Note to my English speaking readers / For each paragraph the English version follows the French one.
La COVID vous cloue à la maison, ce n’est pas une raison pour ne pas voyager. Il suffit de voyager différemment, adopter un point de vue original, ne pas se complaire dans la répétition, sortir des sentiers battus. Pour cela prenons deux exemples, la Statue de la Liberté et le Christ.
COVID is keeping you home, it’s no reason not to travel. You just have to travel differently, adopt an original point of view, do not indulge in repetition, think outside the box. For this let us take two examples, the Statue of Liberty and Christ.
La Statue de la Liberté, depuis le 6 janvier nous tourne le dos, la démocratie n’est plus ce qu’elle était. Vrai, l’avenir c’était mieux avant.
The Statue of Liberty, since January 6 has turned its back on us, democracy is not what it used to be. True, the future was better before.
Quant au Christ, à force de le voir nous prendre de haut, si pour une fois nous inversions la perspective. Nous l’avions probablement rêvé, Avida Dollar, pardon Salvador Dali l’aura peint.
As for Christ who usually looks down on us, if for once we reversed the perspective. Some among us probably dreamed of it, Avida Dollar, sorry Salvador Dali painted it.
Donc si pour une fois nous tentions de voyager différemment. L’ami André, personnage rencontré dans la fin des années 1970, a fait de la photographie et des voyages un quasi sacerdoce. Il se propose de les partager avec vous. Pour vous envoler, pas de test PCR, pas de visa, pas de vaccin contre variole et autre fièvre jaune, ces voyages sont garantis sans virus, il suffit de cliquer sur le lien suivant. Profitez bien de ces huit voyages, et n’oubliez pas le guide en lui laissant un message.
Pour faire parvenir vos commentaires à l’auteur, cliquez ICI.
So if for once let us try to travel differently. The friend André, a character. We met in the late 1970s, made photography and travel a quasi-priesthood. He intends to share them with you. To reach destination, no PCR test, no visa, no vaccine against smallpox and other yellow fever, these trips are guaranteed without virus. Just click on the following links. Enjoy these seven trips, and don’t forget the guide by leaving a message.
Last but not least, do not forget to go Full Screen when watching the Show. It is worth it.
Comme tout un chacun je teste les frontières ; que celui qui ne les teste jamais me jette la première pierre. Pour des raisons culturelles, j’allais écrire presque cultuelles, j’aime regarder la TV US, CNN et MSNBC en particulier. Certes la pub, d’une stupidité affligeante, envahit les écrans. Certes durant les quatre dernières années, le clown de la Maison Blanche aura pollué, je devrais dire pourri, la communication politique. Mais la présence rassurante de ses stupides mensonges, ses contre-vérités avérées me donnaient l’impression de parvenir au Nirvana de l’éthique. Avec Biden, le nouveau président, j’ai perdu ce merveilleux sentiment de supériorité. Ce type est normal, il affronte la réalité de façon rationnelle, je m’ennuie à nouveau, redescendu de mon pied d’estale.
Il est possible de trouver des sites qui diffusent de façon plus ou moins pirate mes deux chaînes de référence. En revanche pour regarder la TV US et les grandes diffusions tels qu’événements sportifs, Super Bowl, 60 Minutes, Saturday Night Live, il me fallait trouver une solution. Une recherche via Google m’en propose de nombreuses. Toutes ces solutions sont vouées à l’échec : mon adresse Internet, à savoir celle de mon modem, me localise en France donc étonnamment hors des frontières US. En conséquence je me vois interdire l’accès à ces réseaux de diffusion pour cause de viol de copyright. Premier échec.
Cela dit, il existe une technique pour tromper la vigilance de l’ennemi. Cette technique se nomme le Réseau Privé Virtuel, VPN en anglais. Ces solutions légales vous permettent de prétendre résider ailleurs que chez vous. Des sociétés proposent officiellement ce type de solution, NordVPN en fait partie. Devenu client de cette société, je me suis localisé aux US. La barrière des interdits initiaux étant franchie il restait à se connecter à un service de diffusion.
Google propose via YouTube TV de recevoir de nombreuses chaînes US sans exclure la cerise sur le gâteau, à savoir les grands événements sportifs. J’ai donc souscrit à ce service, service facturé 65$ par mois au delà de la période d’essai. Lors de l’inscription j’ai prétendu résider à Fort Lauderdale. Ce n’est pas totalement faux, c’est l’adresse de Susan. Miracle, ce service diffuse le Super Bowl à partir de minuit trente. Une balade sur les différentes diffusions en direct (Live TV) montre que n’ai réussi à tromper l’ennemi. Les étapes suivantes sont la mise au frais de la bière et le réglage du réveil à une heure du matin pour attaquer le Super Bowl dans les meilleures conditions.
A l’heure dite, frétillant du bonheur vaseux d’un réveil au milieu de la nuit, je branche ma TV sur YouTube TV. Et là catastrophe. Big 1984 Brother Google repère que je passe par un VPN et me demande de confirmer ma localisation au moyen de mon Smart Phone. J’ai beau prétendre disposer des pouvoirs magiques de McGyver, je ne sais pas encore leurrer le GPS de celui-ci. Il me sera donc impossible de regarder le Super Bowl en direct. Big Brother a, pour le moment, gagné.
Pour le moment seulement car il me semble qu’il existe deux solutions pour tromper Big 1984 Brother Google. Pour la première solution il me faut disposer d’un Smart Phone aux US qui, en prétendant être le mien donnera sa position, celle où je ne suis pas. L’autre solution consiste à disposer d’une application qui singe le GPS et fournit la position que j’ai choisi. Allez Google, dis moi où je peux la trouver cette application. En cela tu deviendras la clé de l’évasion de la prison dans laquelle tu tentes de m’enfermer.
Like everyone else, I test the borders, whoever never tests them throw the first stone at me. For cultural reasons I like to watch US TV, CNN and MSNBC in particular. Admittedly the ads of a distressing stupidity invades the screens. Obviously for the last four years the clown of the White House will have polluted the News cycle, I should say rotten it, but the reassuring presence of his stupid lies, his proven untruths gave me the impression of reaching the Nirvana of ethics. With Biden, the new president, I lost this wonderful feeling of superiority, this guy is normal, he faces reality in a rational way, I am bored again, demoted from my standing, my complex of superiority.
If it is possible to find sites that broadcast kind of bootleg my two reference channels, CNN & MSNBC. To watch US TV Live and major broadcasts such as sporting events, Super Bowl, 60 Minutes, Saturday Night Live, I had to find a solution. A search via Google offered me many solutions. All these solutions are doomed to failure, my Internet address, that of my modem, locates me in France, which is surprisingly outside the US borders. So I am denied access to these broadcasting networks for copyright infringement. First failure.
However, there is a technique to deceive the vigilance of the enemy. This technique is called the Virtual Private Network, namely VPN. A VPN is a solution to pretend to reside elsewhere than at home. Companies officially offer this type of solution, NordVPN is one of them. Having become a client of this company, I moved to the US while staying at home. The barrier of initial prohibitions being crossed, I had to connect to a broadcasting service.
Google offers via YouTube TV to receive many US channels without excluding the icing on the cake, the Major Sporting Events. So I subscribed to this service, service billed $ 65 per month beyond the trial period. I claimed to reside in Fort Lauderdale, this is not totally wrong, it is Susan’s address. Miracle, this service broadcasts the Super Bowl starting at 12:30 AM. A browse on the various live broadcasts (Live TV) shows that I have succeeded in deceiving the enemy. The next steps are chilling the beer and setting the alarm clock to hit the Super Bowl in the best possible way.
At the appointed time, wriggling with the muddy happiness of waking up in the middle of the night, I plug my TV into YouTube TV. And there starts the Disaster. Big 1984 Brother Google notices that I’m using a VPN and asks me to confirm my location using my Smart Phone. No matter how much I pretend to have McGyver’s magical powers, I can’t fool the GPS. It will therefore be impossible for me to watch the Super Bowl live. Big Brother has won for the moment.
For the moment only because it seems to me that there are two solutions to escape the copyright prison. To deceive Big 1984 Brother Google, for the first solution I need a Smart Phone in the US which, by pretending to be mine, will give its position where I am not. The other solution is to have an application that mimics the GPS and provides the position I have chosen. Go Google, tell me where I can find it this application. Therefore, you will become the key to the escape from the prison in which you are trying to lock me.
Les différents systèmes de santé sont l’objet permanent de débats politiques. Entre les tenants de la médecine gratuite pour tous et ceux de la médecine privée adossée à des assurances librement choisies, le fossé est infranchissable. Sur le papier, les deux options fonctionnent au plus grand plaisir des discussions de comptoir. Au plan théorique aucun des deux systèmes ne peut s’échapper des ornières dans lesquelles les tenants des deux bords l’y font tomber. Pour éclairer la lanterne de chacun, rien de vaut une plongée obligée dans le milieu hospitalier.
A mon corps défendant, pour mon 72ième anniversaire je me suis offert un séjour hospitalier en urgence à l’Hôpital public d’Orsay en pleine période de COVID. Tant qu’à faire, autant monter la barre de stress au plus haut pour mesurer les faiblesses du système. L’élément déclenchant fut une perte momentanée de motricité et sensibilité de mon bras gauche. Mon Médecin référent m’aura fourni un viatique sous la forme d’une ordonnance pour un Scanner / IRM en urgence.
Entré le 26 janvier à 10:00 par la porte des urgences, j’en suis sorti le 6 février après avoir subi tous les examens possibles exigés par les causes qui m’avaient expédiées à l’hôpital. Sorti et accompagné par une ordonnance qui, si je la comprends et la suis, devrait me permettre de vivre au moins centenaire. Pas vraiment idéal si mes héritiers sont pressés.
Mais entre l’entrée et la sortie se sont déroulés de nombreux événements sur lesquels il est possible d’apporter un jugement qui, sans être objectif, mérite d’être rapporté. Un séjour hospitalier se compose de deux éléments indissociables, le séjour et les actes médicaux. Un séjour grinçant ne saura être compensé par des actes médicaux irréprochables, un patient n’est pas simplement un cas, c’est aussi une personne. Un accueil souriant et attentif participe à la guérison. Toutefois, un séjour délicieux, s’il n’est pas le support de l’exercice d’une expertise médicale, ne justifie ni l’un ni l’autre.
Si en matière médicale mon expertise ne dépasse pas ma cheville, aussi enflée soit-elle, en matière de ressenti, particulièrement en ce qui concerne l’accueil, disons la partie hôtelière de l’hospitalisation, comme tout un chacun il m’est possible de porter un jugement. Deux éléments participent chacun à leur manière à la guérison : l’hygiène et la nourriture. L’hygiène tout d’abord. Dans cet hôpital, les chambres disposaient toutes d’un petit cabinet de toilette avec lavabo et WC. Une douche à l’étage offre à chacun des patients aptes au déplacement un accès à la propreté corporelle. La propreté redonne au patient le sentiment de normalité. Reste la restauration. Les repas servis ne relèvent pas de la haute gastronomie, en revanche ils sont complets, fromage et desserts, mais aussi et surtout les plats principaux sont servis chauds. Pour le pain, sous forme de mini baguettes qui arrivent dans un sachet de plastic, la croûte croustille, la consistance de la mie est mieux qu’acceptable. Ces détails montrent les soins apportés tout au long de la chaîne, de la cuisine à la livraison en chambre. Sur l’ensemble des repas servis, je n’ai jamais laissé une assiette vierge. Cela peut sembler un détail, mais pour le patient, ce type d’attention participe, à l’évidence, à la thérapie. Irréprochable.
Les soins infirmiers sont, eux aussi, irréprochables. Non seulement les soins sont prodigués de façon professionnelle, le patient n’en attend pas moins, mais aussi et surtout le personnel soignant les prodigue à un individu, pas à un cas. L’approche des soins au quotidien ouvre la possibilité de la mise en place d’une relation interpersonnelle pour peu que le patient sache recevoir les sourires et attentions. Une telle relation redonne au patient le sentiment de redevenir un individu en voie de retour vers la normalité. Etre appelé par son nom, ressentir un accompagnement compassionnel face la quasi panique que génèrent des gestes techniques perçus comme anxiogènes, cet accompagnement à travers des mots et gestes apaisants participe lui aussi à la thérapie en rendant acceptables donc acceptés les actes médicaux anxiogènes. A ce sujet, l’expérience d’une ponction lombaire aura mobilisé à la fois le discours apaisant du médecin mais aussi, et je dirais presque surtout, la présence et la voix d’une infirmière qui absorbait, par sa main posée sur mon bras, les excès de tension liés à la réalisation du geste technique, la ponction lombaire. Remarquable.
Je me dois toutefois de mentionner un point, le seul en réalité, qui m’aura perturbé : l’absence de visibilité sur le déroulé du séjour. L’attente est destructrice d’espoir et de visibilité. Si l’on comprend parfaitement que l’horaire de début de la réalisation d’un examen, un Scan ou un Doppler, ne relève pas de la chronométrie, une urgence décalera un examen prévu, c’est évident, la mise à disposition d’une feuille de route, même si celle-ci peut et sera modifiée, offre au patient le sentiment de progresser vers un retour à la normalité. La feuille de route peut et doit être ajustée au fil de l’interprétation des examens. En fait sa présence rassure et accompagne. Dans mon cas, cette absence de visibilité m’aura rendu impatient. Au sortir de chaque examen, j’avais l’impression d’être au bout du tunnel, ne ressentant plus aucun symptôme de ma maladie. Pensant en avoir terminé avec les examens, je n’avais qu’une seule envie, celle de quitter l’hôpital. Cette absence de visibilité sur le chemin du retour à la normale se retrouve aussi dans des examens tels que l’IRM pour lequel le patient est placé pour une durée inconnue dans un environnement fortement contraint. Savoir que l’examen va durer cinq ou vingt minutes, que nous en sommes à mi-chemin, qu’il reste encore deux minutes, permet de gérer crampes, douleurs, claustrophobie, furieuses envies de se gratter. Ces informations, oh combien gratuites, participeraient à l’acceptation positive de l’examen.
Cette impatience à quitter l’hôpital, une fois la feuille de route remise par le médecin, m’a fait commettre un détestable impair. Que ce médecin soit remercié de m’avoir permis de réparer une sinistre gaffe potentielle. Valise faite, je me rue dans l’ascenseur. Le médecin me rappelle qu’il est de bon ton de prévenir les infirmières de mon départ. Qu’elle soit remerciée de m’avoir évité une disparition méprisante en totale dissonance avec mon ressenti.
S’il est certain que le système médical français peut et doit s’améliorer, l’immobilisme est en soi une régression, je ne peux dire quelles sont ces améliorations et où elle doivent s’appliquer. En revanche l’expérience vécue montre que, au moins dans cet hôpital, le patient n’est pas un cas, le patient reste un humain qui porte un problème, problème dont l’institution se donne pour mission de le libérer et lui éviter, autant que faire se peut, un retour pour une cause similaire. Le fait que le profit ne soit pas le moteur de cette organisation garantit que la guérison reste au centre des préoccupations de l’institution. Deux dangers menacent celle-ci, le profit d’un côté, l’explosion des coûts de l’autre. En se focalisant sur l’efficacité thérapeutique le risque de l’inflation des coûts est bien réelle. En se focalisant sur les coûts le risque de voir chuter la qualité des soins est tout aussi bien réel. Mesdames et Messieurs les politiques, en écoutant les professionnels de Santé, sachez trouver les bonnes solutions. Souvenez-vous de cette contradiction qui mine les fonctions opérationnelles de l’industrie privée, à savoir,
le client (le but à atteindre) à toujours raison, le patron (la maximalisation du résultat) aussi.
The different health systems are the subject of permanent political debate. Between the supporters of free medicine for all and those of private medicine backed by freely chosen insurance, the gap is insurmountable. On paper, both options work to the delight of fat chewers. In theory, neither of the two systems can escape the ruts into which the supporters of the two sides cause it to fall. To give you a clue, nothing beats a compulsory dive into the hospital environment.
Reluctantly, for my 72nd birthday, I treated myself to an emergency hospital stay at the NHS Orsay Hospital in the midst of COVID. Doing this at this very moment raises the stress bar as high as possible. The trigger was a momentary loss of control and sensitivity in my left arm. My referring doctor wrote a prescription for an emergency CT / MRI.
Entered on January 26 at 10:00 by the emergency room door, I left on February 6 after having undergone all the possible examinations required by the causes which had sent me to the hospital. Taken out and accompanied by a prescription which, if I understand and follow it, should allow me to live at least a hundred years. Not really ideal if my heirs are in a hurry.
But between the entry and the exit many events took place on which it is possible to make a judgment which, without being objective, deserves to be reported. A hospital stay is made up of two elements that remain inseparable, the stay and the medical acts. A squeaky stay cannot be compensated for by irreproachable medical acts, a patient is not just a case, it is also a person and a smiling, attentive welcome contributes to the healing. A delicious stay, if it does not support the exercise of a medical expertise, does not justify either.
If in medical matters my expertise does not fly high. When it comes to the feelings regarding the reception, let’s say the boarding part of the hospitalization, like everyone else it is possible for me to express an opinion. Two elements each participate in their own way in healing: hygiene and food. Hygiene first of all. In this hospital, the rooms all had a small bathroom with sink and toilet. A shared shower near by gives each of the able patients access to personal hygiene. Cleanliness gives the patient a feeling of normalcy. Food finally. The meals served are not part of haute cuisine, however they are complete, cheese and desserts, but also and above all the main dishes are served hot, bread, in the form of mini baguettes, even if they delivered in a plastic bag, offer a crispy crust, crumb consistency is better than acceptable. These details show the care taken throughout the chain, from the kitchen to delivery to your room. Out of all the meals served, I never left a plate untouched. It may seem like a detail, but for the patient, this kind of attention is obviously part of the therapy. Irreproachable.
Nursing is also flawless. Not only is care provided in a professional manner, the patient expects no less, but also and above all the nursing staff provides it to an individual, not to a case. The daily care approach opens up the possibility of establishing an interpersonal relationship as long as the patient knows how to receive smiles and attentions. Such a relationship gives the patient the feeling of once again becoming an individual on the way back to normalcy. To be called by your own name, to feel compassionate support in the face of the virtual panic generated by technical gestures perceived as anxiety-inducing through soothing words and gestures, this support also enhanses the therapy by making the necessary anxiety-inducing acts acceptable and therefore accepted. In this regard, the experience of a lumbar puncture will have mobilized both the soothing speech of the doctor but also, and I would say almost above all, the presence and the voice of a nurse who was absorbing, with her hand resting on my arm the excess tension linked to the technical procedure, lumbar puncture. Remarkable.
However, I must mention one point, the only one in reality, which disturbed me: the lack of visibility over the short term. If we fully understand that the start time for carrying out an exam cannot be clock worked, an interleaved emergency shifts, it is obvious, the start of my exam, the provision of a sheet of route, even if it can and will be changed, offers the patient the feeling of progressing towards a return to normality. In my case, this lack of visibility will have made me impatient. I felt like I was at the end of the tunnel, no longer feeling any symptoms of my illness. Thinking I was done with the exams, I only wanted to leave the hospital. This lack of visibility on the way back to normal is also found in examinations such as MRI for which the patient is placed for an unknown duration in a highly constrained environment. Knowing that the exam will last five or twenty minutes, that we are halfway there, that there are still two minutes left, allows us to manage cramps, pain, claustrophobia, furious urges to scratch. This information will contribute at no cost to the acceptance of the exam.
Upon the Doctor’s final visit, this impatience to leave the hospital, once the roadmap was handed over by the doctor, made me commit a terrible odd. I must thank this doctor for allowing me to fix a sinister blunder. Suitcase packed, I rush into the elevator. The doctor reminded me that it is fashionable to inform the nurses of my departure. Thank you Doc for saving me from a contemptuous disappearance.
While it is certain that the French medical system can and must improve, standing still is in itself a regression, I cannot say what these improvements are and where they should apply. On the other hand, lived experience shows that, at least in this hospital, the patient is not a case, the patient remains a human being who carries a problem, The institution’s mission is to cure and avoid, as much as possible, a return for a similar cause. The fact that profit is not the engine of this organization ensures that healing remains at the center of the institution’s concerns. Two dangers threaten this one, profit on the one hand, exploding costs on the other. By focusing on therapeutic efficacy the risk of cost inflation is very real. By focusing on costs, the risk of seeing a drop in the quality of care is just as real. Ladies and gentlemen politicians, by listening to health professionals, find the right solutions. Remember this contradiction which undermines the operational functions of private industry, namely,
the customer (the goal to be reached) is always right, the boss (the maximization of the result) too.
Le parti dit républicain accueille dans ses rangs une conspirationniste, MTG. Elle adhère à Q ANON, ce groupe de dangereux fêlés qui participe activement à tous les crimes négationnistes possibles parmi lesquels, et ce qui suit n’est pas exhaustif,
– les Démocrates (le parti politique) est composé de socialistes pédophiles,
– les juifs allument les feux en Californie avec les Lasers montés sur des satellites,
– il faut liquider physiquement les opposants par pendaison ou une balle dans la tête,
– les massacres dans les écoles sont des coups montés.
Il faut arrêter ici l’énumération. Cette conspirationniste avait réussi se faire nommer dans différents groupes de travail législatif dont le Travail et l’Education.
La présidence du parti Démocrate a déposé une motion pour la virer des comités.
La motion est adoptée à l’unanimité des Démocrates, unanimité à laquelle se sont joints SEULEMENT onze républicains, cent quatre vingt dix-neuf s’y sont opposés.
Le parti dit républicain est devenu le Q parti.
Alors vous allez me demander que vient faire le caviar du titre dans ce POST ?
La réponse est facile.
Les républicains ont voté 11/199 pour virer la conspirationniste. Soit un ratio 1/18.
Le ratio once/livre, deux unités de mesure de poids est 1/16, proche du ratio précédent.
Que se passe-t-il si l’on ajoute une once de caviar (33g) dans une livre de merde (500g) ?
La réponse est intuitive, la merde étant majoritaire, on obtient une livre de merde.
Et que se passe-t-il si l’on renverse la proposition précédente ,
à savoir une once de merde dans une livre de caviar ?
Nous savons tous que cette fraction minoritaire absorbe l’ensemble.
C’est pourquoi le parti dit républicain est devenu le Q parti des négationnistes trumpiens.
The so-called Republican Party welcomes into its ranks MTG, a crazy Q ANON conspirationist. She adheres to Q ANON, this group of dangerous crackpots who actively participates in all possible negationist crimes among which, and the following is not exhaustive,
– the Democrats (the political party) is made up of pedophile socialists,
– Jews light fires in California with lasers mounted on satellites,
– the opponents must be physically liquidated by hanging or a bullet in the head,
– School massacres are set-ups.
The list must stop here. This conspirationist MTG had succeeded in being appointed to various legislative working groups including Labour and Education.
The Democratic Party Presidency has tabled a motion to remove her from the committees.
The motion was passed unanimously by the Democrats, joined by ONLY eleven Republicans, one hundred and ninety-nine opposed her committee’s removal.
The so-called Republican Party has become the Q Party.
So you are going to ask me why caviar belongs to this POST title.
The answer is easy.
The Republicans voted 11/199 to fire the conspirationist. That’s a 1/18 ratio.
The ounce/pound ratio, two units of weight, is 1/16, close to the previous ratio.
So what happens if you add an ounce of caviar to a pound of shit?
The answer is intuitive, the shit being majority, we get a pound of shit.
And what happens if you reverse the previous proposal, an ounce of shit in a pound of caviar? In this case the minority fraction takes over the whole.
That is why the so-called Republican Party became the Q party.
Reçu de mon précieux contributeur Uschi une version COVIDO-US du jeu de l’oie, jeu que je croyais français mais qui semble avoir atteint l’universalité.
Received from my precious contributor Uschi a COVIDO-US version of the game that I believed French but that seems to have reached universality.
L’immortel testament de Pinocchio est parfaitement résumé dans l’icône que l’amie Uschi m’aura fait parvenir. Elle résume parfaitement une présidence parfaitement indigeste.
The forever living testament of the clown is wrapped up in the iconography below. Thank you Uschi for this recap of a flamboyant and absolutely indigestible presidency (no caps).
Everything Trump touches dies / Tout ce que Trump touche meurt
La version française suit le texte anglais.
It is tempting to compare to Hitler the other, the one who looks or thinks differently. This is tempting but usually counterproductive because what is excessive is insignificant. If Hitler was the Absolute Evil, Trump will remain, at least hopefully, a benign accident, a stinky fart from history. So when I compared Pinocchio, the former White House clown, to a dictator, I compared him to Benito Mussolini, who was significantly less toxic. That said, as far as the love of decorum is concerned, the Trumpo-Hitlerian similarities are striking, see the first excerpt.
The second excerpt shows the impossible yet real collusion between evangelist circles and Trumpian corruption. This article proves, once again, that the avoidance of separation between religion (small r) from Politics (P Caps) is a betrayal of humanist ethics.
Excerpts from articles used here come from a page that you can access by clicking here.
The title of the article “Everything Trump Touches Dies” refers to the identically-titled book published in 2020.
Trump Nazisme et Religion
Il est tentant de comparer l’autre, celui qui pense différement, à Hitler. C’est tentant mais le plus souvent contre-productif car ce qui est excessif est insignifiant. Hitler fut le Mal Absolu, Trump restera, au moins c’est à espérer, un accident bénin, tout juste un pet nauséabond de l’Histoire. C’est pourquoi, lorsque je comparais Pinocchio, l’ex clown de la Maison Blanche, à un dictateur, je le comparais à Benito Mussolini, ce dernier étant significativement moins toxique. Cela dit, en ce qui concerne l’amour du decorum, les similarités Trumpo-Hitlériennes sont frappantes, voyez le premier extrait Trump et le Decorum.
Le second extrait montre l’impossible mais pourtant réelle collusion entre les milieux évangélistes et la corruption trumpienne. Cet article prouve, une fois de plus, que ne pas séparer la religion (petit r) de la Politique (P Majuscule) relève d’une trahison de l’éthique humaniste.
Les extraits d’articles utilisés ici proviennent d’une page que vous pouvez consulter en cliquant ici. Le titre de l’article « Tout ce que Trump touche meurt » fait référence à un livre éponyme publié courant 2020. En ce qui concerne les deux extraits, j’ai tenté d’en faire une traduction fidèle.
Trump et le decorum
Le tour de Passe-Passe du Mont Rushmore
Il est inutile d’être un étudiant en hitoire pour percevoir les similarités entre les manifestations de masse organisées par Joseph Goebbels et celle du Mont Rushmore dédiée à la grandeur de Trump. Flambeaux, projecteurs et délires assourdissants des deux fêlés ponctuaient les évenements.
Les adorateurs de Trump râlent lorsque ce dernier est comparé à Adolf Hitler. Force est de constater que tous deux sont parvenus au pouvoir en exaltant les vertus de la Race Blanche et en diabolisant les autres peuples, ceux qui sont différents donc inférieurs. Pour Hitler les Juifs et les Gitans, pour Trump les Hispaniques et les Noirs.
Les acteurs diffèrent mais le scénario est semblable.
Nous connaissons tous la conclusion.
Trump et l’éthique religieuse
Le Droit religieux ne l’est pas (ni droit chrétien ni charia)
Voici le commentaire de Rick Wilson qui évoque les relations incestueuses entre Trump et les évangélistes. » Tous les interdits moraux portés par les évangélistes qui disqualifiaient un homme politique sont devenus soudain acceptables. Toute sa vie durant, harasser les femmes, tromper ses épouses, montrer malhonnêteté et vénalité, ne sont pas, à ma connaissance, les qualités d’un croyant respectueux. Trump aura ouvert de nouvelles voies à la réflexion théologique. Il n’y a dans le comportement de Trump aucun élément qui montre le moindre regret. »
Il devrait sauter aux yeux de l’observateur que les prétendus évangélistes sont essentiellement blancs, qu »ils cachent leur racisme derrière une ferveur religieuse qui n’a rien à voir avec les enseignements de Jésus. Ce dernier préchait l’amour de son prochain, si petit soit-il et que l’Univers lui appartenait à ce petit. Rien de ces enseignements n’est plus éloigné que ceux que Trump aura exhalté, l’amour de l’argent et la haine d’autrui, lors de sa déclaration de candidature.
Au final Wilson décrit la présidence de Trump comme un moment d’auto-fellation. Pour le néologisme auto-fellation vos ouvrages de référence n’en font pas mention mais le néologisme reste parfaitement explicite.
Un groupe de Républicains en colère a décidé de mettre au Pilori les politiciens qui, d’une façon ou d’une autre, ont participé à la campagne négationniste de la dernière élection. A cet effet ils ont lancé une campagne d’affichage, vous trouverez le trombinoscope en bas de la page. Il faut parfois mordre pour défendre la Démocratie.
Souvenez-vous que ces sinistres crétins ont rendu possible la tentative de Coup d’Etat du 6 janvier.
Si je trouve l’énergie nécessaire, je rédigerais un petit CV pour chacun de ces négationistes.
A ce sujet j’ai déjà publié deux pages en date du 7 et du 30 janvier.
Honte à ces traitres !
An angry group of Republicans decided to put in the Pillory the politicians who, in one way or another, participated in the negationist campaign of the last election.
Remember that these sinister idiots made possible the attempted coup d’état of January 6.
On this subject I have already published two pages dated 7 and 30 January.
Shame on these traitors!
Le 30 janvier est un jour maudit depuis 1933. Ce jour la démocratie a baissé les bras devant le mensonge et la violence. En ce jour maudit débuta la Seconde Guerre Mondiale. En ce mois de janvier 2021 l’histoire prend des chemins semblables, la violence, l’avidité et le déni de réalité viennent de détruire une image qu’une nation avait réussi à se construire. Ce pays avait construit son image sur deux mythes qui sont respectivement la liberté d’expression et la liberté d’entreprendre. En moins d’un mois deux événements auront dynamité ces deux piliers.
Le dynamitage de la démocratie
En novembre 2016 les institutions des USA ont renversé le verdict du vote populaire et nommé, pas élu nommé un menteur narcissique et lui ont conféré le pouvoir pour quatre années. Durant ces quatre années le mensonge répété, l’insulte et la calomnie se seront placés au centre de la communication politique. Impossible de les énumérer toutes ces distorsions de la réalité, mais un de ces mensonges porte l’estocade finale au mythe de l’Amérique exemple et phare de la démocratie. Ce mensonge s’exprime dans le refus du verdict des urnes et donc du refus de la transmission pacifique du pouvoir qui débouche sur un appel à l’insurrection. Le 6 janvier 2021 le mafieux aura tenté un coup d’état en interrompant par la force, c’est la définition même d’un coup d’état, ce mafieux aura interrompu le processus institutionnel d’enregistrement des résultats de l’élection de novembre 2020. Développer et pointer les mensonges d’état qui ont conduit à ce désastre serait fastidieux, lassant. Ces mensonges annoncés, publiés, répétés appartiennent au domaine public, impossible de les énumérer. Un des journaux de référence, le Washington Post, sur une durée du mandat et des deux campagnes en aura repéré plus de trente mille, la moitié proférée lors des douze derniers mois.
Le mensonge utilisé en arme politique aura porté un dangereux narcissique au pouvoir en 1933. Face à l’absence de mémoire et des peuples, les mêmes causes auront produit les mêmes effets. Si 2016 fut une mauvaise répétition de 1933, la tentative de coup d’état du 6 janvier 2021 est la conséquence naturelle de l’incapacité des élus de prendre leur responsabilités et transformer la première mise en accusation de l’autocrate en destitution. Une seconde mise en accusation offre à ces élus une possibilité de rachat en confirmant l’Impeachment. Il est à craindre que ces élus ne saisiront pas cette perche tendue par l’Histoire qui sauverait leur réputation. Les USA se sont construits sur des institutions crées par des propriétaires d’esclaves. Aujourd’hui encore les prémices de cette construction anti-démocratique tentent de préserver une domination amorale au profit d’une classe de nantis, le tout au détriment des classes moyennes en bloquant par tous les moyens l’ascenseur social.
Dynamitage de la liberté d’entreprendre
Nous rêvons tous d’une société qui récompense la vertu des individus. Parmi les récompenses, ont trouve les honneurs, les décorations par exemple, mais aussi et surtout les récompenses financières. Afin de rendre compréhensible les modalités de ce dynamitage, il est important d’éclairer les mécanismes pervers qui ont conduit à cette abomination.
Le capitalisme existe, il promeut le mythe du « Marché ». Ce mythe propose qu’une main invisible donne à chaque objet une valeur rationnelle à terme. Si un objet est trop cher, il ne trouvera pas acquéreur, si sa désirabilité est insuffisante, cet objet ne trouvera pas d’acquéreur non plus. Si le marché n’est pas distordu par un mécanisme externe, mécanisme que certains possèdent et qui reste inaccessible aux autres, chacun peut comparer la valeur attribuée par le marché à un objet à sa propre estimation. Chacun peut le vendre s’il estime le prix supérieur à son estimation, ou dans le cas contraire, l’acquérir et ainsi récupérer les bénéfices de ses choix judicieux. Les choix relèvent du pari, gains ou pertes sont la sanction acceptée des choix.
S’il est possible de parier, pardon d’investir au comptant, c’est-à-dire payer l’objet lors du passage de l’ordre, il est aussi possible de parier à terme à la hausse ou à la baisse. Parier la hausse conduit à l’achat aujourd’hui d’un objet qui sera revendu plus cher demain. Parier la baisse revient à vendre aujourd’hui un objet que l’on ne possède pas et le racheter moins cher demain. Ces mécanismes semblent symétriques, en fait ils ne le sont pas. Les gains à la hausse sont potentiellement infinis, une bulle peut valoriser un objet de façon irrationnelle. C’est la définition même de la bulle. Les gains à la baisse, en supposant que l’on rachète à valeur zéro l’objet vendu précédemment, ces gains sont au mieux ceux du prix d’achat. Il y a là une dissymétrie qui parfois provoquent de brutales secousses donc ponctuellement des gains ou des pertes élevées. La semaine dernière le capitalisme US s’est mis à nu et les vices du système se sont exposés au grand jour. Voici de quoi il s’agit.
Les canaux commerciaux traditionnels, les points de vente, boutiques, chaînes de distribution, sont mises à mal par le commerce sur Internet. Pour de nombreux produits, les avantages du circuit court, en réduisant les frais fixes de commercialisation, donnent aux ventes sur Internet un avantage que nous percevons tous. Il est donc tentant de penser que les chaînes de distribution vont à terme disparaître. Cela dit, entre le moment du pari à la baisse et sa réalisation, de nombreux événements sont même de modifier les équilibres. Avant de poursuivre le développement, une mise en perspective s’impose. La valeur d’une société se compose de la somme de tous les actifs dont on déduit la somme de tous les passifs. Les éléments du passif comme ceux des actifs varient quotidiennement, le marché est censé proposer une valeur d’équilibre. Or certains éléments d’actif, l’immobilier en particulier, varient lentement et ces éléments peuvent constituer une par importante de la valorisation. C’est le cas d’une chaîne de distribution de jeux vidéo bien implantée aux USA, celle-ci se nomme GAME STOP. De nombreux fonds d’investissement l’ont pris pour cible en la jouant à la baisse. Par un effet naturel, la baisse appelle la baisse et le cours de l’action de GAME STOP ne reflétait plus sa valeur réelle. C’est ici que les réseaux sociaux vont à nouveau jouer un rôle majeur.
Parier en Bourse est une pratique courante aux USA. Il existe même des réseaux spécialisés dans lesquels des particuliers échangent des informations et se lancent des défis. REDDIT est de ceux-la. Or il existe une corrélation entre les centres d’intérêt des membres du réseau social et leurs hobbies, ce point commun se retrouve ici dans les jeux vidéo. Les participants de ce réseau social se sont lancés un défi, à savoir redonner aux actions de GAMESTOP une valeur plus proche de la réalité. L’action étant survendue par les fonds d’investissement, elle était relativement bon marché. Afin de maximiser leurs profits, les fonds d’investissement utilisent un système de bras de levier, habituellement un pour dix, ce qui signifie que les gains ou les pertes sont multipliées par dix. Les règles du marché imposent qu’à terme les ventes à découvert soient compensées par le rachat des actions vendues au préalable. Par ce mécanisme le solde à terme est nul, les actions vendues à découvert sont compensées par le rachat d’actions au prix du marché. Or les achats au comptant d’actions de GAMESTOP par les membre de REDDIT a réduit considérablement le nombre d’actions disponibles à la vente, le prix de l’action s’est donc envolé. En quelques jours le prix de GAMESTOP a été multiplié par dix entre le 18 et le 28 janvier 2021.
Pour solder leur positions, les fonds d’investissements y perdaient leur culotte. La loi du marché me direz-vous. Voyant des gains possibles, on aurait pu penser que les joueurs gagnants auraient vendu leurs actions pour encaisser un bénéfice significatif. Ce ne fut pas le cas, les échanges sur REDDIT, leur réseau social, montrent que les investisseurs particuliers souhaitaient donner une leçon aux fonds d’investissement. La déculottée était sur les rails, les actions ne sortant pas des portefeuilles le cours grimpait au grand DAM des professionnels, après la baisse qui engendrait la baisse, la hausse se nourissait de la hausse rendant le solde des positions au dela de l’onéreux. La fable avait un côté moral, les nantis, pour une fois, devaient payer l’addition. Pour une fois le pot de terre prenait le dessus sur le pot de fer.
L’histoire aurait pu s’arrêter là, il y avait matière se réjouir. Malheureusement les courtiers, vous savez ceux qui enregistrent les ordres de vente et d’achat et prennent une commission à chaque passage d’ordre ont interdit aux particuliers d’acheter des actions. De ce fait les courtiers se sont placés aux ordres des fonds d’investissement et leur ont permis de réduire la casse.
Avec la complicité des courtiers, le capitalisme est devenu un tricheur patenté.
En moins d’un mois les USA ont perdu leur âme, ils ont montré d’un côté que leur discours de valorisation de la démocratie n’était d’un mensonge de façade et de l’autre que le capitalisme ne profitait quant aux riches en tordant en leur faveur les règles du jeu. Dieux qu’il serait bien que l’Europe se donne enfin les moyens politiques, financiers et militaires de montrer la voie du respect des peuples. Au passage il ne faudra pas oublier de botter le cul de Victor Orban.
January 30 has been a cursed day since 1933. On January 30 democracy has given up on lies and violence. On January 30 1933 began the Second World War. In this month of January 2021 history takes similar paths, violence, greed and denial of reality have just destroyed an image that a nation had managed to build for itself. This country had built its image on two myths which are respectively freedom of expression and freedom of enterprise. In less than a month two events will have blasted these two pillars.
The blasting of democracy
In November 2016 the US institutions overturned the verdict of the popular vote and appointed a narcissistic liar. This democratic denial gave him power for four years. During these four years, the repeated lies, the insult and the slander will have placed themselves at the center of political communication. It is impossible to enumerate all these distortions of reality, but one of these lies brings the final blow to the myth of America as example and beacon of democracy. This lie is expressed in the refusal of the verdict of the ballot box and therefore of the refusal of the peaceful transmission of power. The refusal leads to the January 6 call for insurrection. On January 6, 2021 the Capo de Tutti Capi tried a coup d’état by interrupting by force, this is the very definition of a coup d’état, the institutional process of recording the results of the November 2020 election. Developing and pointing out the state lies that led to this disaster would be tedious, tiresome. These lies announced, published, repeated belong to the public domain, impossible to list them all. One of the leading newspapers, the Washington Post, over the course of the mandate and the two campaigns will have spotted more than thirty thousand lies and or distortions, half of them during the past year. The lie used as a political weapon brought a dangerous narcissist to power in 1933. Given the lack of the People’s memory, the same causes has produced the same effects. 2016 was a bad repetition of 1933. The attempted Coup d’Etat of January 6 2021 is the natural consequence of the inability of elected officials to assume their responsibilities and turn the first indictment of the White House autocrat into destitution. A second indictment offers these elected officials a possibility of redemption by confirming the impeachment voted the week following the attempted Coup. It is to be feared that these elected representatives will not seize this opportunity that would save their reputation. The USA was built on institutions created by slave owners. Even today the origins of this anti-democratic construction are still trying to preserve an amoral domination in favor of the wealthiest to the detriment of the middle classes by blocking by all means the social lift.
After Blasting Democracy, Blasting the freedom to undertake
We all dream of a society that rewards the virtue of individuals. Among the rewards, we find honors, medals for example, but also and especially financial rewards. In order to make comprehensible the modalities of this blasting, it is important to enlighten the perverse mechanisms that led to this abomination.
Capitalism exists, it promotes itself on the myth called « the Market ». This myth suggests that an invisible hand gives each object a rational value. If an object is too expensive, it will not find a buyer. If its desirability is below the requested price, this object will not find a buyer either. As long as the market is not distorted by an external mechanism, each one of us may estimate the perceived value of any object and compare it to the current market value. The individual will sell it if he considers the market price too high, or otherwise acquire it. He can then enjoy the benefits of his wise choices. The choices are wagered, gains or losses are the accepted sanction of the choices.
It is therefore possible to bet, pardon to invest in other words acquire an object by placing an order. It is also possible to bet upwards or downwards. Betting on a value increase leads to the purchase today of an item that will be valued higher tomorrow. Betting the drop is selling an item you don’t own today and buying it cheaper tomorrow. These mechanisms seem symmetrical, in fact they are not. The upside gains are potentially infinite. A bubble can value an object irrationally. That is the very definition of the bubble. The downward gains, assuming that we buy back the object sold previously at zero value, these gains are at best those of the purchase price. There is a asymmetry here which sometimes causes sudden shocks and thus punctually high gains or losses. Last week US capitalism exposed itself and failed to play the market game. Here’s what it’s about.
Traditional commercial channels, retail outlets, shops, distribution chains, are undermined by Internet commerce. For many products, the short-circuit benefits, by reducing fixed marketing costs, giving Internet sales an advantage that we all see. It is therefore tempting to think that distribution chains will eventually disappear. That said, between the time of betting on the decline and its realization, many events are changing the balances. Before further development, a perspective is needed. The value of a corporation consists of the sum of all assets deducted from all liabilities. Liabilities and assets vary on a daily basis, and the market is supposed to provide a break-even value. However, some assets, particularly real estate, vary slowly and these elements can constitute an important part of the valuation. This is the case of a video game distribution chain well established in the USA, this one is called GAME STOP, many investment funds have targeted it by playing it short. Due to a natural effect, the drop in price calls for a drop. The market stock price of GAME STOP no longer reflected its real value. This is where social networks will again play a major role.
Stock market betting is a common practice in the USA. There are even specialized networks in which individuals share and challenge each other. REDDIT is one of them. There is usually a correlation between the interests of the members of the social network and their hobbies, here this commonality is found in video games. The participants of this social network have set themselves a challenge: give back to the stock of GAMESTOP that was way down a value closer to reality. As the share was oversold by investment funds, it was relatively cheap.
In order to maximize their profits, investment funds use a lever arm system, usually one in ten, which means that gains or losses are multiplied by ten. Market rules require that forward short sales be offset by the repurchase of the sold shares. By this mechanism the forward balance is zero, the short-sold shares are offset by the repurchase of shares at market price. However, the cash purchases of GAMESTOP shares by the members of REDDIT significantly reduced the number of shares available for sale, so the price of the share soared. In a few days the price of GAMESTOP was multiplied by ten between 18 and 28 January 2021.
To settle their positions, investment funds lost their pants. The law of the market, you might say. Seeing possible winnings, one might have thought that the players would have sold their stock to cash a significant profit. This was not the case, the exchanges on REDDIT, their social network, show that the small investors wanted to give a lesson to the investment funds and the kill was on track. As few shares hit the market, the price sky rocketed. The funds were losing fortunes.
The story had a moral side: the wealthiest, for once, had to pay the bill.
For once, the clay jar was winning over the pot of iron.
The story could have ended there, there was cause to rejoice. Unfortunately the brokers, you know those who record the orders of sale and purchase and cash either way distorted the game. To give a helpful hand to the wealthiest, they blocked the individuals to buy shares. This artificially reduced the market stress to profit the investment funds. The brokers have placed themselves at the orders of the investment funds allowing them to reduce the damage.
Capitalism has become a blatant cheater.
In less than a month the USA has lost its soul. They showed, on the one hand, that their discourse on the valorization of democracy was a facade lie and on the other hand that capitalism works for the rich only by twisting in their favor the rules of the game.
America has lost its moral leadership.
Could these disasters give Europe a path to finally give itself the political, financial and military means to show the voice of respect for the peoples.