Mon Amérique à moi

Parfois je quitte Orange, surtout lors des périodes hivernales, pour retourner au pays de la démesure, les USA et en particulier en Floride.

En parlant des USA et de la démesure, depuis 2016 je suis gâté : un feuilleton politique me passionne, ce ne sont pas les Tribulations d’un chinois en Chine mais
les Trébuchements d’un extra-terrestre à Washington
.

Si au départ je me contentais de rester spectateur éclairé de la société US, l’accumulation de contre-sens politiques et historiques m’ont fait sortir de la passivité et consacrer une série de pages à Trump. En cliquant sur le lien vous rejoindrez la page index des entrées qui lui sont consacrées.

Toutefois, ce type ne représente pas mon Amérique à moi celle des cols bleus, de la middle class, des intellos, chercheurs et universitaires, cette Amérique ouverte vers laquelle mes ancêtres de l’Europe de l’Est se sont tournés lorsqu’il a fallu fuir les Pogroms. Si certains ont posé leurs valises en Amérique, d’autres ont choisi la France. Avec le recul, je trouve que l’idée était plutôt bonne, choisir le pays des Lumières relevait d’un choix éclairé. Certes, il y eu entre les deux guerres des relents peu conformes à une réelle fraternité. Maurras et l’Action Française, Pétain et sa collaboration avec le nazisme furent des contre-exemples de ce que doit être une nation, mais en ce qui me concerne, en France, j’ai étudié, travaillé, payé mes impôts, élevé mes enfants, vécu heureux, protégé, libre.

Une longue tradition familiale m’a conduit à aimer l’Amérique, pas celle de Donald Pinocchio Trump, non celle des cols bleus, celle du rêve américain, celle du New Deal, celle du Right Stuff, celle de la liberté.

Vous me direz qu’un pays qui affiche “In God we Trust” sur la monnaie, qui met la bible à toutes les sauces, un pays dont l’actuel président invente un concept étonnant “Alternate Facts” n’est pas un pays où chacun est libre de penser, de vivre comme il l’entend. Ce n’est pas faux, l’Amérique c’est aussi le conformisme porté à son paroxysme.

Vrai, une partie non négligeable de la population ne lit pas, ne voyage jamais plus loin que le frontière de son County, l’équivalent du département, déteste l’idée même de la ville, lieu pervers, “Inner City”, lieu chargé de péchers semblables à ceux dont nous chargeons les banlieues, les Cités. Si l’Amérique c’est le KKK, la NRA, c’est aussi une capacité à assimiler tous ceux qui le souhaitent. Si l’Amérique c’est le Bible Belt c’est aussi une capacité à se remettre en question, de valoriser le libre arbitre, la libre-pensée, le respect de l’autre.

Alors si vous souhaitez me suivre pour mieux connaître ce pays dont j’apprécie un certain mode de vie, un certain mode de pensée, suivez-moi en allant sur les pages indexées plus bas.

Mais vous pouvez aussi tenter de suivre les aventures de Donald Pinocchio Trump.


George Carlin

Acteur, Show man, connu pour son franc parlé.
S’exprime dans un américain parfaitement compréhensible.
Ses interventions d’intello “Liberal” sont un vrai régal.


Tom Lehrer

Chansonnier à l’humour typiquement juif de NY.
Particulièrement sarcastique, sa notoriété a culminé avec son disque
This was the year that was