Samedi : Coup Double

Un troisième vol

Samedi dernier, à Martin, lors du show aérien, j’avais croisé un anglais, mais oui, ils sont partout, qui présentait un drôle d’avion. Nous avions pris date pour un vol ensemble, le samedi suivant, vers 10:00 du matin.Pompano Airfield, j’y avais déjà volé en Cesna cet hiver dans le cadre d’une école de pilotage. En ce qui concerne Dean, mon hôte pour ce vol, je ne me suis pas vraiment préoccupé de son statut, pilote privé ou instructeur… j’avais juste envie de voler dans son étrange machine.

Tiens donc, un hangar prive, juste pour lui. Une question me démangeait, son loyer. Fastoche, il suffit de lui poser la question. La réponse m’a cloué au sol : 800$/mois. Je comprends qu’il ait un urgent besoin de faire voler sa machine avec des clients payants :
toutefois 100$ pour 35 minutes de vol, 55 minutes bloc à bloc, le tarif reste acceptable.Tableau de bord lisible, pas de gros problèmes pour me familiariser avec le jouet. je serai chargé de régler Transpondeur et radio, gérer magnétos et pompe à carburant, ces instruments n’étant pas doublés en place arrière. Comme la vue est incomparablement plus jouissive à l’avant qu’en place arrière, j’en accepte la charge.Dean prend place derrière, je m’installe devant pour quasiment une heure de bonheur.Pré-vol, check-list, roulage, alignement face à l’Est, décollage par un vent légèrement de travers, je laisse les commandes à Dean.Montée initiale pour du rase motte à 500 pieds sur le trait de côte. Avec l’Intercoastal Water Way sur la gauche, le trait de côte sous les fesses, j’ai beau connaître, le plaisir reste identique.Route à l’Ouest pour un retour par les terres. Dean reprend les commandes, j’en profite pour me régaler de la vue.Pour ceux qui aiment le golf, il y a le choix.Retour pour un poser face à l’Est. Un superbe vol qui donne envie de recommencer.

Bilan du vol.

  • Les commandes rigides sur cette aile haute ne m’ont pas dépaysé, c’est comme sur mon CTLS, précis, léger, réactif.
  • En revanche la radio, ce n’est pas la faute de l’avion, était quasiment inaudible : comprendre les demandes de fréquence radio et codes transpondeurs aura relevé de la torture acoustique. Lorsque je m’en suis plaint à l’arrivée, Dean a compris le problème et l’a réglé. Faudrait que je remette ça, toutefois j’en doute.
  • Si voler ici est fort sympa, les paysages de notre région sont incomparablement plus variés.

Avion rangé à 11:15, j’ai salué et remercié Dean et suis parti vers une concentration d’autos repérée dans un journal idoine.

Petite réunion chez Lamborghini

Le journal annonçait que toutes les anciennes autos étaient bienvenues. Mon auto de 1989 devait manquer de zeste, je me suis fait refouler et j’ai dû trouver une place parmi le tout venant.

C’est donc à pied que j’ai traversé la concession Porsche pour rejoindre la concentration hébergée sur le parking du concessionnaire Lamborghini.

Vielles autos qu’ils annonçaient. En fait c’était majoritairement Ferrari, Porsches, R8 Audi, Corvettes, toutes plus récentes les unes que les autres. Ils venaient ici pour mesurer leurs quéquettes.

J’ai toutefois été pris à contre-pied par une rareté, je n’en avais jamais vu ici.Et oui, une 4L Safari. Voyant ma surprise et mon oeil gourmant, le proprio, du haut de son accent espagnol, m’a pointé de la langue : “You must be French”, ben oui, c’est vrai que je lui ai répondu dans la langue locale. Sur ce parking, cette 4L faisait tourner plus de têtes que toutes les caisses récentes présentes.

Une belle revanche en faveur de l’authenticité !

Il me restait à trouver une vraie Lamborghini.Ce n’est probablement pas la plus réussie cette Countach. La GT 350, l’Espada, la Miura le sont plus encore, mais bon, cette icone avait un petit parfum authentique.Dans l’atelier trônait une Toyota 2000GT, enfin un truc un peu ancien, enfin un truc qui n’était pas un contre-sens, enfin un représentant du milieu des années 60.

Après une demie heure passée dans ce lieu sans grand intérêt, je suis renté à la maison.

Le titre de la page affirmait Coup double ? J’en doute, le rédacteur doit avoir les chevilles enflées.

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