putalin. En mettant en perspective la guerre en Ukraine, l’arrivée au pouvoir des post-fascistes serait un désastre pour l’Europe, la démocratie.

Les US comprendraient-ils enfin que les mots « GAUCHE » ou « SOCIAL DEMOCRATE » ne sont pas les ennemis de la démocratie ?

Is history taking a turn?

French presidential elections make the front page of news channels, CNN, MSNBC…

These channels reflect the White House’s fears of a victory, not of the Left but of the far right. The results of the first round offer relief.

The main fear of the US was an arrival of the far right, Le Pen, who had shown a tolerance not to say attraction with the criminal Josef Putalin. Putting the war in Ukraine into perspective, the coming to power of the post-fascists would be a disaster for Europe, for democracy.

Will the US finally understand that the words « LEFT » or « SOCIAL DEMOCRAT » are not the enemies of democracy?

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Un Samedi à Montlhéry

10 avril 2022

 

De temps à autre, l’Union des constructeurs automobile héberge sur le circuit de Montlhéry des événements autour d’un thème.

Le 9 avril, le thème se centrait autour de l’automobile anglaise.

From time to time, the Union des constructeurs automobiles hosts events on the Montlhéry circuit around a theme.

On April 9, the theme centered around the English automobile.

Rare une Lister Jag
Une barquette Lotus Colin Chapman

Parmi les nombreuses Minis, les vraies, celles dessinées par Alec Issigonis, une Mini dans son jus, totalement originale, celle de mon gendre, un amoureux de l’auto, Laurent.

Among the many Minis, the real ones, those designed by Alec Ignosis, a blue print Mini, totally original, that of my son-in-law, a lover of the car, Laurent.

En matière d’automobile, la valeur n’attend pas le nombre des années. Lucien, avec son sourire ravageur, ne cache pas son plaisir de participer à cet événement.

When it comes to automobiles, value does not wait for years. Lucien, with his devastating smile, does not hide his pleasure to participate in this event.

 

Les photos ne rendent pas grâce de la vitesse des bolides. Au lieu de donner la priorité à l’ouverture, j’aurais dû imposer la vitesse de l’obturateur : une erreur de débutant.

The photos don’t show the speed of the cars. Instead of giving priority to the lens aperture, I should have imposed the shutter speed: a beginner’s mistake.

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Retour France

20 mars 2022

 

La préparation d’un repas d’anniversaire groupé crée un zeste de stress chez Violette. Rien de vaut l’apaisement d’un câlin.

The preparation of a group birthday meal creates a zest of stress at Violette. Nothing beats the soothing of a hug.

Le BBQ n’est pas une exclusivité US, elle se pratique aussi ici, chez nous.

In France, the BBQ is also a social way of socializing. Please note that Coke, here, is a substitute to a good glass of wine.

Et pendant que certains travaillent, d’autres taillent la bavette.

And while some are working, others chew the fat.

Inutile de décrire le repas, le but de la réunion reste le soufflé de bougies.

Un succès, toute la famille s’était retrouvée.

Needless to describe the meal, the purpose of the meeting remains the candle blowing.

A success, the whole family was reunited.

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Le Bonheur de l’Epargne

14 janvier 2022

 

Le 3 janvier 2022, j’ai reçu le bébéfice d’une épargne de père de famille.

Le livret géré par ma banque a vu sa valeur moyenne s’élever à 5000€, soit un rendement de cinq pour dix mille. Force est de constater que sur la période, avec une l’inflation estimée à 5%, les intérêts bruts versés représentent 10% de la perte qui s’élève à 90%. Sur ce revenu, afin d’aider à payer la dette publique j’ai participé à hauteur de 0,78€ soit 33% des intérêts versés. Heureusement qu’il me reste les 2/3 pour payer les cigarettes que je ne fume pas.

On January 3, 2022, I received the reward for my careful savings management.

The account managed by my bank had a yearly average value of €5,000. The yield amounts to five to ten thousand. It must be noted that over the period, with an estimated inflation of 5%, the gross interest paid represents 10% of the loss which amounts to 90%. On this gross income, to help pay the public debt I paid €0.78 or 33% of interest the yield. Luckily, I still have 2/3 to pay for the cigarettes I don’t smoke.

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Fin d’année musicale

31 décembre 2021

 

Celui qui un jour fut mon directeur commercial, je n’ai pas osé dire directeur de conscience, est un amoureux de la musique dite populaire. N’y voyez pas malice, j’adore Mozart par le vomito de la musique d’ascenceur. 

Un jour, avec Marie, en sortant de je ne sais où une ritournelle de Barbara, ils, ces salauds, m’ont fait écraser un flot de larmes. Si dans la chanson il pleuvait sur Nantes, ce jour là il pleuvait des larmes sur la terrasse de leur demeure du pays Basque.

Les Chiens, ils m’ont fait fondre.

Alors, en lisant et appréciant la prose et mise en page de Philippe, je me suis dit qu’un insert méritait d’offrir un écho à son article.

The one who one day was my Marketing Manager, I did not dare say « Director of Conscience », is a lover of so-called popular music. Don’t get me wrong, I love Mozart not the Shopping Mall noise.

One day, with Marie, coming out of from I don’t know where a song of Barbara, they, these bastards, made me crush a flood of tears. The song « Il pleut sur Nantes », triggered a flow of tears on the terrace of their home in the Basque country.

The Bastards, they got me.

So, while reading and enjoying the prose and layout of Philippe’s Blog, I thought that an insert deserved to offer an echo to his article.

Texte original de Brassens du premier coupelet. A droite une traduction par Google Translate, pour une fois mieux que Reverso.

Misogynie à part, le sage avait raison :
Il y’ a les emmerdant’s, on en trouve à foison,
En foule elles se pressent.
Il y’ a les emmerdeus’s, un peu plus raffiné’s,
Et puis, très nettement au-dessus du panier,
Y’a les emmerderesses.
La mienne, à elle seul’, sur tout’s surenchérit,
Ell’ relève à la fois des trois catégori’s,
Véritable prodige,
Emmerdante, emmerdeuse, emmerderesse itou,
Elle passe, ell’ dépasse, elle surpasse tout,
Ell’ m’emmerde, vous dis-je.

Tried a translation with Google Translate. Not too bad. Left it untouched.

Misogyny aside, the sage was right:
There are annoyances, we find them in abundance,
In crowds they throng.
There are the pissers, a little more refined,
And then, very clearly above the basket,
There are pains.
Mine alone ’, over everything’s outbid,
It falls under both of the three categories,
True prodigy,
Annoying, annoying, annoying itou,
She passes, she exceeds, she surpasses everything,
She pisses me off, I tell you.

Happy New Year et Bonne Année à tous.

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