Dimanche 17 février 2019
Rendez-vous est pris avec des amis de Susan dans un Marché qui propose bouffe à emporter ou ingurgiter sur place, fringues…
En fait, pour résumer, tout et n’importe quoi.
Un joyeux bordel, bruyant et bon enfant.
A l’entrée nous sommes accueillis par une production chinoise de machins électriques. Pas certain qu’ils soient autorisés sur la route.
Trois places riquiqui donc deux derrière. Prix affiché 4 400$. Tentés ?
De douces effluves de viande grillée, juste pour faire plaisir aux ultra-végans.
Tiens donc, un clébard.
Aux USA les chiens sont à la fois omniprésents, interdits quasiment partout et doivent impérativement être tenus en laisse. Cet endroit est un des rares où chien, foule bon enfant et bouffe se côtoient sans rechigner.
Avec Susan nous attaquons le déjeuner par un Mimosa local, une variante qui mélange au jus d’orange une dose de jus d’ananas. Pas mal.
Un second verre sera commandé car les crevettes ont vu le piment et les épices.
Sympa elles le font savoir.
Pour palier les effets pervers, le second Mimosa aura eu une fonction d’extincteur.
Il n’est de bonne compagnie qui ne se quitte et, en chemin, nous avons croisé ce machin.
Vu de derrière, ça rabote un peu le macadam.
Désolé, vous ne verrez pas la crête de Huron (hurluberlu) du proprio.
A mon avis, il vaut mieux ignorer le look du chauffeur et mesurer l’élégance du Château de la Carburation.
Un petit effort d’imagination : mettez-vous à la place du chauffeur et imaginez la vue vers l’avant une fois au volant du truc.
Je ne sais pas comment réagiraient les Pandores français en interceptant un tel attelage.

Le chat de mes amis
Soyons clairs, la neige est tombée.
La 2CV Charleston ne servira pas dans les prochaines 48 heures.
Pas plus que les chaises pour se relaxer tranquillement dans le jardin.
Première version, assez classique.
Une autre version un peu plus caricaturale si la première ne l’était déjà.
Longue vie aux stéréotypes.
Pas farouche la bestiole, pas forcément bon signe, la rage sévit ici, pas endémique mais elle sévit, alors on garde ses distances.
Une vente aux enchères de voitures de collection, plus de 500 autos exposées, du tout venant récent à l’exceptionnel.
Une Fiat 500 de carrossier.
Une BMW, si si, une BMW construite sous licence ISETTA, auto connue en France sous le nom d’Isetta Velam.
Une pensée pour Jean-Luc et sa C1,5 blanche.
Patrick, te souviens-tu de ce voyage Paris-Venise, fin des années 50, dans une Pontiac semblable que ton père avait racheté à Louison Bobet.
Dans un coin du hall où se tient la vente, une Ford GT, réinterprétation de la célèbre GT40.
Le but de cette expo est une vente aux enchères. Pierre -Philippe, serais-tu prêt à échanger ta Mustang coupé pour la même en cabriolet. Celle-ci se prend pour une Shelby, à mon avis une imposture, elle n’a pas dépassé 20 000$.
L’année dernière, lors de notre première Saint Valentin, afin de séduire Susan, j’avais préparé deux homards au court bouillon, homards servis accompagnés d’une mayonnaise maison, mayo cent fois plus sexy qu’un machin industriel jaunâtre.
Opération délicate mais nécessaire, les fendre dans le sens de la longueur.
Vous noterez que non seulement les clébards doivent être tenus en laisse mais que de plus, si la laisse ne suffisait pas, il faut qu’ils soient sous contrôle. Si la laisse n’est pas un moyen absolu de contrôle, quel contrôle dois-je mettre en œuvre ?

Après une détestable expérience, des huîtres sauvages de la baie de Chesapeake acquises dans une autre poissonerie, huîtres sans aucun goût car lavées à l’eau du robinet, cette immense déception imposait un nouvel essai. A cet effet, une douzaine d’huîtres ont été achetées. Certes un peu petites, mais parfaitement goûteuses, ces huîtres auront effacé le mauvais souvenir.
Comme le rappelle le citoyen Virole, « Gouverner c’est prévoir ». Donc au cas où les huîtres n’auraient pas été à la hauteur, j’avais acquis un petit kilo de moules joliment ébarbées. Préparées avec une marinade au vin blanc sec (bordel on n’est pas chez les sauvages) et achevées à la crème fraîche, elles auront conclu un petit repas en tête à tête.
Pour fêter les 66 balais du frangins, nous avions prévu de nous réunir, les huit convives, au restaurant. Compte tenu de la fort fâcheuse habitude d’ici de noyer toute forme de convivialité dans un tintamarre insupportable, avec Susan, sans prévenir quiconque, nous avons décidé que le restaurant serait au 32ième étage du Water Garden, l’immeuble dont elle occupe un appartement.
Au menu un Carré d’Agneau, des haricots verts frais assaisonnés avec un beurre d’ail maison, dessert à l’avenant, le tout arrosé d’un Blanc de Blanc de qualité.
Vêtu d’un seyant tablier, œuvre de Carole pour le Noël de son dabe, lors de la vérification de l’avancement de la cuisson, le frangin joue contre Susan à l’