La saint Valentin, avec Susan, nous la fêtons pour la troisième fois. Vrai à nos âges certains couples célèbrent leurs noces d’or, un demi siècle ensemble. Nous, plus simplement, nous arrosons le début de la troisième année de notre vie commune.
Lors de la première saint Valentin, le dîner de séduction se composait de homards préparés par Roméo. Juliette avait adoré. Donc bis repetita l’année suivante. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, cette année encore, sur l’autel de l’amour (pas l’hôtel bande d’ignares), deux homards furent sacrifiés.
Deux belles bêtes de 2,5 livres chacune.
Comme ce soir la j’avais prévu de les cuire au four. Les homards furent sacrifiés au couteau qui sépara la moitié gauche de celle de droite. Ne vous plaignez pas, ne hurlez pas que je suis cruel, les populistes véreux de France, de Navarre et des USA font la même chose avec vous bande de homards moutonniers, ils séparent pour mieux régner.
Cela dit, trop occupés à dévorer les homards, j’ai omis de prendre la photo qui rend jaloux. Restait celle du déjeuner. Donc à midi, juste avant de partir à la vente aux enchères des belles bagnoles, j’avais préparé des crevettes flambées au Pastis sur lit d’échalotes confites par mes soins. Le sourire de Susan raconte le bonheur que nous avons eu à liquider la demie-livre par personne des belles crevettes.
Pour les homards, le plaisir fut élevé au carré. En l’absence de photos, il vous reste à me faire confiance.
Longue vie amoureuse à tous mes lecteurs.

Un hangar qui ne paye pas de mine.
Nous sommes accueillis par Picasso.
L’esthétique géométrique de Picasso dialogue avec les rondeurs de Botero.
Puisque l’on fait dans œcuménisme, Vasarely se doit d’être présent.
Le couple au caniche avec chignon, pas la dame, c’est le chien qui est affublé du chignon, plonge Susan dans un moment d’hilarité.
De mon côté, la rondeur du postérieur de la dame attire irrésistiblement une envie de fessée.
Dans ce monde de violence, tout espoir n’est néanmoins pas perdu.
Après l’écriture à plat en 3D, un tableau en 2D donne une impression de relief.
Et puisque l’on parle de relief, un superbe papier alu froissé est exposé derrière un plexiglas pour le protéger à la fois des mains pleines de doigts mais aussi et sûrement pour lui éviter de devenir un ramasse poussière.
Après 
Comme nous étions partis pour aller voir des autos, nous terminerons sur mon jouet actuel qui est une réjouissante œuvre d’art industrielle.
Lors d’un balade, nous avons été enfumés par les effluves d’un catamaran en feu.
Susan, Claude et Gary semblent captivés par un événement de la plus haute importance.
L’objet de cette attention était un Carré d’Agneau préparé avec amour.
Le clou de la soirée fut livré par Jeff Bezos via son épicerie personnelle, Whole Foods.
Le repas terminé, café et pousse-café posent un point final à une bien belle soirée.
Ni Gary, l’humain, ni Rusty, le canidé, ne le démentiront, ce fut une belle soirée.
Voila pour l’accueil, faudra que je trouve ce paillasson pour ma prochaine maison.
Mais revenons à nos moutons, l’Art. Dans Flagger’s Village, une sorte de mélange de Montmartre et de Quartier Latin, ce quartier qui fut une zone industrielle, les vastes murs deviennent des supports de fresques. Désormais l’endroit accueille ces foires ou la drouille se mélange au mauvais goût même si parfois on y trouve aussi de belles créations.
Art disiez-vous ? Pourquoi pas cela dépend aussi de votre point de vue.
Comme les espaces sont vastes, dans ce hall, on retrouve une imitation des
Les doryphores, acteurs saprophytes, s’accrochent à ces événements. Ici un bonimenteur tente de vous vendre son incapacité à prédire, de la façon la plus hasardeuse possible, un avenir non maîtrisé. De plus, cet escroc n’hésite pas à fourguer aux crédules de miraculeux et authentiques objets fabriqués dans des sweat-shop chinoises.
Dans un corridor de la mort acoustique, niveau sonore criminel, d’autres gougnafiers vendent pour 8$, dans un infecte godet en plastic, un picrate simplement innommable.
Et puisque nous parlons d’art, l’état fédéral, après avoir tenté d’insérer des questions tendancieuses dans le questionnaire du prochain recensement, recrute pour un peu moins de 20$ de l’heure les petites mains nécessaires à la collecte des données.
Durant un court instant, j’ai tenté de masquer mes convictions dans ce stand improbable.
Heureusement, mon éthique m’interdisait d’avancer masqué.
Pour terminer la soirée dont la vocation annoncée ne me semble plus vraiment évidente, à savoir la promotion de l’Art, nous nous sommes réfugiés à proximité d’une concentration annoncée de bagnoles et autres deux roues.
C’est sans regrets que nous avons quitté cette soirée pour retrouver le cocon de Susan.
Sur la US1, non loin de chez Susan, se trouve un atelier de customisation des Mobylettes locales.
Mobylettes, certes, mais pas que. Pour des raisons qui me dépassent, le prix du machin à droite de l’image est de 15000$, oui quinze mille Piastres. Ils rêvent.
Une fois dans la boutique, c’est la caverne d’Ali Baba. Les photos se passeront de commentaires.

Cela dit, avec un réel savoir faire et un moteur de tondeuse à gazon, ils font des miracles.
Susan se prépare à promener ses chiens et affronter une terrible vague de froid qui frigorifie la Floride. Ce soir par un 16° sans vent, il faut un courage immense pour offrir aux chiens une balade.
Devant l’immense impatience des chiens, Nancy, la sœur de Susan prend son courage à deux mains et l’accompagne lors de cette périlleuse mission. A deux on affronte mieux le danger.
Ici un Iguane de type quai d’Orsay en costume gris rayures grises. Iguane de type BCBG.
Et pour terminer un Iguane Punk, uniforme coloré, coiffure hirsute.
Cette photo prise sans flash rend compte de l’ambiance lumineuse : Susan lit la carte grâce à l’éclairage de son smart-phone,
Certains ont même honte de la situation car, malgré leur jeunesse, eux aussi ont besoin d’une l’assistance lumineuse.