Archives de catégorie : Politique

Falsificateur : Lock him up

March 20 2020

Le champion du marker  /  The sharpie champion

Comment paniquer les citoyens : modifier sans raisons la trajectoire d’une tempête.
Scare people with a sharpie and pretend you are more knowledgable than NOAA.
Do you remember?

Une nouvelle preuve de sa xénophobie.
Pinocchio rature ses discours pour affirmer que les chinois sont à l’origine du CIVID-19.
Souvenez-vous que la grippe espagnole venait du Kansas.

Another proof of his xenophobia. Corrupt Pinocchio points China as the origin of the virus.
Remember that the Spanish Flu originated in good old Kansas.

Retour aux aventures de Bankrupt Corrupt Pinocchio
Back to Bankrupt Corrupt Pinocchio.

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Denial of Reality

March 8, 2020

As a follow up about Tautology, the article published yesterday, Bankrupt Pinocchio insistently pursues his trajectory about denial of reality. Until now I had refused to quote the clown, this time the lines of decency are crossed.

The following tweet deserves to spend a few moments reading it. This message contains four elements.

  1. We have a plan.
  2. We knew it way in advance.
  3. The VP is the right guy.
  4. The Fake News lies again.

In this message we find the elements described in the article Tautology, namely putting forward myths and lies, the denial of reality, the repetition of these elements in multiple forms.

  1. The White House, in fact the president alone, has all the skills.
    He knows more about the epidemic than the CDC.
    He knows better than his generals how to handle a war…
    This is why the competent officials are fired, the useless budgets reduced or suppressed.
    This element of language of the “Very Stable Genius” is a constant, a self-satisfaction systematically repeated, it is therefore certainly true.
    In fact, like god, he is omniscient, omnipotent. How lucky we are!
  2. Among the recurring elements, we find the border closure which is the central obsession. Fortunately, the wall built by the White House, paid for by Mexico, effectively stops any form of human, microbial or even viral invasion.
  3. Mike Pence, a proven bigot, a certified creationist, a negationist of scientific reality, showed his total incompetence when he was governor of Indiana. His calamitous management of the AIDS crisis will have propelled Indiana at the head of the American states for the number of HIV positive people. One article among many others by clicking here .
  4. Finally, for good measure, a usual attack on journalists who try to show reality.

For the attentive reader, this tweet is an example of tautology.
The message is repeated, reality denied.

As Bankrupt Pinocchio denies the reality of the situation,
today I make a wish:

Let COVID-19 catch up with him, let COVID-19 do its job.

To share your opinion click here.

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Déni de réalité

8 mars 2020

Pour faire suite à l’article Tautologie publié hier, Bankrupt Pinocchio poursuit avec insistance un discours de déni de la réalité. Jusqu’à présent je m’étais refusé de citer le clown, cette fois les limites du déni sont franchies.
Le tweet qui suit mérite de perdre quelques instants à le lire. Pour les peu anglophones, je vais tenter de le traduire et d’en garder l’essence.
Le texte cité, traduit plus bas, sera en italiques, les différents éléments identifiés par un index.

  1. Nous, à la Maison Blanche, avons un plan parfaitement adapté pour attaquer le CoronaVirus.
  2. TRES TÔT nous avons fermé les frontières avec certaines régions, c’était une bénédiction divine.
  3. Le vice président fait un superbe boulot.
  4. Les médias menteuses font tout pour nous montrer sous un mauvais jour. Triste !

Dans ce message on retrouve les éléments décrits dans l’article Tautologie, à savoir mise en avant de mythes et de mensonges, le déni de réalité, la répétition de ces éléments sous de multiples formes.

  1. La Maison Blanche, en fait le président à lui seul, possède toutes les compétences.
    Il en sait plus sur l’épidémie que le CDC. (Organisme fédéral de suivi des épidémies)
    Il sait mieux que ses généraux comment gérer une guerre…
    C’est pourquoi les officiels compétents sont virés, les budgets réduits ou supprimés.
    Cet élément de langage du « Very Stable Genius » est une constante, une auto-satisfaction répétée systématiquement. C’est donc certainement vrai.
    En fait, tel dieu, il est omniscient, omnipotent.
  2. Parmi les éléments récurrents, on trouve la fermeture des frontières qui est l’obsession centrale. Heureusement que le mur construit par la Maison Blanche, payé par le Mexique, arrête efficacement toute forme d’invasion humaine, microbienne ou même virale.
  3. Mike Pence, un bigot avéré, créationniste patenté, négationniste de la réalité scientifique, a montré sa totale incompétence lorsqu’il était gouverneur de l’Indiana. Sa calamiteuse gestion de la crise du SIDA aura propulsé l’Indiana en tête des états américain pour le nombre de séropositifs. Un article parmi tant d’autres en cliquant ici.
  4. Enfin, pour faire bonne mesure, une attaque habituelle sur les journalistes qui tentent de montrer la réalité.

Pour le lecteur attentif, ce tweet est un exemple de tautologie.
Le message est répété, la réalité niée.

Comme Bankrupt Pinocchio nie la réalité du risque,
aujourd’hui je fais un vœu :

Que le COVID-19 le rattrape, que le COVID-19 fasse son office.

Pour partager votre point de vue, cliquez ici.

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Tautology

March 7, 2020

Tautology is a form of expression in which repetition, whether lies or untruths, is worth demonstration. For example :

God’s word expressed in the Bible places the earth at the center of the Universe.
God’s word expressed in the Bible places the earth at the center of the Universe.
God’s word expressed in the Bible places the earth at the center of the Universe.
God’s word expressed in the Bible places the earth at the center of the Universe.
God’s word expressed in the Bible places the earth at the center of the Universe.
God’s word expressed in the Bible places the earth at the center of the Universe.
God’s word expressed in the Bible places the earth at the center of the Universe.
God’s word expressed in the Bible places the earth at the center of the Universe.

You cannot, from now on, deny the reality of this Divine affirmation.

In politics, Bankrupt Pinocchio uses tautology as a persuasion tool.
May this sinister character join in hell the Pope who led
Giordano Bruno to the pyre.

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La Tautologie

7 mars 2020

La tautologie est une forme d’expression dans laquelle la répétition, fusse de mensonges ou contre-vérités, vaut démonstration. Par exemple :

La parole divine exprimée dans la très Sainte Bible place la terre au centre de l’Univers.
La parole divine exprimée dans la très Sainte Bible place la terre au centre de l’Univers.
La parole divine exprimée dans la très Sainte Bible place la terre au centre de l’Univers.
La parole divine exprimée dans la très Sainte Bible place la terre au centre de l’Univers.
La parole divine exprimée dans la très Sainte Bible place la terre au centre de l’Univers.
La parole divine exprimée dans la très Sainte Bible place la terre au centre de l’Univers.
La parole divine exprimée dans la très Sainte Bible place la terre au centre de l’Univers.
La parole divine exprimée dans la très Sainte Bible place la terre au centre de l’Univers.
La parole divine exprimée dans la très Sainte Bible place la terre au centre de l’Univers.

Vous ne pouvez, désormais, nier la réalité de cette Divine affirmation.

En politique, Bankrupt Pinocchio, alias Donald Trump, pratique la tautologie en espérant qu’elle aura une vertu pédagogique. Que ce sinistre personnage rejoigne en enfer le pape qui a conduit au bûcher Giordano Bruno.

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Et si on parlait d’économie

5 mars 2020

Il existe deux types de systèmes, ceux du premier ordre et ceux du deuxième ordre. Mais quelle différence il y-a-il entre les deux. Facile, il suffit de lire Sapiens de Yuval N. Harari. Pour faire simple, les prédictions fiables dans un système du premier ordre n’affectent pas leur réalisation, par exemple la Météo. En revanche dans un système du deuxième ordre, plus les prédictions sont fiables, moins elles se réalisent, par exemple celles concernant les marchés financiers.

Dans la courte intervention de Paul Krugman, deux points sont éclairés.

  1. l’impossibilité de prédire les fluctuations de l’économie sur le court terme.
  2. La dédiabolisation de Bernie Sanders et son programme électoral centré autour d’une système de santé public accessible à tous.

Il est heureux d’entendre qu’enfin un américain explique que le mot « Socialiste » n’est pas un gros mot. Paul Krugman ajoute à propos Bernie Sanders, homme politique que la droite du parti Républicain s’applique à le qualifier d’épouvantail socialo-communiste, n’est en fait qu’un social-démocrate de centre gauche.

Avec l’arrivée sur le marché des votants de la vague des « Millenials », la génération qui suit les « Babies Boomers », les poncifs de la guerre froide (1948-1989) seraient-ils enfin sur le déclin ?

Pour vous en convaincre, écoutez donc un Prix Nobel d’Economie.
Un peu de modestie, fut-elle immense, n’a jamais tué personne.

Pour partager un point de vue, cliquez ici.

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Political Correctness

March 3, 2020

The politically correct is meant to soften relationships. This attitude which consists in naming a blind man, a visually impaired person, an imbecile, a person with intellectual learning disabilities, opens the doors to ridicule. George Carlin had already dealt with this problem a long time ago.

In this era of the me too movement, the slightest compliment can turn nightmare. There is an undeniable difference between saying to a woman « you make me dream », pussy grabbing or even offering her a sofa promotion (French quidproquo for sex against promotion). Now a simple compliment, even benign, can backfire even if it was pronounced a long time ago.

This is what happened to Chris Matthew who announced his departure on TV,live, yesterday evening.

This journalist who was also a political actor, was pushed out by a scared television channel. This channel was anxious to offer to a politically shy audience a sacrificial offering on the altar of the political correctness.

To stay safe in today’s America avoid gallantry.
To stay safe, in this less than tolerant bigot society, avoid reminding people the basic rule of the separation of church and state.
This separation rule is now a reality of the past.

I loved America with my eyes closed
but today I am also clogging my ears.

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Politiquement correct

3 mars 2020

Le politiquement correct ouvre les portes du ridicule. Nommer un aveugle, une personne à la vue déficiente, un imbécile, un handicapé de l’apprentissage intellectuel, ne change rien à la réalité. George Carlin avait déjà traité ce problème il y a fort longtemps.

En cette époque du « me too », le moindre compliment peut tourner vinaigre. Il existe une différence indéniable entre dire à une femme « vous me faîtes rêver », glisser sa main sous sa robe ou encore lui proposer une promotion canapé. Désormais un simple compliment, pas forcément élégamment formulé, peut se retourner contre vous même s’il fut prononcé il y a fort longtemps.

Hier soir Chris Matthew, commentateur politique célèbre, aura annoncé son départ en direct.

Ce journaliste qui fut aussi acteur politique, a été poussé dehors par une chaîne de télévision frileuse. Dans un climat délétère, cette chaîne s’est sentie contrainte d’offrir à un public politiquement timide mais, grâce à dieu, armé jusqu’aux dents, une offrande expiatoire.

Il n’est pas bon aujourd’hui en Amérique de faire montre de galanterie.
Dans cette société où la bigoterie devient la règle, la séparation de l’église et de l’état est désormais une réalité du passé.

Pour reprendre cette remarque de Guy Bedos à propos du parti socialiste, j’affirme que :

j’aimais l’Amérique les yeux fermés
mais aujourd’hui je me bouche aussi les oreilles.

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Russia / USA – English

February 22, 2020

At the end of 2019, a long biographical documentary about Mikhail Khodorkovsky was released. You are more than likely not familiar with this name. This is not abnormal, because you have few reasons to be interested in the political life of post-USSR Russia. That said, the arrival of an atypical politician at the White House, a politician who, to remain polite, shines the boots of the current President of Russia for no apparent reason, this relationship between these two politicians will have pushed me into the theater where the documentary  » Citizen K » is screened .

This film funded by Amazon, the company of Jeff Bezos, the richest man in the USA, is a defense of Mikhail Khodorkovsky. This documentary is also a delightful indictment of Vladimir Putin and his regime.

Looking back over your shoulder

Autocratic regimes, Soviet in the USSR, Nazi from 1933 in Germany, Fascist in Musolinian Italy; these regimes negate checks and balances and therefore they offer the comfort of the absence of criticism and or sanction. These regimes dream of being eternal. Fortunately with the wear of time, through a decisive military defeat or an institutional overthrow, the dreamed eternity shows its limits.

At the end of 1989, the fall of the Berlin Wall announced the end of the myth of the march towards Communism through the dictatorship of the proletariat. Marxism-Leninism was no longer desirable. The secretary general of the Communist Party of the USSR understood it. He opened a desired peaceful transition to a democracy. At this very moment, capitalist democracy was more in line with the aspirations of the peoples of Eastern Europe than Communism. In the beginning this transition seemed to be able to progressively evolve under the leadership of Mikhail Gorbachev. Unfortunately  the supporters of the former Soviet regime attempted a military coup. This failed coup did put an end to a transition that everyone hoped to be gradual towards a peaceful democracy .

The defeat of this military coup linked to the apparent weakness of Gorbachev, will have pushed on the front stage a populist careerist of the Communist Party, Boris Yeltsin. The latter will take advantage of Gorbachev’s weakness to take power and he will launch, without restraint, the privatization of the economy. The chosen method, a method which it is impossible to describe within the framework of this article, this privatization allowed a restricted number of insiders from the seraglio to confiscate the privatization vouchers offered to the public. This phase of privatization, uncontrolled by democratic bodies, will concentrate in the hands of a few oligarchs, the entire profitable economy of the former USSR. Mikhail Khodorkovsky is one of the gangsters who, through the bank he created, took control of the oil company YUKOS.

The documentary Citizen K part one

The first part of the documentary describes the rise of Mikhail Khodorkovsky without hiding the mafia aspects of his rise to a financial fortune. The documentary then attempts to legitimize this capture of wealth by highlighting the management methods of Mikhail Khodorkovsky. The aim of this management was to give the YUKOS company a form of management in accordance with Western capitalist canons. The restructuring of the company offered to the stock holders a way to enter the western stock markets. This introduction valued the company at a high value and thus allowed Mikhail Khodorkovsky, the main shareholder, to become the richest man in the new Russia.

While Mikhail Khodorkovsky strengthened his company and his fortune, Vladimir Putin, by using his position at the head of the Russian state, was enriched by buying at low prices, via shell companies, oil extraction rights that he sold at a high price.

Taking advantage of his immense wealth, Mikhail Khodorkovsky chose to enter politics through the door of the economy. Having created his fortune in a mafia jungle, he now wishes to give himself an image of defender of democracy and champion of the fight against corruption. In fact, by offering a more moral political alternative, he is trying to open a path towards a democratic takeover and overthrow the mafia that revolves around Vladimir Putin.

Sure of his fact, thinking he had the support of public opinion, he attacked Putin’s power head on. At this very moment the narration switches. Putin, who is holding the justice system of the Russian state, imprisons Khodorkovsky for tax evasion and takes the opportunity to appropriate YUKOS. The imprisonment of Khodorkovsky into Siberian prisons will last nine years. He will be released and expelled to Germany under pressure from Angela Merkel but also, and probably above all, to heal the image of the Kremlin on the occasion of the Sochi Olympic Games.

Citizen K documentary part two

The second part of the documentary is mainly filmed in London. It consists of a long interview with the exiled Khodorkovsky in which he explains his objective of overthrowing Putin’s kleptocracy and replacing it with a democracy. By choosing to finance people and opposition groups to Putin, Khodorkovsky gives himself the beautiful role of the humanist defender of democracy. Incidentally he explains that his personal fortune allows him to do so, that this objective is just and virtuous. As he is both rich and patient, Khodorkovsky expresses his certainty that in the end history will prove him right.

What about similarities found in the 2020 America

At the end of February 2020, America is experiencing, as it occurs every four years, the fever of the campaign for the presidential election. The current president, president whose mode of corrupt populist governance resembles that of his Kremlin counterpart, finds on his way a self-made billionaire, Michael Bloomberg. Michael Bloomberg spends his personal money without counting for the nomination as the candidate of the Democratic party. If as of today Bernie Sanders, a social democrat (in the European sense) a socialist-communist (in the sense of the US far-right), leads the race to the nomination, the November election could well show a contest between a bankrupt ex-billionaire and a real billionaire who managed to buy access to the election.

For both Russia and the USA, it is not reassuring to think that money powers the defense of democracy, even if the two oligarchs Khodorkovsky and Bloomberg show virtue. If money becomes the only mean of gaining power, the death of Democracy is not far away. That said, France, despite a law which limits the budgets of electoral campaigns, is not free from reproaches. The campaign accounts of a former president have been refused by the Court of Auditors. The faulty president has still not been sanctioned.

And you, what do you think. Share your thoughts by clicking here .

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Russie / USA – V.F.

22 février 2020

En cette fin d’année 2019 est sorti un long documentaire biographique sur Mikhail Khodorkovsky. Il est plus que probable que ce nom ne vous est pas familier. Ce n’est pas anormal, car il existe peu de motifs pour s’intéresser à la vie politique de la Russie post URSS. Cela dit, l’arrivée d’un politicien atypique à la Maison Blanche, politicien qui, pour rester poli, cire sans bonnes raisons apparentes les pompes de l’actuel président de la Russie, cette relation entre ces deux politiciens m’aura poussé dans la salle où est projeté le documentaire « Citizen K« .

Ce film financé par Amazon, la société de Jeff Bezos, l’homme le plus riche des USA, est une défense de Mikhail Khodorkovsky. Ce documentaire est aussi une réjouissante mise en accusation de Vladimir Putine et de son régime.

Petit retour en arrière

Les régimes autocratiques, soviétique en URSS, nazi à partir de 1933 en Allemagne, fasciste en Italie musolinienne, dans ces régimes la négation des contre-pouvoirs offre le confort de l’absence de critique et ou de sanction. Ces régimes se rêvent éternels. Heureusement avec l’usure du temps, par le biais d’une défaite militaire décisive ou d’un renversement institutionnel, l’éternité rêvée montre ses limites.

En fin 1989, la chute du Mur de Berlin annonce la fin du mythe de la marche vers le Communisme à travers la dictature du prolétariat. Le Marxisme-Léninisme ne faisait plus rêver, le secrétaire général du PC de l’URSS l’avait compris. Il a ouvert une transition souhaitée pacifique vers une démocratie plus conforme aux aspirations des peuples de l’Europe de l’est. Si au départ cette transition semblait pouvoir évoluer progressivement sous la conduite de Mikhaïl Gorbatchev, les tenants de l’ancien régime soviétique ont tenté un coup d’état militaire qui aura mis un terme à une transition que l’on espérait progressive vers une démocratie apaisée.

La mise en échec de ce putsch militaire liée à la faiblesse apparente de Gorbatchev, auront poussé sur l’avant scène un populiste carriériste du PC, Boris Eltsine. Ce dernier profitera de la faiblesse de Gorbatchev pour prendre le pouvoir et il lancera, sans aucune retenue, la privatisation de l’économie. La méthode choisie, méthode qu’il est impossible dans le cadre de cet article de décrire, cette méthode donc aura permis à un nombre restreint d’aigrefins du sérail de détourner à leur profit les bons de privatisation offerts au public. Cette phase de privatisation, incontrôlée par les organes démocratiques, concentrera dans les mains de quelques oligarques l’ensemble de l’économie profitable de l’ex URSS. Mikhail Khodorkovsky est l’un de ces gangsters qui, à travers la banque qu’il a créée, a pris le contrôle que la société pétrolière YUKOS.

Le documentaire Citizen K première partie

La première partie du documentaire décrit la montée en puissance de Mikhail Khodorkovsky sans cacher les aspects mafieux de son ascension. Le documentaire tente ensuite de légitimer cette captation de richesses en soulignant les modes de gestion de Mikhail Khodorkovsky. Cette gestion avait pour objectif de donner à la société YUKOS une forme de management conforme aux canons capitalistes occidentaux. Les aléas du prix du pétrole, ont offert aux dirigeants de la société une voie qui leur a ouvert l’entrée dans les marchés boursiers occidentaux. Cette introduction aura valorisé la société à une valeur élevée et ainsi permis à Mikhail Khodorkovsky, l’actionnaire principal, de devenir l’homme le plus riche de la nouvelle Russie.

Pendant que Mikhail Khodorkovsky renforçait sa société et sa fortune, Vladimir Putine, en utilisant sa position à la tête de l’état russe, s’enrichissait en achetant à bas prix, via des sociétés écran, des droits d’extraction de pétrole qu’il revendait au prix fort.

Profitant de son immense richesse, Mikhail Khodorkovsky choisit d’entrer en politique par la porte de l’économie. Ayant créé sa fortune dans une jungle mafieuse, il souhaite se donner une image de défenseur de la démocratie et de champion de la lutte anti-corruption. En fait, en offrant une alternative politique plus morale, il tente de s’ouvrir une voie vers une prise de pouvoir démocratique et renverser la mafia qui gravite autour de Vladimir Putine.

Sûr de son fait, pensant disposer du soutien de l’opinion publique, il attaque le pouvoir de front. C’est alors que la narration bascule. Putine qui tient en main la justice de l’état russe emprisonne Khodorkovsky pour fraude fiscale et en profite pour s’approprier YUKOS. La mise à l’écart de Khodorkovsky dans les prisons sibériennes durera neuf années. Il sera libéré et expulsé vers l’Allemagne sous la pression d’Angela Merkel mais aussi, et probablement surtout, pour soigner l’image du Kremlin à l’occasion des Jeux Olympiques de Sotchi.

Le documentaire Citizen K seconde partie

La seconde partie du documentaire est essentiellement filmée à Londres. Elle consiste en une longue interview de Khodorkovsky dans laquelle il expose son objectif de renverser la kleptocratie de Putine pour la remplacer par une démocratie. En choisissant de financer les personnes et groupes d’opposition à Putine, Khodorkovsky se donne le beau rôle de l’humaniste défenseur de la démocratie. Incidemment il explique que sa fortune personnelle le lui permet, que cet objectif est juste, pour ne pas dire vertueux. Comme il est à la fois riche et patient, Khodorkovsky exprime sa certitude qu’en fin de compte l’histoire lui donnera raison.

Et l’Amérique dans tout ça

En cette fin février 2020 l’Amérique vit, comme tous les quatre ans, la fièvre de la campagne pour l’élection présidentielle. L’actuel président, président dont le mode de gouvernance populiste corrompue ressemble à s’y méprendre à celui de son homologue du Kremlin, trouve sur son chemin un milliardaire self-made man, Michael Bloomberg. Celui-ci dépense sans compter ses deniers personnels en vue d’obtenir la nomination du parti Démocrate. Si au jour de la rédaction de cet article Bernie Sanders, un social démocrate (au sens européen) un socialo-communiste (au sens de la droite US), tient la corde de la nomination, l’élection de novembre pourrait bien voir s’opposer un ex milliardaire failli à un vrai milliardaire qui aura réussi à acheter l’accès à l’élection.

Tant pour la Russie que pour les USA, il n’est pas rassurant de penser que l’argent se cache derrière la défense de la démocratie, même si les deux oligarques Khodorkovsky et Bloomberg font montre de vertu, cet argent devient l’unique moyen d’accéder au pouvoir. Cela dit, la France, malgré une loi qui limite les budgets des campagnes électorales, n’est pas exempte de reproches. Les comptes de campagne d’un ancien président ont été refusés par la Cour des Comptes, le président fautif n’a toujours pas été sanctionné.

Et vous, vous en pensez quoi. Partagez vos pensées en cliquant ici.

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